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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 17:26

Le 21 mars 2017

 

Didier, un SDF plus connu sous le nom de "Chaussette", a décidé de faire un Tour de France à vélo pour dénoncer le mal-logement

 

Il est parti ce midi pour pédaler dans les communes de France. Direction sa première ville-étape : Bayonne, avant de reprendre la route vers Paris. Son arrivée dans la capitale est prévue ce 1er avril, soit le lendemain de la trêve hivernale. Selon François Piquemal, le porte-parole Sud-Ouest du DAL (ou droit au logement) : "À Toulouse, 32 000 personnes sont actuellement en attente d'un logement social".

 

Il tricotera des duvets pour les SDF

 

Son surnom lui vient de sa passion : le crochetage. Il a réalisé une chaussette géante de 137 mètres de longueur, sur 3 mètres de circonférence, qui est inscrite dans le Guinness Book des recors en 1996. "Je manipule des symboles", explique-t-il. " C’est toute la filière textile qui a disparu de notre belle région ! Je mets ainsi en valeur les métiers artisanaux qui disparaissent au profit de la mécanisation.". Un combat qu’il puise dans son parcours. Ancien ouvrier boulanger pendant 13 ans, Chaussette a souffert de la modernisation de cette profession.

 

Il confectionnera tout au long de son Tour de France des duvets pour les sans-abris ou sans domicile fixe. « J’invite toutes les tricoteuses ou crocheteuses en herbe à en faire autant, ou à faire parvenir de la laine au DAL ! », annonce-t-il.

 

Son combat : la précarisation

 

« Je reproche à l’ensemble des politiques leur manque d’anticipation. Nous vivons une situation dramatique. Il y a un malaise général, qui est présent autant dans les campagnes que dans les villes. Nous n’acceptons plus de nous faire voler la parole par les politiques ! Ils ne sont pas qualifiés pour parler à notre place de la précarité que nous vivons », dénonce Chaussette.

 

Pour que son message soit entendu par le plus grand nombre, il parcourra les routes de France et organisera des campements sur les ronds-points des villes. « La pauvreté dérange. J’ai pu le constater cet hiver sur le bassin d’Arcachon, où les pauvres n’ont pas le droit de se poser et sont systématiquement chassés », regrette-t-il.

 

Marcher pour relever la tête

 

Son Tour de France englobe des problématiques très larges : droit au logement, taux de chômage, accès à la formation, retraite, lutte contre le racisme, la xénophobie, mais aussi, protection de l’environnement et lutte contre la maladie. Chaussette marche peut-être seul, mais il marche pour tous.

 

Sensible au combat écologique, il apportera également son soutien aux activistes de Notre-Dame-des-Landes. « Ce projet d’aérodrome est insensé. Nous n’avons qu’un environnement et nous devons le protéger », résume-t-il. Pour le mettre en valeur, Chaussette sillonnera à vélo les voies vertes des différentes régions.

 

« Nous, les précaires, avons aussi le droit de nous exprimer. Nous sommes les grands absents de cette campagne électorale. On parle des costards de M. Fillon, des emplois fictifs, de plan de rigueur... et pendant ce temps-là, il y a des suicides dans nos campagnes ! »

 

Selon lui, la précarité n’est que le maillon d’une chaîne à problèmes. « La précarité rend malade. Pour moi, il s’agit du diabète. Pour le combattre, il faut marcher ou faire du vélo et faire attention à son alimentation. Seulement, dans la précarité, nous dépendons des associations et les fruits et légumes sont très chers ! », rappelle-t-il.

 

Chaussette ne conçoit pas son avenir dans de telles conditions. « Ma vieillesse, je la vois à ramer, à aller voir les associations caritatives tous les quinze jours, car je n’ai pas de retraite. Je ne m’y résous pas, c’est pourquoi j’ai décidé de lutter ! », confie-t-il.

 

Source :
http://www.ladepeche.fr/article/2017/03/21/2540589-un-tour-de-france-pour-denoncer-le-mal-logement.html

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Nationales Solidarité
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:04

 

Nous appelons toutes les associations, tous les collectifs, toute personnes qui le souhaitent à se joindre par signature à cette campagne !

 

Envoyez vos signatures ici :
dal33gironde@gmail.com

 

Droit Au Logement de Gironde - DAL 33 -

Communiqué - Bordeaux le 22 novembre 2016
 

Réquisition GO !

 

A la chasse aux immeubles vides !

 

Après une hausse de 24% en 2015, les expulsions se sont encore intensifiées en 2016, dans les grandes agglomérations, à l’approche de la trêve hivernale. Elles donnent lieu à des drames quotidiens, et le plus souvent sans hébergement.

 

Tous les indicateurs d’alerte sont en hausse : 141 000 personnes sont sans abris, des milliers de réfugiés sont sans toit, 1,9 millions de ménages ont déposé une demande HLM, 3,5 millions de personnes sont mal logées ou sans logis, environ 60 000 ménages reconnus prioritaires DALO sont en attente de relogement prioritaire et urgent, plus de 132 000 jugements d’expulsions ont été rendus par les tribunaux en 2015.

 

Or en 2015 2,9 millions de logements étaient vacants, selon l’Insee, 2 millions en 2005. C’est une hausse de 45 % en 10  ans !

 

2,9 millions de logements c’est :

 

- 10% des résidences principales,

 

- 40% du parc locatif privé

 

- 55% du parc HLM.

 

Cette situation favorise une pénurie artificielle de logements locatifs laquelle alimente la bulle immobilière, la hausse des loyers et la crise du logement.

 

Il y a donc largement de quoi mettre à l'abri celles et ceux qui en ont besoin, et respecter le droit à un hébergement décent, sans condition.

 

Encore faut-il que les différents Gouvernements aient le courage d’appliquer la loi de réquisition, en particulier dans les grandes agglomérations, où la crise est la plus sévère !

 

« Réquisition GO ! »

 

C'est pourquoi le D.A.L33 appelle au recensement des immeubles vacants de grands propriétaires publics ou privés.

 

Adressez un mail à :
requisition33@gmail.com

 

Ou un SMS au :
06 95 43 53 23

 

Les demandes de réquisitions seront déposées dans les mairies en Préfecture de région.

 

Un toit c’est un droit ! Appliquez la Loi !

 

Droit Au Logement de Gironde -DAL 33  -
8 rue de la Course – 33000 Bordeaux

Tél. 06 95 43 53 23
dal33gironde@gmail.com
http://dal33.over-blog.com/

 

***
Le D.A.L de Dax mobilisé pour Réquisition  Go !
https://blogs.mediapart.fr/francois-piquemal/blog/311016/la-campagne-requisition-go-est-lancee
https://www.facebook.com/Droit-au-logement-Dax-1239878192688975/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Solidarité Infos Nationales Infos Locales
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 15:35

Le 15 décembre 2016

 

Vous trouverez en pièce jointe le rapport que Marie-Arlette Carlotti, présidente du Haut comité pour le logement des personnes défavorisées et du Comité du suivi de la loi Dalo a remis à la ministre du Logement et de l’Habitat Durable, Emmanuelle Cosse.

 

Ce rapport de mission concerne l’effectivité du droit au logement opposable (Dalo) dans 14 départements.

 

Bonne lecture !

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Nationales
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 15:12

Transmis par la Fédération D.A.L, le 14 décembre 2016

 

Bonjour,


Vous trouverez en pièces jointes :

 

- le premier bulletin d’information de la Coalition européenne pour le droit au logement et à habiter la ville (http://www.housingnotprofit.org/fr), en anglais;


- la traduction en français du document.


Ce premier bulletin est très riche en informations surtout venant de pays d'Europe Centrale et Orientale.


Notre coalition aujourd'hui rassemble des mouvements de 18 pays de l'espace européen.


Faire tourner sans modération.

 

Amitié militante et solidaire

Bulletin d’information de la Coalition européenne pour le droit au logement et à habiter la ville

Bulletin d’information de la Coalition européenne pour le droit au logement et à habiter la ville (Anglais)

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Nationales
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 15:03

Transmis pat la CNT-AIT Touluse le 14 décembre 2016

 

Mardi 13 décembre 2016,

 

Familles réfugiées syriennes ce soir sur le trottoir avec des jeunes enfants !!

 

4 familles viennent d’être expulsées de leur abri de misère dans le quartier des Izards - dont 2 sans aucune proposition de relogement.

 

Sur les 4, une seule a été relogée pour 3 jours à l’hôtel et une autre, qui a le statut définitif de réfugiée, attend d’aller dans un centre d’accueil (les autres familles n’ont pas encore ce statut définitif accordé par l’OFPRA, dossiers en cours).

 

Tout cela pour permettre à la Mairie de Toulouse, propriétaire de leurs logements, de les détruire selon le plan prévu par le GPV à une date indéterminée. Prix à payer = des réfugiés à la rue.

 

Voilà donc des personnes à qui on impose une errance perpétuelle :

 

- mai 2016, expulsion de la barre des Izards, place des Faons à Toulouse 31200,

 

- septembre 2016, expulsion de la maison-squat dite « de la pizzéria », chemin des Izards,

 

- 13 décembre 2016, expulsion de la maison dite « de l’auto-école ».

 

Et pourtant, après leurs années d’exil à travers l’Europe, nous avons pu constater que :

 

- les enfants sont scolarisés dans le quartier,

 

- ils suivent les cours avec assiduité et motivation,

 

- ils sont appréciés de leurs institutrices, très contentes de ce nouveau souffle apporté aux autres élèves (leur envie d’apprendre) ;

 

- parmi les adultes, plusieurs suivent des cours de français, y compris en se déplaçant dans d’autres quartiers,

 

- il y a encore des demandes d’alphabétisation des jeunes et des adultes.

 

En résumé :

 

- D’un côté, violence policière de l’expulsion,

 

- De l’autre, malgré les traumatismes (guerre, exil), résilience des familles qui n’aspirent qu’à vivre tranquillement et paisiblement parmi nous.

 

Comment nommer ce qui se passe autrement que comme l’atteinte à la dignité humaine de chacun d’entre nous ?

 

Les gens ne sont pas des marchandises qu’on déplace au gré des vents …

 

Toulouse, 13 décembre 2016
Groupe solidaire des familles syriennes.

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Infos Nationales Solidarité
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:21

 

Octobre 2016

 

Au rectorat, la politique de l’Autruche face aux enfants mal-logés.

Ce mercredi avait lieu le lancement de la campagne “Un toit pour apprendre”, avec une première action de familles mal-logées soutenues par le DAL Toulouse31 devant le Rectorat.

 

A l’heure où 600 000 enfants sont mal-logés en France selon la Fondation Abbé Pierre, ils sont de plus en plus nombreux à Toulouse, une cinquantaine de personnes et deux camions de police étaient présents devant le Rectorat pour demander à ce que celui-ci se positionne, sachant qu’un enfant ne peut suivre une scolarité normale sans avoir un logement décent.

 

Le Rectorat a refusé de nous recevoir ce jour mais s’est avancé en assurant qu’un rendez vous serait proposé bientôt, dont acte.

 

En attendant ce n’est que le début d’une campagne qui doit mener à d’autres initiatives dans les jours à venir.

 

Les enfants sont parfois déscolarisés car leurs parents ne peuvent se fixer dans un domicile, exposés à un manque de sommeil et d’hygiène qui a forcément un impact sur leur parcours scolaire.

 

A Toulouse à l’heure où Jean-Luc Moudenc se vante d’un PIB en progression dans notre ville, le nombre de sans-abris dont des enfants ne cesse d’augmenter, preuve encore qu’il est temps de partager les richesses à commencer par tous les logements vides que compte la ville rose.

 

C’est pourquoi nous appelons tous les parents d’élèves, enseignants, personnes solidaires à se joindre à notre action et à notre campagne.

 

Cette dernière se déroulera via les actions classiques du DAL sur le terrain mais aussi sur les réseaux sociaux avec le hashtag #untoitpourapprendre que vous pouvez envoyer au Rectorat, à la Préfecture de Haute-Garonne et à la Mairie de Toulouse sur Face Book et Twitter. Vous trouverez toutes les informations sur le Face Book du DAL Toulouse31.

 

Un toit et étudier sont des droits !

****

Le 1er décembre 2016

 

Campagne Un toit pour apprendre: nouvelle réussite ce matin à Saint-Sernin

 

Ce matin la campagne "Un toit pour apprendre" a proposé un petit déjeuner symbolique et a déposé symboliquement des tentes devant le lycée Saint Sernin pour dénoncer le nombre croissant d'enfants et d'adolescents à la rue.

 

Encore une fois de nombreuses familles sans solution, de militant-e-s de la FCPE 31, de la CGT Educ'action, de Sud Education et du DAL Toulouse 31 étaient présent-e-s ce matin pour sensibiliser les lycéens et les enseignants sur la situation de nombreux élèves qui ne peuvent suivre correctement les cours, faute d'avoir le droit à un toit.

 

Alors que la Préfecture et la Mairie n'avancent qu'au compte-goutte sur cette question, la campagne qui compte de plus en plus de personnes impliquées va revenir dans les jours qui viennent avec des actions plus coup de points.


Un toit et apprendre sont des droits !!!

 

Droit Au Logement 31

Tél. : 06 59 43 20 10 - Site web  www.daltoulouse.org
Adresse : Local du C.A.S.C. 10 bis rue du Colonel Driant
Métro Ligne B  St Michel Marcel Langer ou Ligne Bus 11-12-34-52 Arrêt Récollets Daste
     
 
POUR NOUS RENCONTRER
VENIR LES SAMEDI UNIQUEMENT
 
à partir du samedi 5 novembre 2016

DE 9H à 10H30
Assemblée des bienvenues


LES SAMEDI DE 11H à 12H : ASSEMBLÉE DES MAL-LOGES
Pour les actions collectives et l'entraide

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Infos Nationales Solidarité Agenda d'ailleurs
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:10

 

Le 30 novembre 2016

 

« Les logements vacants constituent une ressource immédiatement mobilisables pour loger les ménages modestes au cœur des villes. Avec ce nouveau dispositif, je me fixe comme objectif de mobiliser en trois ans 50 000 logements soit la moitié des logements vacants immédiatement mobilisables et habitables »

Emmanuelle Cosse - Ministre du Logement

 

A l’occasion de la remise du rapport de Christophe Robert, délégué général de la Fondation Abbé Pierre, sur la mobilisation du parc privé à des fins sociales, Emmanuelle Cosse, ministre du Logement et de l’Habitat durable, a exposé hier de nouvelles mesures pour remettre sur le marché 50 000 logements vacants en trois ans.

 

Un rapport pour mobiliser les logements dans le parc privé

 

La mission, confiée par la ministre du Logement en janvier 2015, avait pour objectif de dresser un inventaire des dispositifs existants et proposer de nouvelles mesures pour mobiliser des logements dans le parc privé pour les ménages en difficulté, en complément de ceux du parc social.

 

Le rapport, dont la ministre a salué la qualité, souligne que « le parc privé peut accueillir des ménages en difficulté à condition que soient mis en place des dispositifs adaptés aux attentes des acteurs, en particulier des centaines de milliers de bailleurs ».

 

Lire la suite :
http://www.logement.gouv.fr/lutte-contre-les-logements-vacants-emmanuelle-cosse-annonce-de-nouvelles-mesures

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Nationales
11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 14:03

 

Pacte pour l'accès au logement des personnes sans abri : il y a loin des intentions aux résultats

 

Publié le mercredi 3 février 2016

 

Une enquête présentée par la Fnars montre que le recours à l'hôtel, la remise à la rue le matin et la régulation par le thermomètre restent dominants. Si le "pacte" présenté il y a un an a permis quelques avancées, la situation reste donc critique, tant sur l'hébergement d'urgence que sur l'accès au logement.
 
La Fnars (Fédération nationale des associations d'accueil et de réinsertion sociale) organisait les 26 et 27 janvier des Assises pour l'accès au logement des personnes sans abri. Objectifs de cette manifestation, la deuxième du genre (voir nos articles ci-contre des 15 et 16 janvier 2015) : dresser un bilan d'étape sur la sortie du modèle urgentiste et saisonnier de l'hébergement, construire des propositions politiques et opérationnelles pour garantir le droit à un habitat digne et pérenne pour tous et, enfin, partager et discuter des "pratiques inspirantes" au niveau national et international.

 

Le recours aux nuitées hôtelières continue de dominer

 

A cette occasion, la Fnars a présenté les résultats d'une enquête réalisée en décembre 2015 et janvier 2016 auprès des 115/ Siao (services intégrés d'accueil et d'orientation) de 18 départements au profil différencié. Il en ressort, à l'évidence, un écart important entre l'intention affichée par les pouvoirs publics de sortir du tout hébergement et la gestion au thermomètre et la réalité constatée sur le terrain.

 

Ainsi, l'enquête montre que le recours à l'hôtel reste conséquent, malgré l'objectif de résorption de ce mode d'hébergement. Mieux - ou plutôt pire - : les trois-quarts des places supplémentaires ont été créées en hôtels (6.450 places) contre 2.250 places en centres d'hébergement d'urgence ou en hébergement d'urgence dans le logement. Dans les 18 départements enquêtés, les places d'hôtel représentent ainsi 60% de l'offre d'hébergement d'urgence... Au demeurant, 10 départements sur les 18 déclarent ne pas s'être encore engagés dans le plan de résorption des nuitées hôtelières.

 

Autre écart entre les intentions et la réalité, portant cette fois-ci sur les principes de continuité de l'hébergement et de non remise à la rue : 15 départements sur 18 recensent des places ouvertes uniquement la nuit avec remise à la rue systématique le matin. Un point plus positif toutefois : le développement des propositions d'accompagnement.

 

L'offre "reste régulée par le thermomètre"

 

La situation n'a pas non plus beaucoup évolué sur la veille saisonnière, "qui reste régulée par le thermomètre". Sur 14 des 18 départements, une partie des places hivernales supplémentaires n'est ouverte qu'en cas de chute des températures.

 

L'enquête constate d'ailleurs que cette offre supplémentaire n'est constituée pratiquement que de solutions de mise à l'abri, même si quelques territoires ont commencé d'engager un changement en la matière (moindre recours aux gymnases et aux accueils de jour et de nuit). Sur le nombre de ces places supplémentaires, il ne se dégage pas vraiment de tendance : un tiers de départements constate une hausse de la capacité, un tiers une baisse et un tiers une stabilité.

 

Du côté des 115, la situation n'est - sans surprise et malheureusement - pas meilleure que les années précédentes. Ainsi, sur les 18 départements enquêtés et pour la période du 7 au 11 décembre 2015, les 115 ont été sollicités en moyennes par 2.900 personnes différentes chaque jour. Parmi elles, 1.750 en moyenne sont restées sans solution chaque jour faute de places disponibles, soit un taux de non attribution de 60% (contre 58% l'an dernier à la même période).

 

Le parc d'hébergement évolue peu

 

Plus en aval, l'enquête constate que le parc d'hébergement (hors urgence) évolue peu. Les 18 départements enquêtés disposent ainsi de 24.000 places, composées majoritairement de places d'hébergement d'insertion (41%) et de places dites ALT (allocation de logement temporaire) pour 27%.

 

Enfin, au 1er décembre 2015 et dans 14 des départements ayant renseigné ce point, 29.000 ménages représentant 58.000 personnes étaient en attente d'une orientation. Près des deux tiers (62%) de ces demandes en attente concernent une orientation vers des places d'hébergement, 30% vers des places de logement accompagné et 8% vers du logement.

 

Pacte pour l'accès au logement : un bilan plus que mitigé

 

La Fnars a également profité de cette seconde édition des Assises pour établir un premier bilan et tracer les perspectives du "Pacte pour l'accès au logement des personnes sans abri" présenté un an plus tôt (sur le contenu du pacte, voir nos articles ci-contre des 15 et 16 janvier 2015). Sans surprise - au vu des résultats de l'enquête - le bilan du pacte au terme d'une année apparaît pour le moins mitigé.

 

Le bilan reconnaît certes quelques avancées sur l'hébergement : création de 7.000 places supplémentaires, lancement d'un plan de résorption des nuitées hôtelières, pérennisation de 2.000 places en sortie d'hiver, augmentation des places en centres pour demandeurs d'asile (Cada)... Mais, malgré ces chantiers, "la situation des personnes sans domicile reste critique", avec une série de sujets d'inquiétude (persistance de la gestion au thermomètre, bilan contrasté du plan hôtel, "inflation continue" des dispositifs d'hébergement d'urgence et réduction à la stricte mise à l'abri...).

 

Le bilan n'est pas meilleur sur la pérennisation de l'offre d'hébergement, puisqu'il n'y a toujours pas de loi de programmation pluriannuelle d'hébergement et de logements très sociaux fondée sur des diagnostics territoriaux des besoins (même si les diagnostics se développent, avec 79 déjà réalisés).

 

Même contrat très mitigé sur l'accès et le maintien dans le logement grâce à une politique dynamique de prévention et de solvabilisation des ménages modestes, malgré le renforcement de la prévention des expulsions dans le cadre de la loi Alur. Le bilan semble en revanche un peu plus équilibré pour ce qui concerne l'institution d'un droit à l'accompagnement social. Mais encore faut-il que cet accompagnement puisse s'appuyer sur une offre suffisante d'hébergement et de logement...  
 
Jean-Noël Escudié / PCAg

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Nationales