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Le D.A.L33 se réunit tous les lundis
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REQUISITION GO !
Chassez les immeubles vides et
capturez-les au mail suivant :

requisition33@gmail.com

Infos : klik !

30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 13:09

Le 30 Mars 2017

 

Depuis France 3 - Nouvelle Aquitaine

 

La trêve hivernale touche à sa fin vendredi soir (du 1er novembre au 31 mars) : après cinq mois d'interruption, la menace d'expulsion revient pour des milliers de familles.

 

Pendant cette "trêve",  un locataire ne peut être expulsé de son logement, à quelques exceptions près :
s'il est prévu un relogement décent pour le locataire et sa famille
et si les locaux font l'objet d'un arrêté de péril.
Des procédures peuvent toutefois être lancées pendant cette période.

 

Près de 127 000 expulsions
En 2015, 168.775 procédures judiciaires ont été intentées en vue d'une expulsion locative et environ 127.000 ont abouti à une décision d'expulsion, selon le dernier bilan annuel de la fondation Abbé Pierre.

 

Les expulsions locatives avec le concours de la force publique -dernière étape, si aucune solution n'est trouvée- ont bondi de 24% en 2015, pour arriver à près de 14.400 expulsions.

 

Sans attendre d'être délogés par les forces de l'ordre, d'autres auront quitté leurs logements d'eux mêmes ou sous la pression de leur propriétaire.

 

"S'ils sont expulsés par la force publique c'est qu'ils n'ont pas d'autre solution, de familles ou d'amis qui peuvent les reloger", souligne Jean-Baptiste Eyraud, de Droit au Logement (Dal).

 

L'augmentation des loyers, la spéculation immobilière, ajoutées aux difficultés personnelles que peuvent rencontrer les locataires (divorce, chômage,...) tout cela concourt à maintenir un nombre élevé d'expulsions, le plus souvent provoquées par des situations d'impayés, selon les associations.

 

Entre 1984 et 2013, le taux d'effort des locataires (part des revenus consacré au loyer et charges) a été multiplié par deux, souligne le Dal.
Les associations exigent qu'aucune expulsion ne se produise sans solution de relogement, et insistent sur la nécessité de construire massivement des logements, en particulier des logements sociaux accessibles aux petits revenus.
Dans le passé, certaines villes s'étaient engagées en prenant des arrêtés anti-expulsions, cassés par les tribunaux administratifs.

 

À quelques jours de la fin de la trêve hivernale, la ministre du Logement Emmanuelle Cosse a annoncé la publication d'une circulaire sur les dispositifs de prévention des expulsions locatives, adressée aux préfets. Un texte qui "doit permettre d'amplifier la coordination des acteurs concernés pour inverser la tendance et limiter au maximum le recours à l'expulsion", selon le ministère.

 

Fermeture des hébergements
Outre la reprise des expulsions, la fin du mois de mars marque aussi la fermeture de places d'hébergement spécialement ouvertes pendant les mois d'hiver, une perspective qui inquiète le monde associatif.

 

La ministre a annoncé mi-mars la création de 5.000 places supplémentaires portant à plus de 125.000 nombre de places d'hébergement à la sortie de l'hiver. 
Samedi après-midi, une manifestation est organisée à Paris contre les expulsions et plus largement pour "nos droits contre leurs privilèges", à l'appel d'un collectif éponyme.

 

A Bordeaux, d'après le collectif Nos droits contre leurs privilèges - Bordeaux
le problème des sans logis ou des mal-logés ne connait pas de saison et c’est tout le long de l’année que le 115 débordé ne répond plus à ses obligations légales. Près de 3500 personnes à Bordeaux se trouvent sans abri, la journée comme la nuit. Et quand il héberge certaines personnes ce n’est que pour quelques nuits. Pratique contraire à la loi !

 

Un rassemblement est prévu Samedi 1er avril à 15 h (Place de la Victoire à Bordeaux) à l'appel du collectif « Nos droits contre leurs privilèges - Bordeaux » (DAL 33 Gironde, Ac Gironde, ASTI de Bordeaux, RESF 33, On vaut mieux que ça, Bordeaux Bastide, Collectif pour l’Egalité des Droits, CIP Gironde, Planning Familial, Asso Les Ami.e.s du Sherby, Soutien à l Alouette, Nuit Debout Bordeaux, L'Orchestre Poétique d'Avant guerre - O.P.A , collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P 33) et des Citoyen-ne-s), dans une action unitaire avec la CNL et la Ligue des Droits de l'Homme Bordeaux-Gironde.

 

Ils demandent :
- l’arrêt des expulsions et/ou le relogement pour tous,
- l’accompagnement social pour bloquer la spirale des impayés et de l’endettement,
- la baisse des loyers et des charges,
- l’annulation des démolitions des logements H.L.M et le déplacement des populations qu’elle entraine,
- l’arrêt des expulsions des occupations des logements vacants et des violences policières qui les accompagnent,
- la réquisition immédiate des bâtiments publics pour l’hébergement de toutes et tous.


Une pétition sera à signer sur place Samedi 1er Avril

 

Source : 

http://france3-regions.francetvinfo.fr/nouvelle-aquitaine/gironde/fin-treve-hivernale-vendredi-retour-expulsions-locatives-1224351.html

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales Agenda d'Ici
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 08:46

 

Le 30 mars 2017

 

Depuis Rue89 Bordeaux

 

La trêve hivernale des expulsions locatives est levée le 31 mars. A l’initiative de la Confédération nationale du logement (CNL), une quinzaine d’organisations, dont la Ligue des droits de l’homme, le DAL 33, AC Gironde, la CGT ou RESF, appellent à un rassemblement le 1er avril à Bordeaux.

 

A partir du 1er avril, les gens peuvent être expulsés de leur logement, une « méthode d’un autre âge, indigne de notre société », tonne Yannick Poulain, de la Confédération nationale du logement (CNL), qui représente les locataires.

 

« Comment peut-on jeter des gens comme des papiers gras et s’étonner qu’ils dorment à la rue ou dans leur voiture ?, s’interroge le responsable en Gironde de la CNL, qui défend les locataires. Personne n’est à l’abri car tout le monde peut se retrouver au chômage », la perte d’emploi étant à l’origine d’une expulsion locative sur deux.

En 2015, 126946 décisions d’expulsions locatives ont été prononcées en France, soit 80% de plus qu’en 2000. Si seulement un petit nombre d’entre elles sont effectivement réalisées sous la contrainte – 14127, un chiffre qui a presque triplé en 15 ans -, c’est la rue à la clé pour tous ceux qui ont dû quitter leur logement.  Et pour certains, la mort au bout du chemin – l’espérance de vie d’un sans domicile fixe oscille entre 40 et 50 ans.

Pour sensibiliser le grand public à ce problème, la CNL et une quinzaine d’organisation – dont la Ligue des droits de l’Homme, Droit au Logement 33, Réseau éducation sans frontière (RESF), Agir contre le chômage (AC) Gironde, la CGT… – ont lancé un appel unitaire inédit pour un  rassemblement à Bordeaux, place de la Victoire, le 1er avril à 15h.

L’augmentation des expulsions vient de la crise du logement, ont rappelé les membres de ces mouvements lors d’un point presse, ce mercredi à la Bourse du travail :

 

« Ce n’est pas un hasard si notre initiative intervient dans une des villes de France dont les prix augmentent le plus (de 40% en 10 ans dans la métropole, NDLR), souligne Jean-Pierre Labroille, de la LDH. En Gironde, 43000 demandes de logement social restent non satisfaites sur 10000 attributions par an. »

 

Respect

 

Pour prévenir les expulsions, les associations exigent avant tout « le respect du droit » : appliquer le droit au logement opposable (DALO), se plier aux obligations de la loi SRU visant 25% de logements sociaux dans les grandes villes (Bordeaux est à moins de 17%), héberger tous les demandeurs d’asile… Ou encore réquisitionner des logements vides, comme la loi autorise les préfets et les maires à le faire, en indemnisant les propriétaires.

 

« Beaucoup de logements ont été préemptés dans le cadre des opérations d’aménagements, comme Bordeaux Euratlantique, indique Myriam Eckert, militante du DAL récemment relaxée dans une affaire d’occupation d’un appartement.  Ces logements sont viables mais gelés dans l’attente du démarrage des projets, et pourraient être réquisitionnés. On compte par exemple 34 logements murés dans la barre D, à la Benauge, promise à la démolition. Il y a 10400 logements vacants sur la métropole, on a du mal à comprendre pourquoi on n’arrive pas avec ça à loger les 3000 personnes à la rue. »

 

Les organisations réunies pour cet appel condamnent également les « expulsions manu militari » de squats ces derniers mois dans la métropole.

 

« On parle de personnes dans l’urgence, et qui se retrouvent mises à la rue par la police quand elles essayent d’appliquer elles mêmes la loi, poursuit Myriam Eckert. Les maires de la métropole ne prennent pas leur responsabilités : non seulement ils n’appliquent pas leur pouvoir de réquisition, mais ils coupent les fluides (eau, électricité), et mettent les familles dans la difficulté au lieu de les aider. »

 

Les associations se réjouissent en revanche du ralliement de Bordeaux Métropole (voté  le 17 mars) à l’établissement public foncier de la région Nouvelle-Aquitaine, qui permettra de contrôler les prix des terrains. Et ce même s’ils jugent cette décision très tardive.


Source :
http://rue89bordeaux.com/2017/03/logement-associations-bloc-contre-expulsions-a-bordeaux/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales Agenda d'Ici
22 mars 2017 3 22 /03 /mars /2017 18:08

Le 22 mars 2017

 

A l’occasion de la journée mondiale de l’eau, le collectif Action Bord’Eaux alerte sur les problèmes d’accès à cette ressource vitale pour les sans-abri et occupants des squats. Ses membres dénoncent une « absence de volonté politique » de la métropole.

 

Donner rendez-vous devant la fontaine Wallace de la place Sarrail, est très symbolique pour le collectif Action Bord’EAUX. La ville compte 6 de ces élégantes fontaines d’abord offertes à Paris par un généreux mécène, Richard Wallace, pour étancher la soif des nécessiteux. Le banquier Daniel Osiris a fait de même à Bordeaux, en 1875.

 

Mais celle installée près de la Victoire est la seule de laquelle ne jaillit plus d’eau, suite à plusieurs déménagements. En cette veille de journée mondiale de l’eau, les associations Dynam’eau, Médecins du Monde et France-Libertés Gironde, ont ainsi voulu signifier les problèmes d’accès à cette ressource vitale pour de nombreux habitants de la métropole bordelaise :

 

« On estime à plus de 1000 le nombre de personnes occupant une centaine de squats qui n’ont pas d’eau potable et/ou d’accès à un assainissement décent », indique Maxime Ghesquière, de Dynam’eau.

 

Lire la suite :
http://rue89bordeaux.com/2017/03/millier-habitants-bordeaux-metropole-sans-acces-eau/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:46

Jeudi 23 mars
14h
Cour d'Appel de Bordeaux

Place de la République

 

Conférence de presse en suivant.

 

***

Communiqué de l'association Droit Au Logement de Gironde

D.A.L33

 

Bonjour,

 

Après le report de deux semaines d'un délibéré attendu avec nervosité, après trois ans de procédure indigeste, de diffamation médiatique, de condamnation sans preuve, de frais de cassation, de souffrances psychologiques, de garde à vue, de perquisitions, notre association souhaite que ce jeudi clôture définitivement pour nos trois camarades un dossier ubuesque qui n'aurait jamais du être instruit.

 

Lire ici :
http://dal33.over-blog.com/tag/proces%20d.a.l33/

 

Nous vous donnons rendez-vous à 14h, jeudi 23 mars, à la Cour d'Appel de Bordeaux (place de la République).

 

Vos messages de soutien, vos encouragements, vos pensées, tout cela nous permet de garder la tête haute et d'affronter ces tourments.

 

Merci encore et toujours à toutes et tous et... A Jeudi !!

 

Merci de faire suivre dans vos réseaux,

 

L'association Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23
http://dal33.over-blog.com/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33 Agenda d'Ici Infos Locales
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:04

 

Nous appelons toutes les associations, tous les collectifs, toute personnes qui le souhaitent à se joindre par signature à cette campagne !

 

Envoyez vos signatures ici :
dal33gironde@gmail.com

 

Droit Au Logement de Gironde - DAL 33 -

Communiqué - Bordeaux le 22 novembre 2016
 

Réquisition GO !

 

A la chasse aux immeubles vides !

 

Après une hausse de 24% en 2015, les expulsions se sont encore intensifiées en 2016, dans les grandes agglomérations, à l’approche de la trêve hivernale. Elles donnent lieu à des drames quotidiens, et le plus souvent sans hébergement.

 

Tous les indicateurs d’alerte sont en hausse : 141 000 personnes sont sans abris, des milliers de réfugiés sont sans toit, 1,9 millions de ménages ont déposé une demande HLM, 3,5 millions de personnes sont mal logées ou sans logis, environ 60 000 ménages reconnus prioritaires DALO sont en attente de relogement prioritaire et urgent, plus de 132 000 jugements d’expulsions ont été rendus par les tribunaux en 2015.

 

Or en 2015 2,9 millions de logements étaient vacants, selon l’Insee, 2 millions en 2005. C’est une hausse de 45 % en 10  ans !

 

2,9 millions de logements c’est :

 

- 10% des résidences principales,

 

- 40% du parc locatif privé

 

- 55% du parc HLM.

 

Cette situation favorise une pénurie artificielle de logements locatifs laquelle alimente la bulle immobilière, la hausse des loyers et la crise du logement.

 

Il y a donc largement de quoi mettre à l'abri celles et ceux qui en ont besoin, et respecter le droit à un hébergement décent, sans condition.

 

Encore faut-il que les différents Gouvernements aient le courage d’appliquer la loi de réquisition, en particulier dans les grandes agglomérations, où la crise est la plus sévère !

 

« Réquisition GO ! »

 

C'est pourquoi le D.A.L33 appelle au recensement des immeubles vacants de grands propriétaires publics ou privés.

 

Adressez un mail à :
requisition33@gmail.com

 

Ou un SMS au :
06 95 43 53 23

 

Les demandes de réquisitions seront déposées dans les mairies en Préfecture de région.

 

Un toit c’est un droit ! Appliquez la Loi !

 

Droit Au Logement de Gironde -DAL 33  -
8 rue de la Course – 33000 Bordeaux

Tél. 06 95 43 53 23
dal33gironde@gmail.com
http://dal33.over-blog.com/

 

***
Le D.A.L de Dax mobilisé pour Réquisition  Go !
https://blogs.mediapart.fr/francois-piquemal/blog/311016/la-campagne-requisition-go-est-lancee
https://www.facebook.com/Droit-au-logement-Dax-1239878192688975/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Solidarité Infos Nationales Infos Locales
16 mai 2015 6 16 /05 /mai /2015 08:35

Le 11 mai 2015

 

Une dernière étude positionne Bordeaux parmi les places fortes de l'immobilier en France. Les prix y restent forts, dopés par une forte demande.

 

Ce n'est plus une surprise. A Bordeaux plus qu'ailleurs, les prix du marché immobilier ont bien du mal à fléchir. En février 2015, déjà, une étude des notaires français assurait que les prix de l'ancien baissaient quasiment partout, sauf à Montpellier à Bordeaux. Des professionnels qui confirmaient également que le prix de l'ancien avait grimpé de 6% en 2014 dans la cité girondine.

 

Une dynamique des prix à la hausse

 

Une tendance qui ne faiblit pas, selon le dernier baromètre national "LPI-Se Loger" publié il y a quelques semaines. "À Bordeaux, on constate une forte demande par rapport à l'offre" confirme ainsi un agent immobilier de la ville cité dans l'étude. En dix ans, les tarifs ont même doublé entre 2000 et 2010, avec un prix au mètre carré qui avoisine désormais les 3140 euros pour mars 2015. C'était (seulement) 2572 en janvier 2011. En France, seules des villes comme Paris, Lyon et Nice proposent des prix plus hauts.

 

Dans l'ancien, le prix des appartements à Bordeaux est de l'ordre de 3324 euros par mètre carré, un tarif dont la dynamique reste à la hausse. La progression a été de 2,7% au dernier trimestre.

 

Dans le top 5 des villes où il faut investir en 2015

 

Une décennie au cours de laquelle le marché immobilier bordelais a retrouvé sa juste valeur et même au-delà. Rénovation des quais, inscription à l'Unesco, dynamisme du transport urbain, arrivée future de la Ligne à Grande Vitesse, rien n'a freiné l'élan des investisseurs.

 

"Ça fait maintenant une dizaine d'années que Bordeaux s'est « réveillée ». Mais bien que les prix des appartements aient augmenté, il faut bien voir qu'en France, en Aquitaine ou encore à Bordeaux, ce sont plusieurs micro-marchés qui coexistent" assure l'agent immobilier, pour qui les disparités entre quartiers participe ici comme ailleurs au dynamisme du marché.

 

Motif de satisfaction pour les acheteurs, la marge de négociation serait plus haute qu'au niveau national en Aquitaine selon le baromètre "LPI-Se Loger". Avec 5,8% pour une maison, la tendance d'une évolution favorable des marges se confirme.

 

Pas étonnant que Bordeaux figure également en 5e position du Top 10 des villes où il faut investir en 2015, un classement proposé par Explorimmoneuf.com la semaine dernière.

 

Source :
http://www.sudouest.fr/2015/05/11/immobilier-a-bordeaux-les-prix-ont-double-en-dix-ans-1917859-2780.php

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 13:21
Au pied du pont Saint-Jean à Bordeaux se trouve un bidonville depuis plusieurs mois

Au pied du pont Saint-Jean à Bordeaux se trouve un bidonville depuis plusieurs mois

Le 27 février 2015 par Xavier Ridon

Trois associations bordelaises appellent à l’urgence humanitaire. Elles s’inquiètent pour plusieurs centaines de Sahraouis qui ont trouvé refuge rive droite sous le pont Saint-Jean. Portrait d’un bidonville en 2015.

Quelques portes, planches de bois et de plexiglas pour faire les murs. Une bâche en plastique en guise de toit. Au sol, tout et n’importe quoi pour éviter la boue. Rive droite, sous le pont Saint-Jean, quai de la Souys, on peut voir une vingtaine de logements vétustes autant que précaires. « Regardez, c’est ça la France ! » lâche Farid (les prénoms ont été modifiés).

Ce quadragénaire à la barbe blanchissante vit ici depuis trois mois. Il n’est pas le seul. Ils seraient au moins trois cents – que des hommes – à se serrer ainsi sous la voie de chemin de fer, coincés entre la circulation automobile et la Garonne. La pluie fine, ce jeudi, perce tous les vêtements. Les capuches, bonnets et parapluies n’y changent rien.

« Ici on n’a pas droit à la santé. »

Farid, qui est électricien, veut témoigner. Il n’en finit pas de s’insurger. Ses conditions de vie n’ont fait qu’empirer avec l’arrivée de l’hiver. Les grandes marées du week-end dernier ont ajouté à cela le stress de voir le camp inondé. La maigre rigole creusée dans le sol ne permet déjà pas d’évacuer les eaux de pluie. Bien au contraire, elle a entrainé la formation d’une flaque de plusieurs mètres carrés à l’entrée du campement. Il faut la franchir en marchant tant bien que mal sur de grandes planches. Le sol sous les habitations est gorgé d’eau. Les conditions sanitaires sont exécrables. « Certains tombent malades parmi nous ! »

Son jeune voisin, âgé d’une vingtaine d’années, ne dit pas mieux :

« Ici, on n’a pas de droit à la santé. Aussi, on entend les trains au-dessus de nos têtes. Il est impossible de dormir. »

Tout le monde veut prendre la parole : « il n’y pas d’eau ici, on ne peut pas se laver », « nos vêtements, ils ne sont même pas à nous ! Ce sont des associations qui nous les donnent. » Pour les commodités, les hommes s’éloignent de quelques mètres du camp. Pour les déchets, il n’y a pas de poubelle et tout finit par terre.


Un des Sahraouis dans le bidonville du pont Saint-Jean de Bordeaux

« Ce n’est pas un squat, c’est un bidonville », explique Jean-Claude Guicheney de la Ligue des Droits de l’Homme en Gironde. L’association qu’il préside comme celles de la Cimade (comité inter mouvements auprès des évacués) et d’Asti (association de solidarité avec les travailleurs immigrés) ont été prévenues ce mercredi soir. Toutes trois décrètent l’urgence humanitaire pour ces demandeurs d’asiles politiques.

Le Centre d’accueil des demandeurs d’asiles (CADA) est plein. Les solutions pérennes ne sont pas trouvées.

Pour Jean-Claude Guicheney, cette situation rappelle celle des hommes qui ont trouvé refuge à Libourne où ils travaillent dans les vignes « sans être aidés par les châteaux » et ceux qui dormaient l’année passée dans des wagons abandonnés près de la gare de Bordeaux.

Le jeune homme reprend :

« C’est un conflit politique qui nous conduit ici. Notre espoir se trouvait en France, mais malheureusement en arrivant ici on a eu une grande surprise. On n’a pas trouvé de meilleures conditions de vie. »

Lui, comme une majorité de ses voisins de fortune, viennent de Dakhla, ville côtière de 60 000 habitants dans le Sahara occidental. Entre les volontés indépendantistes, les répressions de l’Etat marocain et le niveau de vie très bas, ils sont des milliers à quitter cette région.

Des abris baignent dans l’eau

L’un d’entre eux nous explique son cheminement. Il a traversé le Maroc, l’Algérie puis l’Espagne. Arrivé en France à Hendaye, il a pris la direction de Bordeaux où il est depuis plus d’un an et demi. Certifiant être aidé par un avocat, il demande l’asile politique comme ses compatriotes. « Je veux juste un passeport et travailler. »

Mais en attendant, il veut aussi sortir de son bidonville.

Lui ne dort pas sous les rails du train, mais sous la bretelle d’accès au pont Saint-Jean. Près d’une dizaine de tentes compose ce deuxième camp. Ici aussi les conditions de vie sont déplorables. Leurs abris baignent dans l’eau.


Autre bidonville installé sous une bretelle d’accès au pont Saint-Jean à Bordeaux

Ali s’attriste de « cette France en 2015 qui propose une situation sociale déplorable ». Jean-Claude Guicheney accuse des autorités qui, « ne soyons pas dupes, sont au courant ». D’ailleurs, la semaine dernière, à la veille des grandes marées, la police est venue. Non pour expulser mais pour prévenir. « Ils nous ont dit qu’il y avait un risque d’être en danger de mort ici ! » explique un Sahraoui.

Jean-Claude Guicheney soupire : « Si les autorités ne font rien, c’est sûr les conséquences de la marée du siècle – le 21 mars prochain – seront terribles. »

Eclaircie à l’horizon : près d’une cinquantaine de Sahraouis a pu être hébergée par la préfecture dans un hôtel. Seulement, selon les associations, préfecture et mairie se renvoient la balle pour savoir qui doit gérer leur dossier. Un gymnase pourrait être ouvert. Des négociations se tenaient en ce sens ce jeudi après-midi mais, selon un représentant d’Asti, aucune solution n’a été trouvée.

***
SAHARA OCCIDENTAL

Contrôlé majoritairement par le Maroc, le Sahara Occidental (266 000 km2 au sud du Maroc) est en proie aux conflits avec les indépendantistes du Front Polisario qui occupent près d’un quart du territoire.

Si l’Organisation des Nations Unies demande la tenue d’un référendum d’auto-détermination, l’Union Africaine estime que l’existence de la République arabe sahraouie démocratique est légitime.

Cette décision de l’UA en 1982 a poussé le Maroc à quitter l’organisation trois ans plus tard.

Les conflits, eux, sont ouverts depuis 1975.

De forts heurts en 2010 ont poussé les populations à quitter en nombre le pays.

Source :
http://rue89bordeaux.com/2015/02/demandeurs-asile-bidonville-du-pont-saint-jean/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales
1 mars 2015 7 01 /03 /mars /2015 13:06
Un mini-campement a demi envahi par l’eau le long de la piste cyclable de l’Entre-deux-Mers

Un mini-campement a demi envahi par l’eau le long de la piste cyclable de l’Entre-deux-Mers

Le 27 février 2015

Les habitants du bidonville sous la passerelle Eiffel, quai Deschamps, veulent « une vie ordinaire ».

La Garonne n'a pas débordé samedi dernier. Mais la colère des demandeurs d'asile sahraouis dont la situation a été mise au grand jour par la menace de crue s'est étalée hier, 26 février, devant la presse. La semaine dernière, ils paraissaient plutôt isolés dans leur campement de la passerelle Eiffel en rive droite, quai Deschamps, quand la préfecture leur proposait deux nuits d'hôtel durant la crue.

Hier, la Ligue des droits de l'homme, la Cimade et l'Asti ont improvisé une conférence de presse sur ce qu'ils nomment une « urgence humanitaire ». Médecins du monde, qui suit le groupe depuis l'automne dernier, était également présent.

Ce sont les intéressés eux-mêmes qui ont clamé leur déception et leur colère.

L'un des migrants, Ahmedou, se charge de donner le ton, criant en français : « Nous sommes des hommes pas des Martiens ! Nous sommes ici pour le travail. Je suis électricien. Il n'y a rien là-bas. »


 Photos Bonnaud Guillaume

 Là-bas, c'est le camp de réfugiés de Dhala à Tindouf. Comme la plupart des membres du groupe. Quelque part dans ce Sahara occidental disputé depuis quarante ans entre le Maroc, les indépendantistes du front Polisario, et l'Algérie, qui soutient ces derniers contre son voisin et rival. « Notre pays est en conflit depuis des années. On est venus en France. On n'a pas trouvé les conditions de vie qu'on espérait. Ce n'est pas la devise de la France. Nous n'avons pas le droit au travail. Nous n'avons pas d'eau à moins d'un kilomètre. Nous voulons juste une vie ordinaire », ajoutent d'autres.

« Interdit de bouger »

Ils se comptent « entre 100 et 300 » dans l'agglomération. Mais selon les associations, la plateforme d'accueil des demandeurs d'asile n'en connaît qu'environ 90.

Une quinzaine d'entre eux ont blotti quelques tentes le long de la piste cyclable de l'Entre-deux-Mers, sous une bretelle du pont Saint-Jean. Depuis qu'il pleut, l'eau stagne et monte. Du linge tente de sécher sous la pluie. «

On a appelé les pompiers, la police, personne ne vient voir ». Ils ne déplacent pas leur campement, disent-ils, « parce que la police nous interdit de bouger ».

Selon Lucie Hugon, de l'Asti, la colère d'hier a débordé lorsque le bruit s'est répandu que l'hébergement à l'hôtel ne serait maintenu que jusqu'à lundi…

« C'est retour à la case départ », dénoncent les associations. Ce que démentait la préfecture hier soir.

Une chose est sûre : les conditions de vie de ces demandeurs d'asile, sont indignes depuis plusieurs mois. Désormais, tout le monde le sait.

Nos vidéos sur le camp des Sahraouis

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales