Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : D.A.L - Bordeaux
  • D.A.L - Bordeaux
  • : Droit Au Logement pour toutes et tous !
  • Contact

Contacter le D.A.L33 ?

Le D.A.L33 se réunit tous les lundis
19h30
Place St Michel
Ou 8 rue de La Course
à Bordeaux

dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23

Et sur facebook :
klik !

Recherche

Actu du D.A.L33

REQUISITION GO !
Chassez les immeubles vides et
capturez-les au mail suivant :

requisition33@gmail.com

Infos : klik !

25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:58

Le 25 mars 2017

 

Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

 

Relaxe des militant-e-s du D.A.L33 – Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup d’amertume…

 

Le 23 mars 2017, la Cour d’Appel de Bordeaux a finalement relaxé trois de nos camarades qui s’étaient pourvus en Cassation après deux condamnations dans l’affaire dite « Planterose ».

 

Obligation de preuve lui étant faite et n’en trouvant pas, la Cour a bien été obligée de reconnaitre - comme l’Avocat Général qui avait requis la relaxe - qu’un dossier vide ne pouvait conduire à des peines de prison et des dommages et intérêts et que Mme Lagrenaudie ne pouvait être que déboutée de sa requête.

 

Nous aurions pu être réellement satisfaits de ce verdict en ce qu’il vient clôturer pour notre association des années de mise à l’index et de suspicion, entretenues par une cabale médiatique et une volonté politique - locale et nationale - de nous voir disparaître.

 

Nous aurions pu nous réjouir de savoir que cette décision allait donner du baume au cœur aux autres comités D.A.L de France qui se voient aujourd’hui poursuivis pour les mêmes délits de solidarité.

 

Nous aurions pu fêter ce jour comme une victoire sur la bêtise et comme une revanche sur tous les messages haineux et les menaces de mort reçus au plus fort de la crise.

 

Pourtant, après 3 ans et demi de lutte, de perquisitions devant nos enfants avec saisie de matériel personnel, d’heures de garde-à-vue, d’heures d'interrogatoire, deux procès, deux condamnations, une cassation gagnée, un nouveau procès, un délibéré repoussé et finalement une relaxe, nous ne pouvons nous empêcher d’être amers de tout ce temps, de tout cet argent perdu et de penser, avec rage et force solidarité, à nos deux camarades définitivement condamnés et qui devront, tôt ou tard, s’acquitter des 3 000€ de dommages et intérêts que la propriétaire de ce logement toujours vacant saura sans aucun doute leur réclamer.

 

Nous ne pouvons que penser aux autres camarades qui ont quitté notre association, parce que la pression était devenue trop forte et le climat entre nous - dans ce contexte de tension permanente - devenu parfois houleux.

 

Nous ne pouvons que penser à toutes les personnes mal-logées ou sans abris qui auraient bien eu besoin de nous mais que nous n’avons pu aider pendant ces mois volés à notre action militante.

 

Aujourd’hui bien sûr, une sorte de soulagement nous envahit malgré la rancœur et nous voulons associer à cette délivrance toutes les personnes - nombreuses - qui nous auront apporté leur soutien, moral, physique, financier, toujours présentes à nos côtés pour dénoncer l’injustice qui nous était faite, nos avocat-e-s dont le sérieux a contrebalancé le dilettantisme du Parquet.

 

Voilà donc comment se clôture la répression menée sans ménagement par un pouvoir qui préfère aujourd’hui encore dépenser l’argent public à poursuivre des personnes solidaires plutôt qu’à trouver des solutions pour les plus démuni-e-s d’entre nous.

 

Alors que l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes a fondu, nous poursuivons désormais nos actions avec plus de sérénité, plus déterminés que jamais.
Puisqu’un toit, c’est un droit !
Et si pour vous aussi, au-delà du slogan, vous voyez-là une évidence à défendre, rejoignez-nous !

 

Avec nos remerciements,
Solidairement à vos côtés,

 

Le Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23

http://dal33.over-blog.com/
https://www.facebook.com/dal33gironde/

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Procès D.A.L33
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:23

Le 23 mars 2017

 

Yep !

 

Après 3 ans et demi de lutte, une perquisition avec saisie de matériel personnel, 20 heures de garde-à-vue, des heures d'interrogatoire, deux procès, deux condamnations, une cassation gagnée, un nouveau procès, me voilà enfin relaxée ainsi que deux de mes camarades de l'association Droit Au Logement (D.A.L33).

 

Sans votre soutien, moral et financier, je n'aurais pu mener ce combat contre cet acharnement judiciaire !

 

Tout ça est désormais derrière moi !

 

Reprendre sereinement l'aide aux mal-logés, aux sans logis ! Bref, ne pas rechigner à la tâche !

 

Grand merci à vous toutes et tous ! 

 

m.

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33 Analyse-Doc-Vidéo
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:22

COMMUNIQUE - Paris le 23 mars 2017

 

Les militant-e-s du DAL Bordeaux définitivement relaxés après 4 années de harcèlement policier et judiciaire, injuste et ciblé.

 

La cour d’appel de Bordeaux, s’alignant sur la décision de la cour de Cassation du 13 avril 2016, a prononcé la relaxe des militants du DAL 33 (Gironde) harcelés depuis 4 ans, pour avoir affirmé leur solidarité et apporté leur soutien aux familles sans logis qui avaient occupé un immeuble vacant au centre de Bordeaux.

 

Il aura fallu près de 4 ans, pour que cette procédure s’achève, et que 3 militant-e-s qui ont soutenu les familles démunies, accusés en quelque sorte de délit de solidarité, soient mis hors de cause.    

 

Arbitraire et politique car elle visait un comité DAL très actif, cette procédure a commencé par des gardes à vue, des perquisitions, la confiscation des ordinateurs et téléphones portables, sans que cette procédure musclée n’aboutisse à mettre en lumière des faits mettant en cause les militant-e-s.

 

Le Parquet avait néanmoins poursuivi, sans fondements réels, et  TGI, puis la cour d’appel avaient condamné en 2014 les 5 militant-e-s, à 3 mois de prison avec sursis et environ 10 000  euros au titre des intérêts civils.  Le jugement de la Cour d’appel a été cassé  le 13 avril 2016, obligeant aujourd’hui  la Cour d’Appel de Bordeaux à se dédire.

 

La fédération dénonce ce harcèlement, mis en place par la police, les responsables politiques et judiciaires et les notables  locaux, qui a marqué  la vie des militant-e-s du comité, organisé en collégiale, c’est à dire avec plusieurs personnes  ayant la responsabilité légale de l’association.

 

Justice a  enfin été rendue, mais  seuls trois militant-e-s avaient saisi la cours de cassation.
Les deux autres, lassé-e-s de ces procédures interminables et éprouvantes, avaient renoncé. Ils  devront supporter les condamnations arbitraires et injustes rendues par la cour d’appel en 2014. Nous ne les oublions pas et leur apportons notre soutien.

 

DAL fédération salue le courage et la détermination des militant-e-s poursuivi-e-s, et souhaite désormais beaucoup d’actions et de réussites au DAL 33  pour les sans logis, les mal logés et les locataires de Bordeaux !

 

Un toit c’est un droit !

 

Source :
https://www.droitaulogement.org/2017/03/relaxedal33/

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33
25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:07

Le 23 mars 2017

 

La cour d’appel de Bordeaux a rendu son arrêt dans le dossier de l’occupation par violation de domicile du logement d’une octogénaire de la rue Planterose à Bordeaux, durant l’été 2013.

 

Relaxe. Pas d’explosion de joie au prononcer de la décision de la cour d’appel. Une étreinte discrète entre prévenus, un poing levé et serré, des visages souriants et une sortie de la salle en silence.

 

Ce n’était que partie remise après une prorogation décidée il y a quinze jours, mais cette décision était attendue.

 

Dehors sur les marches du palais, les accolades et messages de félicitations se multiplient. Et tous les membres du comité de soutien du D.A.L ont une pensée pour deux d’entre eux qui ont été laissés en chemin, faute d’argent pour se pourvoir en cassation.

 

Cet arrêt est en fait l’ultime rebondissement d’une affaire née au coeur de l’été 2013.

 

A cette époque, des membres du D.A.L 33 sont soupçonnés d’avoir réquisitionné le logement bordelais, qu’ils croyaient inoccupé, d’une octogénaire partie depuis longtemps chez son fils, dans la Manche.

 

Ils y auraient ensuite installé deux familles de Bulgares et de Géorgiens qui dormaient depuis des semaines sur le trottoir sous le Conservatoire et avaient été rapidement expulsés de la rue Planterose après une vive réaction de l’opinion publique et l’ouverture d’une enquête.

 

Cinq militants avaient été cernés par les investigations des policiers.

 

Ils avaient alors été convoqués devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour violation de domicile et condamnés à trois mois de prison avec sursis et 7000 euros de dommages et intérêts. Une peine contre laquelle ils avaient fait appel.

 

Le 20 novembre 2014, les cinq militants avaient de nouveau fait valoir leur point de vue.

 

Myriam, l’une des prévenues, avait ainsi pu s’exprimer et reconnaître dans son activité militante " un accompagnement des personnes en détresse dans leurs démarches auprès des pouvoirs publics. Mais nous n’avons pas de parc immobilier. Notre association ne fournit pas de logement. Et même si le D.A.L revendique l’application de la loi sur les réquisitions de logements, nous n’avons jamais monté d’opération pour héberger des familles, pour les introduire dans des logements vacants ".

 

Mais les plaidoiries de relaxe des avocats de la défense tendant à prouver que le logement était vaquant et qu’on ne peut reprocher aux prévenus de s’être introduits dans ce domicile n’avaient convaincu ni l’avocat général, qui avait même requis une aggravation de peine, ni les juges de la cour d’appel de Bordeaux qui avaient confirmé la peine de trois mois avec sursis et rabaissé le montant des dommages et intérêts à 3 000 euros.

 

Trois militants cassent leur tire lire et se pourvoient en cassation

 

Cassant leur tire-lire, trois des militants se sont pourvus en cassation et ont obtenu gain de cause en avril 2016 quand l’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux a été annulé et le dossier renvoyé pour une deuxième audience. Jugé pour la troisième fois le 26 janvier dernier.

 

Ce jour-là, l’avocat général a avoué ne pas savoir qui avait fait quoi et avait requis la relaxe.

 

Un épilogue vivement souhaité par les prévenus.

 

A la sortie de l’audience, Myriam confie son soulagement et son amertume.

 

"Ca a duré trois ans. Quand on est innocent, c’est long. Beaucoup ont souffert, dépensé beaucoup d’argent et au final il y a toujours des gens dans la rue dont on n’a pu s’occuper pleinement. On est en partie lavés de tous soupçons mais deux sont restés sur le carreau et cette procédure visait à jeter le discrédit sur notre action"

 

Source :
http://www.sudouest.fr/2017/03/23/bordeaux-des-militants-de-l-association-droit-au-logement-finalement-relaxes-3302751-2780.php

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33
21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 15:46

Jeudi 23 mars
14h
Cour d'Appel de Bordeaux

Place de la République

 

Conférence de presse en suivant.

 

***

Communiqué de l'association Droit Au Logement de Gironde

D.A.L33

 

Bonjour,

 

Après le report de deux semaines d'un délibéré attendu avec nervosité, après trois ans de procédure indigeste, de diffamation médiatique, de condamnation sans preuve, de frais de cassation, de souffrances psychologiques, de garde à vue, de perquisitions, notre association souhaite que ce jeudi clôture définitivement pour nos trois camarades un dossier ubuesque qui n'aurait jamais du être instruit.

 

Lire ici :
http://dal33.over-blog.com/tag/proces%20d.a.l33/

 

Nous vous donnons rendez-vous à 14h, jeudi 23 mars, à la Cour d'Appel de Bordeaux (place de la République).

 

Vos messages de soutien, vos encouragements, vos pensées, tout cela nous permet de garder la tête haute et d'affronter ces tourments.

 

Merci encore et toujours à toutes et tous et... A Jeudi !!

 

Merci de faire suivre dans vos réseaux,

 

L'association Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23
http://dal33.over-blog.com/

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33 Agenda d'Ici Infos Locales
9 mars 2017 4 09 /03 /mars /2017 16:39

Le 9 mars 2017

 

La cour d’appel de Bordeaux a prorogé le rendu de son arrêt au 23 mars dans le dossier de l’occupation par violation de domicile d’un logement de la rue Planterose à Bordeaux durant l’été 2013

 

Les militants du DAL33 devront encore attendre. La décision de la cour d’appel de Bordeaux sera finalement rendue le 23 mars.

 

Au prononcé de cette prorogation en début d’audience, les soutiens et prévenus n’ont pas retenu leurs commentaires. Ni caché leur mécontentement de devoir encore attendre dans une procédure qui a laissé deux d’entre eux en chemin, faute d’argent pour se pourvoir en cassation.

 

Cet arrêt attendu est en fait l’ultime rebondissement d’une affaire née au coeur de l’été 2013.

 

A cette époque, des membres du DAL 33 sont soupçonnés d’avoir réquisitionné le logement bordelais, qu’ils croyaient inoccupé, d’une octogénaire partie depuis longtemps chez son fils, dans la Manche.

 

Ils y auraient ensuite installé deux familles de Bulgares et de Géorgiens qui dormaient depuis des semaines sur le trottoir sous le Conservatoire et avaient été rapidement expulsés de la rue Planterose après une vive réaction de l’opinion publique et l’ouverture d’une enquête.

 

Cinq militants avaient été cernés par les investigations des policiers.

 

Ils avaient alors été convoqués devant le tribunal correctionnel de Bordeaux pour violation de domicile et condamnés à trois mois de prison avec sursis et 7000 euros de dommages et intérêts. Une peine contre laquelle ils avaient fait appel.

 

Le 20 novembre 2014, les cinq militants avaient de nouveau fait valoir leur point de vue.

 

Myriam, l’une des prévenues avait ainsi pu s’exprimer et reconnaître dans son activité militante " un accompagnement des personnes en détresse dans leurs démarches auprès des pouvoirs publics. Mais nous n’avons pas de parc immobilier. Notre association ne fournit pas de logement. Et même si le DAL revendique l’application de la loi sur les réquisitions de logements, nous n’avons jamais monté d’opération pour héberger des familles, pour les introduire dans des logements vacants ".

 

Mais les plaidoiries de relaxe des avocats de la défense tendant à prouver que le logement était vacant et qu’on ne peut reprocher aux prévenus de s’être introduits dans ce domicile n’avaient convaincu ni l’avocat général, qui avait même requis une aggravation de peine, ni les juges de la cour d’appel de Bordeaux qui avaient confirmé la peine de trois mois avec sursis et rabaissé le montant des dommages et intérêts à 3 000 euros.

 

Trois militants se pourvoient en cassation

 

Cassant leur tirelire, trois des militants se sont pourvus en cassation et ont obtenu gain de cause en avril 2016 quand l’arrêt de la cour d’appel de Bordeaux a été annulé et le dossier renvoyé pour une deuxième audience.

 

Jugé pour la troisième fois le 26 janvier dernier. Ce jour-là, l’avocat général a avoué ne pas savoir qui avait fait quoi et avait requis la relaxe. Un épilogue vivement souhaité par les prévenus.

 

A la sortie de l’audience, Myriam qui a appris la nouvelle de ce "problème de greffe ce matin" se dit "dégoûtée, énervée. Quinze jours encore à attendre alors qu’on avait tout prévu pour fêter ce soulagement".

 

Ils vont devoir remettre le champagne au frais.

 

Source :
http://www.sudouest.fr/2017/03/09/bordeaux-occupation-rue-planterose-les-militants-du-dal-devront-encore-attendre-3262836-2780.php

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33
5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 19:37

[Bordeaux - 9 mars] Procès D.A.L.33 - Le délibéré

 

Jeudi 9 mars
14h
Cour d’Appel de Bordeaux
Place de la République

 

Conférence de presse en suivant.

 

***
Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

 

Bonjour,

 

Jeudi 9 mars 2017, au Tribunal d'Appel de Bordeaux, trois camarades de notre association connaîtront, nous le souhaitons, la fin de trois ans d’une procédure épuisante dans l’affaire dite « Planterose ».

 

Accusé-e-s à tort de violation de domicile et d’installation de familles étrangères, la Cour de Cassation avait souligné l’absence de preuves matérielles dans un dossier sans consistance et renvoyé les militant-e-s à un nouveau procès en appel.

 

Celui-ci s’est tenu le 26 janvier dernier.

 

Se rendant enfin à l’évidence, l’Avocat Général se voyait ce jour-là contraint de reconnaitre la vacuité de ce dossier et de requérir la relaxe
Lire ici :
http://dal33.over-blog.com/2017/03/proces-du-d.a.l33-la-relaxe-requise.html

 

Il serait tout à fait surprenant que les Juges aillent à l’encontre de cette requête et condamnent de nouveau nos camarades.

 

Ils/elles se rendront donc au Tribunal certain-e-s de voir leur innocence enfin reconnue et toujours solidaires des deux camarades injustement condamné-e-s.

 

Merci de venir nombreux/nombreuses les soutenir dans ce que nous espérons être le dernier rebondissement d’une affaire qui n’aurait jamais dû être.

 

Merci de faire suivre dans vos réseaux,

 

L’association Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23
http://dal33.over-blog.com/
https://www.facebook.com/dal33gironde/

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 19:06
[Procès du D.A.L33] La relaxe requise

Procès du D.A.L33 - La relaxe requise !

 

Bordeaux, le 26 janvier 2017

 

Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

 

Bonjour,

 

Jeudi 26 janvier 2017 s’est tenu le deuxième procès en appel des prévenu-e-s du D.A.L33 dans l’affaire dite « Planterose », du nom de la rue où se trouvait le logement vacant occupé par des humains sans abris en juillet 2013.

 

Poursuivis depuis trois ans pour violation de domicile et installation de familles étrangères, ils risquaient jusqu’à un an de prison et 15000 euros d’amendes.

 

Condamnés par deux fois déjà, la cour de cassation avait été saisie par trois d’entre eux et celle-ci leur avait donné raison : les condamnations prononcées s’étaient faites sans preuve.

 

Ce 26 janvier, une cinquantaine de personnes se rassemblent en soutien devant le tribunal, place de la République à Bordeaux.

 

A 14h30, les débats commencent, sous l’œil sévère d’un Christ en croix, peint dans la salle d’audience (!).

 

Que pouvait-on donc attendre de ce nouveau procès quand on a assisté lors des précédents à une justice expéditive - et donc sans fondement ? L’Avocat Général allait-il sortir de son chapeau des preuves toutes faites, lui qui avait requis et obtenu - deux ans auparavant - et avec le même dossier -, 3 mois de prison avec sursis et 8000 euros d’amendes ?

 

Coincé par l’arrêt de cassation et dans l’impossibilité de trouver dans les pièces et interrogatoires consignés le moindre début d’un commencement d’une preuve de culpabilité, muet pendant toute la durée de ce second appel, il se leva, visiblement fatigué, pour faire part de ses constatations.

 

Là où il avait trouvé motif à condamnation, après sans doute une relecture plus attentive, il n’y avait finalement plus rien, plus aucune raison de mettre en prison ou à l’amende des prévenu-e-s sans aucun doute innocent-e-s.

 

Il ne pouvait donc que requérir la relaxe !

 

Même si le soulagement est là, cette annonce laisse tout le monde médusé.

 

Car pourquoi ces deux condamnations injustes jusqu’à présent prononcées, puisque le dossier est le même ? Qui s’acharnait ainsi à poursuivre, coûte que coûte (parce qu’enquêtes, perquisitions, saisies, interrogatoires, procès, c’est beaucoup d’argent public) des innocents ?

 

Contre toute attente, c’est du défenseur de Mme Lagrenaudie, propriétaire mais non résidente du logement rue Planterose, que devait venir la réponse. Selon lui, la situation de sa cliente avait ému son voisinage, la Mairie de Bordeaux et… jusqu’à l’Elysée où il n’avait pas été question de laisser cela dégénérer !

 

Un procès politique donc comme nous le dénonçons depuis trois ans et dont le seul but semblait d’abattre une association non-institutionnelle, active et réactive, indépendante, auto-financée et ne pratiquant jamais la langue de bois, surtout pas quand il s’agit de mettre les pouvoirs publics face à leurs responsabilités et contradictions !

 

Les plaidoiries des avocats concluent cette audience, rappelant que la vacance du logement réfutait la violation de domicile, que l’expulsion des familles s’était faite en toute illégalité, que la rumeur et les on-dit ne pouvaient être pris pour vérité, qu’il était grand temps que cet acharnement poltico-médiatico-judiciaire cesse et qu’il convenait que l’Etat dédommage les prévenu-e-s pour le caractère abusif de leur poursuite.

 

A 17h30, prévenu-e-s et soutiens quittent le tribunal, soulagés donc mais sur leur garde, rage au cœur en pensant à la condamnation définitive des deux autres camarades qui n’avaient pas eu les ressources de se pourvoir en cassation, l’innocence brisée au pilori d’une justice de classe.

 

Le délibéré sera rendu le 9 mars prochain à 14h.

 

D’ici là et bien après, nous ne lâcherons rien ! Non à la criminalisation de nos solidarités ! Pour toutes et tous, un toit, c’est un droit !

 

Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23
http://dal33.over-blog.com/
https://www.facebook.com/dal33gironde/

 

****
 

A propos de l’action du matin - Non à la destruction des logement à Thamin
https://www.francebleu.fr/infos/societe/bordeaux-81-ans-michel-doit-quitter-son-appartement-bientot-rase-1485462944

 

www.20minutes.fr/bordeaux/2003379-20170127-destruction-barre-hlm-bordeaux-logement-insalubre-tres-bien

Repost 0
Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33