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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:23

Le 23 mars 2017

 

Yep !

 

Après 3 ans et demi de lutte, une perquisition avec saisie de matériel personnel, 20 heures de garde-à-vue, des heures d'interrogatoire, deux procès, deux condamnations, une cassation gagnée, un nouveau procès, me voilà enfin relaxée ainsi que deux de mes camarades de l'association Droit Au Logement (D.A.L33).

 

Sans votre soutien, moral et financier, je n'aurais pu mener ce combat contre cet acharnement judiciaire !

 

Tout ça est désormais derrière moi !

 

Reprendre sereinement l'aide aux mal-logés, aux sans logis ! Bref, ne pas rechigner à la tâche !

 

Grand merci à vous toutes et tous ! 

 

m.

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33 Analyse-Doc-Vidéo
22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 11:04

Depuis Bastamag, le 15 mars 2015

Une famille de cinq personnes au RSA gagnerait plus qu’une famille de même taille avec un salaire au Smic : ce calcul, complètement bidon, posté sur Facebook a eu un succès fou.

Un calcul sérieux montre au contraire qu’une famille au Smic s’en sort un peu moins mal avec un « reste à vivre » (après les dépenses contraintes : loyer, électricité, transport...) de 1406 euros par mois contre 801 euros pour un foyer similaire au RSA, selon les calculs refaits par l’association ATD Quart Monde et Rue 89.

Qu’importe. L’idée selon laquelle les plus précaires abuseraient du système, aux dépens de « ceux qui travaillent », est décidément bien ancrée. Et allègrement relayée par certains politiques. Il y a deux ans Laurent Wauquiez déclarait ainsi que « un couple qui ne travaille pas, qui est au RSA, en cumulant les différents système des minima sociaux, peut gagner plus qu’un couple dans lequel une personne gagne un Smic. Ce n’est pas logique, c’est la société française qui tourne à l’envers ».

Combattre les idées reçues

ATD Quart Monde s’attaque frontalement à ces idées reçues avec une campagne. L’association montre qu’un couple ayant deux enfants et un Smic doit se débrouiller avec 1881 euros par mois (toutes aides sociales comprises). Alors qu’une famille de même taille avec un RSA dispose de seulement 1341 euros par mois. Précisons que la moitié seulement des ayant-droits au RSA le réclament, ce qui entraîne une « économie » annuelle d’environ 5 milliards d’euros.

« La fraude aux prestations sociales, évaluée à environ trois milliards d’euros, concernerait 1% des particuliers », rappelle ATD Quart Monde. 90% de ces trois milliards sont récupérés. Des sommes fort éloignées de la fraude aux prélèvements sociaux, estimée entre 8 et 12 milliards. Cette fraude concernait en 2007 10% des entreprises, selon le Conseil des prélèvements obligatoires.

Quant à la fraude fiscale, elle coûte chaque année 30 milliards d’euros à l’État français, selon un rapport du Sénat rendu public en juillet 2012.

Source :
http://www.bastamag.net/Les-pauvres-fraudent-dix-fois

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Analyse-Doc-Vidéo
17 février 2015 2 17 /02 /février /2015 14:41

Transmis par 115 du particulier

Nous vous présentons un petit film de témoignages concernant les mineurs à la rue : " Je n'suis pas né dans les égouts"

Partagez au maximum afin d'informer les gens de ce qui se passe au plus juste de la réalité .
Partager est déjà faire partie de la lutte

Merci à toutes et tous !

115 du particulier
115duparticulier@gmail.com

***
Brann du Senon
https://www.facebook.com/#!/groups/115.DU.PARTICULIER/
http://le-115-du-particulier.fr/
http://www.youtube.com/user/115duparticulier

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Analyse-Doc-Vidéo
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 18:19
Gentrification, urbanisme et mixité sociale

Depuis Infokiosques

Introduction au concept de gentrification

Le terme « gentrification » est un terme anglo-saxon, de « gentry », petite noblesse en anglais. Sa traduction la plus réaliste en français serait « embourgeoisement », même si celle-ci recouvre un sens galvaudé comparé au terme anglais. La gentrification est un processus urbain, par lequel le profil socio-économique des habitants d’un quartier se transforme au profit d’une couche sociale supérieure. C’est donc un processus de substitution des populations : remplacer les pauvres par les riches ou par les classes moyennes.

Conséquemment au développement sauvage du capitalisme depuis la première révolution industrielle, les villes furent de plus en plus peuplées et leurs habitants de plus en plus concentrés. Il existait cependant déjà, des segmentations géographiques, certaines zones étant frappées par la délinquance (les zones portuaires, par exemple) et d’autres occupées par les classes supérieures. Le transport étant difficile et cher, et l’appartenance se déterminant sur des critères surtout ethniques ou professionnels, riches et pauvres ont pourtant vécu côte à côte. Parfois même dans les mêmes immeubles comme en France : les riches proches du rez-de-chaussée, les pauvres sous les toits, résultat de la politique d’urbanisme haussmannienne.

Mais avec le développement technologique et industriel, les moyens de transports devenus toujours plus capables et rapides, et l’argent supplantant progressivement les autres critères de distinction et de regroupement par quartiers, la segmentation sociale des villes s’est affinée.

C’est aussi la figure du pauvre qui change entre le Moyen-Age et aujourd’hui. La figure chrétienne du mendiant, du pauvre, n’est pas sans rappeler la figure du christ à laquelle se dévouèrent les ordres mendiants et le développement du vœu de pauvreté. Or, c’est une société de plus en plus laïque et capitaliste qui laisse de moins en moins de place aux états d’âme chrétiens. Au fur et à mesure que les villes ont évolué vers un modèle plus favorable au capitalisme et à l’industrie, les représentations des pauvres dans la conscience collective ont également évolué. Vint alors la distinction entre bons et mauvais pauvres, puis peu à peu, la vision du mauvais pauvre comme unique perception. De la figure de martyr, le pauvre va peu à peu se transformer en monstre, en paria. Aussi, le développement des théories hygiénistes apparues essentiellement au cours du XIXe siècle, contribuera peu à peu à la mise au ban [1] des pauvres. Les riches pouvant alors vivre entre eux en bonne intelligence, en sécurité et dans la propreté.

Ce processus de substitution des populations est cependant très versatile. Tel endroit, hier huppé, peut laisser progressivement la place à une population plus nombreuse et plus pauvre parce que les ressources se sont taries, ou parce que les classes supérieures ont trouvé mieux ailleurs selon des critères culturels de mode. Tel autre quartier, parce qu’il dispose d’attraits naturels et que des inconvénients y ont été supprimés [2] ou que des avantages nouveaux sont apparus [3], ou parce que la classe moyenne s’est accrue et ne trouve plus de place suffisante dans les secteurs qu’elle occupait antérieurement, redevient accessible.

La gentrification se traduit aussi par une pression plus forte des nouveaux habitants sur les pouvoirs publics par le biais du vote, pour qu’ils améliorent le quartier : moins de bruit, plus de sécurité, plus d’équipements, destructions de logements massifs au profit d’un habitat de type pavillonnaire. Elle permet de garantir la solvabilité des citoyens. Le capitalisme préfère des populations qui participent au système en votant, qui consomment, participent directement ou indirectement à la chasse aux pauvres, qui travaillent et qui payent leurs impôts que des populations frappées par le chômage et la misère et qui portent en elles de fortes potentialités de trouble à l’ordre public.

La gentrification désigne donc la migration de classes aisées vers un quartier à la mode, c’est à dire regroupant un ensemble de critères chers à ces populations.

Souvent, ces migrations se traduisent par une hausse brutale des expulsions immobilières [4], par la rénovation des bâtiments et par l’accroissement des valeurs immobilières entraîné par la spéculation et la hausse des loyers. Les pauvres ne peuvent plus suivre en termes de loyer et sont contraints à chercher ailleurs, dans des zones moins chères offrant moins d’avantages et plus d’inconvénients comme le fait d’être excentrées ou mal desservies par les transports.

Le processus de développement et d’expansion urbaine dans la société capitaliste procède inexorablement par l’expulsion des pauvres vers des zones moins demandées. Ce phénomène engendre souvent des révoltes sociales, surtout s’il se produit brutalement.

Combattre la gentrification ne réduira pas pour autant le capitalisme en cendre. Détruire le capitalisme, par contre, mettra un terme au processus de gentrification urbaine.

Pourtant, l’explosion sociale, les émeutes et les insurrections qui ont éclaté à travers l’histoire ont retardé ce processus.

Reste maintenant à détruire le capitalisme pour l’anéantir définitivement sans se priver par ailleurs de l’attaquer au sein de ses villes.

Extrait du dossier "Gentrification, Urbanisme et mixité sociale", publié dans Non Fides N°III (2009).

Lire la suite :
https://www.infokiosques.net/lire.php?id_article=962

La gentrification sur Wikipedia :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Analyse-Doc-Vidéo
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:26
Mobilier urbain anti-pauvre

Le 30 décembre 2014

Entre marchandisation et sécurisation de l’espace

Le mobilier urbain anti-pauvre (et anti-jeune) se multiplie comme l’esthétique lisse et saillante d’une violence ordonnée appelée « design défensif ». Cela fait plus d’une dizaine d’années que les premiers dispositifs sont apparus en France.

La récente polémique initiée par la mairie d’Angoulême de privatiser des bancs publics en les entourant de grillages n’est que la partie émergée d’un mouvement de fond qui touche à la gestion de l’espace public comme révélateur des rapports sociaux d’une société.

Les excroissances urbaines de ce mobilier[1] ne s’adressent pas seulement aux clochards bruyants, aux punks à chiens itinérants, mais à tous ceux qui dorment, stationnent, se rassemblent, glissent, jouent et se jouent de ce mobilier et qui n’ont pas d’autres choses de plus intéressantes et futiles à faire que de parler, se rencontrer, se raconter, s’amuser, bref de jouir et produire une socialité urbaine au pouvoir fortement diversifiant et intégrateur, mais difficilement récupérable dans le circuit marchand.

Si les commerçants du centre-ville d’Angoulême ne veulent plus ces gueux et ont alerté la municipalité, ce n’est pas pour rendre la rue plus vivable, mais la rendre plus propre à la consommation. En cela, il n’y a pas de différence notable, entre l’esthétique urbaine lisse et l’esthétique télévisuelle lisse qui veut rendre un peu plus de cerveaux disponibles propres à consommer la publicité comme le confiait de manière si désarmante un responsable de chaîne. Finalement, c’est toute l’existence humaine et plus simplement sa force de travail qui n’est acceptée et acceptable que marchandisée et marchandisable[2].

Pour pousser à accepter ce glissement depuis quelques décennies, nos différents gouvernements aimeraient faire croire que seule l’économie nous gouverne. La duperie vient de la prétention à nous donner du travail alors que l’intérêt industriel réside dans ce que l’on fait quand on ne travaille pas. Pour vendre des émotions par procuration, les espaces de vie sont devenus des enjeux économiques essentiels à condition d’en déloger la conscience politique, c’est-à-dire fermer l’espace public. Mais c’est finalement fermer toute la société à la vie, elle s’autodigère dans une économie anthropophage comme un immense reality show.

L’architecture hostile « anti-stationnement » non seulement déchiquette cette part d’humanité indésirable, celle qui ne se laisse pas consommer et ne consomme pas, mais dans une faim insatiable agit comme un trou noir absorbant toute matière humaine au passage sans distinction de ressources et de couleur. C’est une forme antipatrimoniale qui aspire de l’intérieur pour vider de sa substance ce qui fonde la ville, ce patrimoine commun des luttes, des croisements, de la diversité et de l’hospitalité.

Des précurseurs comme les graffeurs[3] adeptes du « graffiti vandale » avaient déjà en leur temps décrié ce rapport marchand à l’espace en soutenant que la répression de leur expression au nom du jugement esthétique ne servait que l’esthétique lisse des panneaux publicitaires et du marketing officiel. La différence, c’est que l’on ne paie pas pour voir leurs fresques. Un acte libre et gratuit où « les murs appartiennent à ceux qui les regardent » ne peut qu’interroger par sa simple existence les conditions politiques d’émergence d’un espace public, cela bien avant que la mode du « Street Art » vienne lisser cette esthétique en rébellion recyclable.

Même les policiers new-yorkais de l’époque pourtant prescripteurs du dogme de la « tolérance zéro » (qui connut depuis un vif succès mondial) reconnaissaient l’absence de lien entre graffiti et criminalité.

A contrario, l’initiative récente de la ville de Grenoble de ne pas renouveler le contrat d’affichage publicitaire pour libérer de l’espace public, si elle est une exception qui confirme la règle, pourrait devenir un laboratoire social très intéressant.

Cette alliance objective pour ne pas dire connivence entre sécurisation de l’espace et marchandisation de l’espace connaît un nouveau développement sous l’ère numérique avec l’emploi systématique de l’« Analyse des formes de vie » (pattern of life analysis). Qu’il s’agisse de surveiller la population ou de lui vendre quelque chose, le principe reste le même : collecter des données multiples pour dresser des profils identifiables. Des clics Facebook aux caméras de surveillance, ce qui est important ce n’est plus vous en tant que personne, mais votre profil. Il s’agit de cerner une « signature » par vos habitudes, vos trajets, vos conversations, vos liens.

Ces méthodes de schématisation gomment les aspérités et les singularités individuelles pour dresser des catégories qui deviennent des « publics cibles » au profit d’usages commerciaux ou sécuritaires.

Les drones antiterroristes[4] et les programmes fureteurs sur Internet obéissent aux mêmes algorithmes.

Pour tuer ou faire consommer, il faut déterminer l’intention avant que l’acte soit commis en comparant votre comportement à un schéma type. Votre pattern virtuel vous colle à la peau de manière bien réelle et à la différence de l’avatar de « Second Life », vous ne pouvez pas tourner le bouton pour arrêter la machine. Cette déshumanisation par dissociation enlève tout libre arbitre aussi bien pour la victime que pour le bourreau. Ce « système technicien »[5] précède les nouvelles technologies qui sont venues le renforcer. Il s’auto-alimente comme une force de production autonome, une entité spécifique découplée moralement de l’homme et fonctionnant d’autant mieux que l’homme reste ignorant de sa condition. Remarquons que le chiffre « zéro » s’emploie fréquemment pour qualifier des directives ou des dispositifs sécuritaires : « zéro risque », « tolérance zéro ». C’est le propre du langage binaire informatique. Le système technicien n’est pas contre l’homme ou pour l’homme, il est autre, il est « zéro » ou « un ».

Cette « police des schémas » s’applique aux pauvres pour les constituer en catégorie éjectable de l’espace public. Il s’agit de criminaliser leur présence comme un facteur anxiogène ou pathogène à éradiquer. Cette rhétorique du « territoire à reconquérir » s’emploie aussi pour les banlieues afin de justifier la militarisation de la police[6]. La construction sociale (naturalisation) d’une population discriminée par ethnicisation de l’espace fabrique un groupe à part pour lequel il devient « naturel » qu’il ne possède pas tout à fait les mêmes droits que la communauté des citoyens[7]. Pour être acceptable, le recours systématique à la force doit apparaître comme la violence légitime de l’autorité publique.

C’est le même procédé de racialisation sur lequel se sont appuyées les dominations coloniales ou esclavagistes. Pour les priver de toute liberté et faire fonctionner les transactions économiques, il était important que l’esclave devienne un mobilier. Loin des fers de fond de cale, de manière plus subtile et cachée, le « design pattern » du mobilier urbain défensif correspond au « social pattern » du pauvre transformer en mobilier que l’on peut ensuite impunément chasser en masse. Cela se traduit en système technicien par : « concevoir un modèle répondant à un problème récurrent ».

« La gestion technocratique considère les corps comme des objets qui gênent la régulation des flux. Les citoyens sont infantilisés, agressés pas ces dispositifs anti-ergonomiques. L’espace est dégradant/dégradé. Aujourd’hui, l’espace public cesse d’être un espace partagé. Ils incarnent les violences du pouvoir » (Le « Repos du fakir » esquisse une typologie du mobilier urbain parisien, livret complémentaire) :

Les vendeurs de rue appelés « biffins »[8], descendant des chiffonniers, dont on pourrait reconnaître pourtant l’utilité économique en tant que récupérateurs vendeurs de nos objets délaissés sont chassés de nos rues et de nos squares. La comparaison avec les scènes de chasse est d’autant plus frappante que les forces de police sont parfois équipées de vélos, motos, chevaux, renforçant du haut de leur monture l’instinct du prédateur face au gibier.

La chasse à l’homme est un rituel qui ne date pas d’hier[9], mais il ne s’agit pas comme au XVIIe siècle sous le couvert de l’idéologie hygiéniste de récupérer les pauvres dans la rue pour les enfermer à l’Hôpital Général afin de les mettre de force au travail. Aujourd’hui, la peur des classes dangereuses se traduit par des mesures d’éloignement dans des territoires non définis, loin très loin, un nulle part au-delà de la ligne d’horizon du pensable afin que nous ne puissions pas dénoncer les conditions de vie infra-humaines de cette relégation.

Tout processus d’oppression génère sa culture de résistance. Les luttes sociales se réinventent à l’aune du changement radical des rapports de production. Un système à prétention totalitaire possède ses propres failles. La rue, par le fait même qu’elle est à la fois le début et la fin d’un processus de marchandisation, provoque des tensions. Par exemple, entre des émergences insoumises et leur récupération en tendances mainstream se logent des pratiques urbaines créatrices comme nous l’avons remarqué à propos du graffiti ou du parkour[10].

Des pratiques d’« urbain hacking » appliquent comme son nom l’indique la culture hacker du détournement-réappropriation  aux éléments de l’espace urbain comme voie possible d’une auto-fabrication de la ville. Ainsi, au design « défensif » technicien s’oppose un design « Do-It-Yourself » spontané et brut selon les méthodes créatives de récupération et recyclage des matériaux disponibles en formes nouvelles (« upcycling »).

Quelques installations « hacktivistes » :

C’est une manière de réaffirmer le caractère non-propriétaire de l’espace public comme espace du commun partageable. Cette approche interventionniste et expérimentale au-delà de son caractère éphémère et bricolé, si elle est portée par ceux qui vivent « dans » la rue ou « de » la rue peut se traduire en processus d’innovation sociale apportant des réponses concrètes et peu onéreuses, du logement des sans-abris à l’étal des récupérateurs-vendeurs.

Des expérimentations de « Guerrilla Housing » :

Design d’abri pour les sans-abri :

Ces mouvements de type « Guerrilla Housing » qui exploitent les interstices urbains et juridiques pour instaurer un habitat non-conformiste participent  à l’ouverture de contre-espaces, qui ne sont pas « contre », mais « tout-contre »[11]. Certains forment de véritables écosystèmes humains pour constituer des archipels comme le réseau des tiers-lieux ou des ZAD. Ces espaces autonomes sont propices à un nouvel imaginaire instituant[12] une « architecture fluide » qui replace l’humain au centre[13] et une « rue marchande »[14] qui se base sur une maîtrise d’usage de l’espace public.

Source et notes :
http://recherche-action.fr/ruemarchande/2014/12/30/mobilier-urbain-anti-pauvre/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Analyse-Doc-Vidéo
19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 17:13
80 personnes détiennent autant que 3,5 milliards d’individus

Le 19 janvier 2015

Dans un nouveau rapport sur les inégalités, l’ONG Oxfam dénonce la poursuite de la concentration de richesses aux mains de quelques riches fortunés. La thématique des inégalités sera évoquée dans le discours sur l’état de l’Union de Barack Obama, mardi.

INÉGALITÉS MONDIALES

A deux jours de l’ouverture du Forum de Davos, l’Organisation Non Gouvernementale (ONG) Oxfam jette un nouveau pavé dans la mare. Si les tendances récentes se poursuivent, «l’an prochain, le patrimoine cumulé des 1% les plus riches du monde dépassera celui des autres 99 % de la population ». En d’autres termes, les 80 personnes les plus riches du monde détiendront donc autant de patrimoine que 3,5 milliards d’autres personnes réunies.

L’an dernier à la même époque, l’ONG avait déjà défrayé la chronique en annonçant que les 85 personnes les plus riches possédaient autant que la moitié la plus pauvre de la population mondiale. Or, en 2010, le nombre était de 388 personnes... Avec son nouveau rapport, Oxfam ne fait que mettre en lumière la poursuite de la concentration des richesses aux mains de quelques personnes les plus fortunées et l’explosion des inégalités.

L’étude intitulée « Insatiable richesse », publiée aujourd’hui, montre que la part du patrimoine mondial détenue par les 1 % les plus riches est passée de 44 % en 2009 à 48 % en 2014, et dépassera les 50 % en 2016.

En 2010, la fortune nette des 80 personnes les plus riches au monde s’élevait à 1.300 milliards de dollars. En 2014, le montant atteignait 1.900 milliards, soit une augmentation de 50 % en l’espace de 4 ans.

Inégalités extrêmes

En 2014, les membres de cette élite internationale possédaient en moyenne 2,7 millions de dollars par adulte. Parallèlement, les richesses des 50 % les moins bien lotis ont reculé en 2014 par rapport à 2009, souligne Oxfam qui, pour réaliser son étude, s’est appuyé sur les statistiques publiées chaque année par le Crédit Suisse et par le Magazine Forbes. Le document montre ainsi que, entre mars 2013 et mars 2014, la richesse de Warren Buffet a augmenté de 9 %, celle de Michael Bloomberg de 22 % ou encore celle de Carl Icahn de 23 %...

« L’ampleur des inégalités mondiales est tout simplement vertigineuse et, malgré les questions brûlantes qui font l’actualité, le fossé entre les grandes fortunes et le reste de la population se creuse rapidement », souligne Winnie Byanyima, directrice générale d’Oxfam.

« Au cours des douze derniers mois, les dirigeant-e-s du monde ont, à l’instar du président Barack Obama et de Christine Lagarde (NDLR : directrice générale du FMI), de plus en plus évoqué le besoin de réduire les inégalités extrêmes. Mais pour beaucoup, nous attendons encore qu’ils joignent le geste à la parole. Il est temps que nos dirigeant-e-s s’attaquent aux intérêts particuliers des poids lourds qui font obstacle à un monde plus juste et plus prospère ».

Oxfam appelle donc les États à adopter un plan en sept points pour lutter contre ces inégalités. En particulier, il faut mettre un frein à l’évasion fiscale des entreprises et des grandes fortunes, notamment en organisant cette année un sommet mondial sur la fiscalité. L’étude dénonce par ailleurs que les activités de lobbying les plus prolifiques se concentrent sur les questions fiscales et budgétaires. Les inégalités sociales seront d’ailleurs une des thématiques du discours sur l’état de l’Union de Barack Obama, demain à Washington.

Selon des responsables de l’administration américaine, le discours portera notamment sur la suppression des niches fiscales, représentant des milliards de dollars, dont bénéficient les Américains les plus riches et sur l'imposition d'une taxe touchant les plus importants établissements financiers. Ces mesures sont susceptibles de générer quelque 320 milliards de dollars (277 milliards d'euros) sur 10 ans, une somme supérieure au montant que le président américain veut consacrer aux classes moyennes, ont précisé les responsables. Des souhaits qui risquent de ne pas être du goût des élus Républicains.

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 19:54

enfants squat

 

Le squat pour demandeurs d'asile (personnes ayant fuit la persécution dans leur pays d'origine) a été réquisitionné en mai 2011 par le DAL33 et le RESF33. Le but était de ne pas recommencer l'expérience de la place André Meunier ou de nombreuses familles en demande d'asile ont campé de juillet à novembre 2010 dans des conditions matérielles inhumaines. Rappelons que depuis octobre 2009, la préfecture de Gironde a perdu plusieurs dizaines de procès pour de ne pas avoir assuré son devoir d'héberger des étrangers suite au dépôt de leur demande d'asile.

Le squat a été occupé à partir de juillet 2010. A ce jour, 59 personnes l'ont habité à long terme soit 16 familles et trois « isolés ». On compte au total 34 adultes et 25 mineurs.

Outre le fait d'être logé, parmi les nettes améliorations que nous avons remarqué chez les usagers, nous pouvons citer :

  • une transformation de la santé des familles qui avaient vécu un certain temps à la rue

  • une transformation de la santé morale des enfants

  • la scolarisation des enfants

  • l'amélioration du suivi médical

  • une relative entente entre des familles de nationalités et religions différentes

  • une bien meilleure orientation vers l'aide alimentaire, sanitaire, matérielle, … par le biais des intervenants ou des habitants

  • une nette amélioration des logements par la prise en charge en grande partie des travaux par les familles

  • l'électricité mise en place fin septembre qui fait du squat un lieu confortable

  • 58% des personnes étant passées par le squat ont pu ensuite trouver une solution d'hébergement stable et légale. Ce cheminement aurait été extrêmement difficile autrement.

  • et surtout le suivi par les intervenants permanents et ponctuels a permis de régulariser la situation administrative d'une grande partie des habitants

    • 6 familles déboutées du droit d'asile ont pu être régularisées étranger malade.

    • 2 familles sous procédure Dublin (menacées d'expulsion vers un autre pays de l'Union Européenne pour s'y voir refuser à coup sur la demande d'asile) ont pu passer sous procédure conventionnelle de demande d'asile.

 

Les familles qui continuent à habiter le squat peuvent vivre aujourd'hui avec une relative autonomie. Rappelons qu'elles sont toujours menacées d'expulsion depuis cette année suite à un procès engagé par le propriétaire.

 

Pour le RESF33 et le DAL33. Le 12 février 2012

Révision le 1 juin 2012

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