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Le D.A.L33 se réunit tous les lundis
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REQUISITION GO !
Chassez les immeubles vides et
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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 20:58

Le 25 mars 2017

 

Communiqué de l’association Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

 

Relaxe des militant-e-s du D.A.L33 – Beaucoup de bruit pour rien, beaucoup d’amertume…

 

Le 23 mars 2017, la Cour d’Appel de Bordeaux a finalement relaxé trois de nos camarades qui s’étaient pourvus en Cassation après deux condamnations dans l’affaire dite « Planterose ».

 

Obligation de preuve lui étant faite et n’en trouvant pas, la Cour a bien été obligée de reconnaitre - comme l’Avocat Général qui avait requis la relaxe - qu’un dossier vide ne pouvait conduire à des peines de prison et des dommages et intérêts et que Mme Lagrenaudie ne pouvait être que déboutée de sa requête.

 

Nous aurions pu être réellement satisfaits de ce verdict en ce qu’il vient clôturer pour notre association des années de mise à l’index et de suspicion, entretenues par une cabale médiatique et une volonté politique - locale et nationale - de nous voir disparaître.

 

Nous aurions pu nous réjouir de savoir que cette décision allait donner du baume au cœur aux autres comités D.A.L de France qui se voient aujourd’hui poursuivis pour les mêmes délits de solidarité.

 

Nous aurions pu fêter ce jour comme une victoire sur la bêtise et comme une revanche sur tous les messages haineux et les menaces de mort reçus au plus fort de la crise.

 

Pourtant, après 3 ans et demi de lutte, de perquisitions devant nos enfants avec saisie de matériel personnel, d’heures de garde-à-vue, d’heures d'interrogatoire, deux procès, deux condamnations, une cassation gagnée, un nouveau procès, un délibéré repoussé et finalement une relaxe, nous ne pouvons nous empêcher d’être amers de tout ce temps, de tout cet argent perdu et de penser, avec rage et force solidarité, à nos deux camarades définitivement condamnés et qui devront, tôt ou tard, s’acquitter des 3 000€ de dommages et intérêts que la propriétaire de ce logement toujours vacant saura sans aucun doute leur réclamer.

 

Nous ne pouvons que penser aux autres camarades qui ont quitté notre association, parce que la pression était devenue trop forte et le climat entre nous - dans ce contexte de tension permanente - devenu parfois houleux.

 

Nous ne pouvons que penser à toutes les personnes mal-logées ou sans abris qui auraient bien eu besoin de nous mais que nous n’avons pu aider pendant ces mois volés à notre action militante.

 

Aujourd’hui bien sûr, une sorte de soulagement nous envahit malgré la rancœur et nous voulons associer à cette délivrance toutes les personnes - nombreuses - qui nous auront apporté leur soutien, moral, physique, financier, toujours présentes à nos côtés pour dénoncer l’injustice qui nous était faite, nos avocat-e-s dont le sérieux a contrebalancé le dilettantisme du Parquet.

 

Voilà donc comment se clôture la répression menée sans ménagement par un pouvoir qui préfère aujourd’hui encore dépenser l’argent public à poursuivre des personnes solidaires plutôt qu’à trouver des solutions pour les plus démuni-e-s d’entre nous.

 

Alors que l’épée de Damoclès au-dessus de nos têtes a fondu, nous poursuivons désormais nos actions avec plus de sérénité, plus déterminés que jamais.
Puisqu’un toit, c’est un droit !
Et si pour vous aussi, au-delà du slogan, vous voyez-là une évidence à défendre, rejoignez-nous !

 

Avec nos remerciements,
Solidairement à vos côtés,

 

Le Droit Au Logement de Gironde
D.A.L33

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Procès D.A.L33
16 janvier 2017 1 16 /01 /janvier /2017 09:39

 

Procès en appel des militant-e-s du Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
Jeudi 26 janvier 2017
14h

Cours d'Appel de Bordeaux - Place de La République - Salle D

 

Communiqué de l'association Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)

 

En juillet 2013, sous pression médiatique, une répression judiciaire et politique sans précédent à Bordeaux s'est abattue sur notre association. Cinq de nos bénévoles se sont retrouvés accusé-e-s de violation de domicile et d'installation de familles étrangères dans un logement vacant, rue Planterose à Bordeaux.

 

Perquisitions, saisies de matériel personnel, gardes à vue, interrogatoires furent pour eux les violents préliminaires de deux procès à charge qui aboutirent pour tous, fin décembre 2014, à une condamnation à 3 mois de prison avec sursis, assortie de 5 ans de mise à l'épreuve, 8000 euros de dommages et intérêts et de frais de procédure. Malgré un dossier vide, sans l'ombre d'une preuve…

 

Le 13 avril 2016, La Cour de Cassation, que trois des condamné-e-s avaient saisie, avait cassé ce jugement, constatant que d'une part, l'existence d'une introduction illicite n'avait été caractérisée pour aucun accusé et que d'autre part, leur degré respectif d'implication en qualité d'auteur ou de complice de l'action entreprise n'avait pas été expliqué.

 

Ce jeudi 26 janvier 2017 se rejoue donc un procès dont nous espérons pour nos camarades une issue favorable. Ils encourent toujours une peine d'un an de prison et 15 000 euros d'amende.

 

Notre association constate que les pouvoirs publics sont toujours plus enclins à poursuivre les militant-e-s solidaires et à fermer les squats où trouvent refuge les plus démuni-e-s qu'à lutter contre une précarité grandissante. Aujourd'hui en France, plus de 2,9 millions de logements sont vacants (dont plus de 70 000 logements sociaux) ; le nombre de sans-abris a augmenté de 50% en 15 ans ; plus de 400 personnes meurent chaque année à la rue ; des milliers de familles sont mal-logés et l'application de la loi de Réquisition n'est toujours pas à l'ordre du jour !

 

Nous ne l'acceptons pas et malgré la tourmente judiciaire, nous continuons à venir en aide, à dénoncer, à dire envers et contre tout qu'« Un toit, c'est un droit ! ».

 

Nous appelons à un rassemblement ce jeudi 26 janvier, à 13h30, devant le Tribunal.

 

Individu-e-s, collectifs, associations (hors partis politiques), si vous souhaitez apposer votre signature à cet appel, merci de nous faire parvenir vos noms au plus tard le 20 janvier prochain.

 

Merci de faire suivre dans vos réseaux !

 

La solidarité n'est pas un crime !

 

Premier-e-s signataires :
D.A.L33, collectif Contre Les Abus Policiers (C.L.A.P33), L'Orchestre Poétique d'Avant-guerre (O.P.A), L'A.S.T.I, Emmanuelle Keller, Jean-Jacques Leterrier, Hugues Rousseau, Alain Eckert, Marion Corbé, Marie-Dominique Gallon, Emmanuelle Boireau, Guyom Touseul

 

Droit Au Logement de Gironde (D.A.L 33)
dal33gironde@gmail.com
06 95 43 53 23

http://dal33.over-blog.com/

 

****

Les étapes du procès
http://dal33.over-blog.com/tag/proces%20d.a.l33/

 

Photos de soutien au D.A.L33
https://youtu.be/6_Dgla5jD2U

 

Campagne "Réquisition Go !"
http://dal33.over-blog.com/2016/12/bordeaux-campagne-requisition-go.html

 

Le nombre de SDF a augmenté de 50% depuis 2001
http://opa-infos.over-blog.com/le-nombre-de-sdf-a-augment%C3%A9-de-50-depuis-2001

 

La France compte plus de 70 000 logements sociaux vacants
http://edito.seloger.com/actualites/france/la-france-compte-plus-de-70-000-logements-sociaux-vacants-article-7765.html

 

Les rapports annuels de la Fondation Abbé Pierre
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/nos-publications/etat-du-mal-logement/les-rapports-annuels

 

Collectif Les Morts de La Rue
http://www.mortsdelarue.org/

 

Comment se débarrasser des S.D.F en ville
http://opa-infos.over-blog.com/2015/01/mobilier-urbain-anti-pauvre.html

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33 Communiqué
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 16:04

 

Nous appelons toutes les associations, tous les collectifs, toute personnes qui le souhaitent à se joindre par signature à cette campagne !

 

Envoyez vos signatures ici :
dal33gironde@gmail.com

 

Droit Au Logement de Gironde - DAL 33 -

Communiqué - Bordeaux le 22 novembre 2016
 

Réquisition GO !

 

A la chasse aux immeubles vides !

 

Après une hausse de 24% en 2015, les expulsions se sont encore intensifiées en 2016, dans les grandes agglomérations, à l’approche de la trêve hivernale. Elles donnent lieu à des drames quotidiens, et le plus souvent sans hébergement.

 

Tous les indicateurs d’alerte sont en hausse : 141 000 personnes sont sans abris, des milliers de réfugiés sont sans toit, 1,9 millions de ménages ont déposé une demande HLM, 3,5 millions de personnes sont mal logées ou sans logis, environ 60 000 ménages reconnus prioritaires DALO sont en attente de relogement prioritaire et urgent, plus de 132 000 jugements d’expulsions ont été rendus par les tribunaux en 2015.

 

Or en 2015 2,9 millions de logements étaient vacants, selon l’Insee, 2 millions en 2005. C’est une hausse de 45 % en 10  ans !

 

2,9 millions de logements c’est :

 

- 10% des résidences principales,

 

- 40% du parc locatif privé

 

- 55% du parc HLM.

 

Cette situation favorise une pénurie artificielle de logements locatifs laquelle alimente la bulle immobilière, la hausse des loyers et la crise du logement.

 

Il y a donc largement de quoi mettre à l'abri celles et ceux qui en ont besoin, et respecter le droit à un hébergement décent, sans condition.

 

Encore faut-il que les différents Gouvernements aient le courage d’appliquer la loi de réquisition, en particulier dans les grandes agglomérations, où la crise est la plus sévère !

 

« Réquisition GO ! »

 

C'est pourquoi le D.A.L33 appelle au recensement des immeubles vacants de grands propriétaires publics ou privés.

 

Adressez un mail à :
requisition33@gmail.com

 

Ou un SMS au :
06 95 43 53 23

 

Les demandes de réquisitions seront déposées dans les mairies en Préfecture de région.

 

Un toit c’est un droit ! Appliquez la Loi !

 

Droit Au Logement de Gironde -DAL 33  -
8 rue de la Course – 33000 Bordeaux

Tél. 06 95 43 53 23
dal33gironde@gmail.com
http://dal33.over-blog.com/

 

***
Le D.A.L de Dax mobilisé pour Réquisition  Go !
https://blogs.mediapart.fr/francois-piquemal/blog/311016/la-campagne-requisition-go-est-lancee
https://www.facebook.com/Droit-au-logement-Dax-1239878192688975/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Solidarité Infos Nationales Infos Locales
15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 15:03

Transmis pat la CNT-AIT Touluse le 14 décembre 2016

 

Mardi 13 décembre 2016,

 

Familles réfugiées syriennes ce soir sur le trottoir avec des jeunes enfants !!

 

4 familles viennent d’être expulsées de leur abri de misère dans le quartier des Izards - dont 2 sans aucune proposition de relogement.

 

Sur les 4, une seule a été relogée pour 3 jours à l’hôtel et une autre, qui a le statut définitif de réfugiée, attend d’aller dans un centre d’accueil (les autres familles n’ont pas encore ce statut définitif accordé par l’OFPRA, dossiers en cours).

 

Tout cela pour permettre à la Mairie de Toulouse, propriétaire de leurs logements, de les détruire selon le plan prévu par le GPV à une date indéterminée. Prix à payer = des réfugiés à la rue.

 

Voilà donc des personnes à qui on impose une errance perpétuelle :

 

- mai 2016, expulsion de la barre des Izards, place des Faons à Toulouse 31200,

 

- septembre 2016, expulsion de la maison-squat dite « de la pizzéria », chemin des Izards,

 

- 13 décembre 2016, expulsion de la maison dite « de l’auto-école ».

 

Et pourtant, après leurs années d’exil à travers l’Europe, nous avons pu constater que :

 

- les enfants sont scolarisés dans le quartier,

 

- ils suivent les cours avec assiduité et motivation,

 

- ils sont appréciés de leurs institutrices, très contentes de ce nouveau souffle apporté aux autres élèves (leur envie d’apprendre) ;

 

- parmi les adultes, plusieurs suivent des cours de français, y compris en se déplaçant dans d’autres quartiers,

 

- il y a encore des demandes d’alphabétisation des jeunes et des adultes.

 

En résumé :

 

- D’un côté, violence policière de l’expulsion,

 

- De l’autre, malgré les traumatismes (guerre, exil), résilience des familles qui n’aspirent qu’à vivre tranquillement et paisiblement parmi nous.

 

Comment nommer ce qui se passe autrement que comme l’atteinte à la dignité humaine de chacun d’entre nous ?

 

Les gens ne sont pas des marchandises qu’on déplace au gré des vents …

 

Toulouse, 13 décembre 2016
Groupe solidaire des familles syriennes.

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Infos Nationales Solidarité
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 13:21

 

Octobre 2016

 

Au rectorat, la politique de l’Autruche face aux enfants mal-logés.

Ce mercredi avait lieu le lancement de la campagne “Un toit pour apprendre”, avec une première action de familles mal-logées soutenues par le DAL Toulouse31 devant le Rectorat.

 

A l’heure où 600 000 enfants sont mal-logés en France selon la Fondation Abbé Pierre, ils sont de plus en plus nombreux à Toulouse, une cinquantaine de personnes et deux camions de police étaient présents devant le Rectorat pour demander à ce que celui-ci se positionne, sachant qu’un enfant ne peut suivre une scolarité normale sans avoir un logement décent.

 

Le Rectorat a refusé de nous recevoir ce jour mais s’est avancé en assurant qu’un rendez vous serait proposé bientôt, dont acte.

 

En attendant ce n’est que le début d’une campagne qui doit mener à d’autres initiatives dans les jours à venir.

 

Les enfants sont parfois déscolarisés car leurs parents ne peuvent se fixer dans un domicile, exposés à un manque de sommeil et d’hygiène qui a forcément un impact sur leur parcours scolaire.

 

A Toulouse à l’heure où Jean-Luc Moudenc se vante d’un PIB en progression dans notre ville, le nombre de sans-abris dont des enfants ne cesse d’augmenter, preuve encore qu’il est temps de partager les richesses à commencer par tous les logements vides que compte la ville rose.

 

C’est pourquoi nous appelons tous les parents d’élèves, enseignants, personnes solidaires à se joindre à notre action et à notre campagne.

 

Cette dernière se déroulera via les actions classiques du DAL sur le terrain mais aussi sur les réseaux sociaux avec le hashtag #untoitpourapprendre que vous pouvez envoyer au Rectorat, à la Préfecture de Haute-Garonne et à la Mairie de Toulouse sur Face Book et Twitter. Vous trouverez toutes les informations sur le Face Book du DAL Toulouse31.

 

Un toit et étudier sont des droits !

****

Le 1er décembre 2016

 

Campagne Un toit pour apprendre: nouvelle réussite ce matin à Saint-Sernin

 

Ce matin la campagne "Un toit pour apprendre" a proposé un petit déjeuner symbolique et a déposé symboliquement des tentes devant le lycée Saint Sernin pour dénoncer le nombre croissant d'enfants et d'adolescents à la rue.

 

Encore une fois de nombreuses familles sans solution, de militant-e-s de la FCPE 31, de la CGT Educ'action, de Sud Education et du DAL Toulouse 31 étaient présent-e-s ce matin pour sensibiliser les lycéens et les enseignants sur la situation de nombreux élèves qui ne peuvent suivre correctement les cours, faute d'avoir le droit à un toit.

 

Alors que la Préfecture et la Mairie n'avancent qu'au compte-goutte sur cette question, la campagne qui compte de plus en plus de personnes impliquées va revenir dans les jours qui viennent avec des actions plus coup de points.


Un toit et apprendre sont des droits !!!

 

Droit Au Logement 31

Tél. : 06 59 43 20 10 - Site web  www.daltoulouse.org
Adresse : Local du C.A.S.C. 10 bis rue du Colonel Driant
Métro Ligne B  St Michel Marcel Langer ou Ligne Bus 11-12-34-52 Arrêt Récollets Daste
     
 
POUR NOUS RENCONTRER
VENIR LES SAMEDI UNIQUEMENT
 
à partir du samedi 5 novembre 2016

DE 9H à 10H30
Assemblée des bienvenues


LES SAMEDI DE 11H à 12H : ASSEMBLÉE DES MAL-LOGES
Pour les actions collectives et l'entraide

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Infos Nationales Solidarité Agenda d'ailleurs
1 décembre 2016 4 01 /12 /décembre /2016 12:55

Fédération Droit Au logement

COMMUNIQUE

 

Paris le 28 novembre 2016   

 

L’hébergement des demandeurs d’asile sous caution :

Une caution de 150 € par adulte et 75 € par enfant pourra leur être réclamée, et confisquée s’ils ne quittent pas le centre d’accueil dans les délais exigés.

 

Un arrêté du ministère de l’Intérieur du 15 novembre 2016 (NOR : INTV1630817A) prévoit d’exiger une caution aux demandeurs d’asile lorsqu’ils sont pris en charge dans une structure d’hébergement, suite à la loi du 29 juillet 2015.

 

Cette caution est plafonnée à 150 € par adulte et 75 € par enfant, et leur est restituée “sauf si la sortie intervient après expiration du délai de maintien dans le lieu d’hébergement …”

 

Pour les demandeurs d’asile fauchés (ce qui est généralement le cas) qui devront réunir cette somme importante avant d’être hébergés, ça s’annonce difficile, on peut se demander où ils trouveront cette somme d’argent. Suivant l’état de la demande, le gestionnaire pourra ainsi filtrer les demandeurs d’asile sur des critères de richesse entre pauvres et très pauvres…

 

On peut envisager l’hypothèse que l’organisme gestionnaire ne mette pas en place ce filtrage et ou qu’il accepte le demandeur d’asile fauché sous réserve qu’il réunisse progressivement la caution, en versant une somme régulière au gestionnaire.

 

Mais il s’agit bien au final de pousser les hébergés sur le trottoir à l’issue de leur hébergement qui expire à la fin de la procédure de demande d’asile, qu’elle soit acceptée ou rejetée.

 

En effet, l’arrêté précise que la caution n’est pas restituée si le demandeur d’asile refuse de quitter les lieux et contraint le gestionnaire à saisir le juge administratif pour demander l’expulsion de celui qui refuse d’aller vivre dans la rue.

 

Il s’agit là d’un chantage inadmissible et indigne !

 

Le Gouvernement compte ainsi décourager les demandeurs d’asile de rester dans le logement, en attendant un jugement d’expulsion et le concours de la force publique.

 

Précisons que cette mesure va accroître la crise de l’hébergement en général que les pouvoirs publics n’ont pas été en mesure de réduire et encore moins d’éradiquer, malgré la législation en vigueur et la hausse rapide des moyens financiers qui y sont consacrés.

 

On suppose que cet arrêté scandaleux a pour objectif de freiner à l’entrée l’hébergement des demandeurs d’asile et de les mettre plus rapidement à la rue pour libérer des places. Il s’agit donc de contourner l’obligation d’accueil inconditionnel des demandeurs d’asile par un écrémage social à l’entrée et la création de règles en ce qui concerne la restitution de la caution très éloignées de la caution en matière locative.

 

DAL exige l’abandon de cette disposition qui va laisser de nombreux demandeurs d’asile sur le trottoir, d’autant plus que le droit à l’hébergement dont devrait bénéficier toute personne à la rue qui en fait la demande, dont les demandeurs d’asile, est bafoué avec constance.

 

****

Arrêté du 15 novembre 2016 portant application de l’article L. 744-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile

 

NOR : INTV1630817A

 

Le ministre de l’intérieur, Vu le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, notamment son article L. 744-5, Arrête:

 

Art. 1er. – La personne morale qui assure la gestion d’un lieu d’hébergement pour demandeurs d’asile mentionné à l’article L. 744-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile peut exiger du demandeur d’asile qui y est hébergé le versement d’une caution à l’occasion de son entrée dans le lieu d’hébergement.

 

Art. 2. – Le montant de la caution exigible est fixé par le gestionnaire du lieu d’hébergement. Il ne peut excéder un montant équivalent à 150 euros par adulte hébergé et 75 euros par enfant accompagnant.

 

Art. 3. – Le versement d’une caution donne lieu à la remise d’un récépissé. Celui-ci mentionne le montant de la caution et la date de versement.

 

Art. 4. – Sauf si la sortie intervient après expiration du délai de maintien dans le lieu d’hébergement prévu à l’article R. 744-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, la caution est restituée à la personne hébergée à sa sortie du lieu d’hébergement, déduction faite, le cas échéant, des sommes dues au titre de son hébergement, notamment les frais occasionnés par la remise en l’état des locaux ou le remplacement du matériel du lieu d’hébergement lorsqu’ils ont été endommagés par l’intéressé ou les membres de sa famille.

 

Art. 5. – Le directeur général des étrangers en France est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la République française. Fait le 15 novembre 2016.

 

Pour le ministre et par délégation : Le directeur général des étrangers en France, P.-A. MOLINA

 

****

Article L 744-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile :
Créé par LOI n°2015-925 du 29 juillet 2015 – art. 23

 

Les lieux d’hébergement mentionnés à l’article L. 744-3 accueillent les demandeurs d’asile pendant la durée d’instruction de leur demande d’asile ou jusqu’à leur transfert effectif vers un autre Etat européen.

 

Cette mission prend fin à l’expiration du délai de recours contre la décision de l’Office français de protection des réfugiés et apatrides ou à la date de la notification de la décision de la Cour nationale du droit d’asile ou à la date du transfert effectif vers un autre Etat, si sa demande relève de la compétence de cet Etat.

 

Les personnes morales qui assurent la gestion du lieu d’hébergement peuvent exiger le versement d’une caution, dans des conditions définies par arrêté. Le montant de la caution est restitué à la sortie du lieu d’hébergement, déduit le cas échéant des sommes dues par le bénéficiaire au titre de son hébergement.

 

Un décret en Conseil d’Etat détermine les conditions dans lesquelles les personnes s’étant vu reconnaître la qualité de réfugié ou accorder le bénéfice de la protection subsidiaire et les personnes ayant fait l’objet d’une décision de rejet définitive peuvent être maintenues dans un lieu d’hébergement mentionné au même article L. 744-3 à titre exceptionnel et temporaire.

 

Lorsque, après une décision de rejet définitive, le délai de maintien dans un lieu d’hébergement mentionné audit article L. 744-3 prend fin, l’autorité administrative compétente peut, après mise en demeure restée infructueuse, demander en justice qu’il soit enjoint à cet occupant sans titre d’évacuer ce lieu.

 

Le quatrième alinéa du présent article est applicable aux personnes qui ont un comportement violent ou commettent des manquements graves au règlement du lieu d’hébergement.

 

La demande est portée devant le président du tribunal administratif, qui statue sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative et dont l’ordonnance est immédiatement exécutoire.

 

Source :
http://www.droitaulogement.org/2016/11/lhebergement-des-demandeurs-dasile-sous-caution-arrete-du-15-novembre-2016/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué
13 octobre 2015 2 13 /10 /octobre /2015 20:23
Venez rencontrer les bénévoles du Droit Au Logement de Gironde !

Venez rencontrer les bénévoles du Droit Au Logement de Gironde !

Réunion - Appel à Bénévoles - Association Droit Au Logement Gironde (D.A.L33)
Jeudi 22 octobre – 19h30
l’Inglourious Barstar - 4 place André Meunier - 33000 Bordeaux (Quartier  Saint-Michel)

Au programme : Témoignages – Projections – Discussions - Concert

 

Bonjour,

 

Le Droit Au Logement Gironde (D.A.L33) apporte son soutien aux personnes mal logées ou sans logement à Bordeaux et dans le département de la Gironde.

 

Voilà le constat.

 

A Bordeaux - comme ailleurs -  l’embourgeoisement des quartiers populaires va bon train et en dix ans, le prix de l’immobilier a doublé.

 

Alors  que la ville se refait la façade pour devenir Métropole, des locataires ne peuvent plus choisir entre nourriture, électricité, eau et loyer, des travailleurs/euses pauvres dorment dans leur voiture, les demandeurs/euses d'asile, les migrant-e-s sont laissé-e-s à un sort peu enviable.

 

A Bordeaux, près 3000 personnes ne savent où dormir chaque soir alors que les  numéros d’urgence sont saturés.

 

Pourtant, dans cette même ville, 10 134 logements vacants sont recensés. Mais à ce jour, aucun responsable politique n’a considéré qu’il y avait urgence à les réquisitionner.

 

Tribunaux, huissiers, expulsions locatives, expulsions des lieux occupés, voilà les réponses que ces mêmes politiques jugent seules adéquates à résoudre le problème du logement !

 

Notre association a donc aujourd’hui encore toute les raisons de poursuivre la défense du droit au logement pour toutes et tous !

 

Comme toujours, nous appelons des bénévoles à nous rejoindre …

Pour du soutien ponctuel sur nos différentes actions, juste être présent sur des lieux d’expulsion, accompagner des familles …

Pour faire partager des expériences de mal logement, sans logement… C’est encore les personnes concernées qui en parlent le mieux !

Pour apporter des conseils et des idées d’actions !  

 

Nous espérons que vous viendrez nombreux/euses à notre rencontre.
Pour que nos solidarités soient plus fortes que notre indifférence ou notre sentiment d'impuissance !

 

Merci de faire suivre ce message dans vos réseaux,

 

Le Droit Au Logement de Gironde - D.A.L33
dal33gironde@gmail.com - 06 95 43 53 23 - Réunions tous les lundis - 19h30 - Place St Michel - Bordeaux

 

***
Gentrification ?
http://dal33.over-blog.com/2015/01/gentrification-urbanisme-et-mixite-sociale.html

 

[Immobilier à Bordeaux] Les prix ont doublé en dix ans
http://dal33.over-blog.com/2015/05/immobilier-a-bordeaux-les-prix-ont-double-en-dix-ans.html

 

10 134 logements vacants à Bordeaux
http://www.proprietes-privees.org/bordeaux-gironde-33/

 

Bordeaux – La Mairie réquisitionne pour les artistes
http://rue89bordeaux.com/2015/09/au-grand-parc-annexe-b-attend-artistes/

 

Bordeaux - Des squatteurs investissent l'ancien collège Aliénor d'Aquitaine
https://www.francebleu.fr/infos/societe/des-squatteurs-investissent-l-ancien-college-alienor-d-aquitaine-bordeaux-1444060598

 

Bordeaux - Le campement sahraoui du pont Saint-Jean rasé
http://www.sudouest.fr/2015/06/30/le-campement-sahraoui-du-pont-saint-jean-rase-1975759-2780.php

 

Le nombre de SDF a augmenté de 50% depuis 2001
http://dal33.over-blog.com/2015/01/le-nombre-de-sdf-a-augmente-de-50-depuis-2001.html

 

440.000 enfants pauvres de plus en France depuis 2008
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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Agenda d'Ici Communiqué
29 mars 2015 7 29 /03 /mars /2015 14:35

Le jugement expulsant les yourtes est CASSÉ !
Par petitpic le lundi 2 mars 2015, 19:23

 

Bonjour à tous,

 

Une nouvelle fois, le maire de Bussière-Boffy est désavoué par la justice, et cette fois par la justice suprême !

 

Le 24 février 2015, la Cour de cassation a cassé le jugement de la cour d'appel de Limoges du 14 juin 2013 nous condamnant à la démolition de nos yourtes avec amendes. Cela, en considérant que la prescription devait s'appliquer et que la cour d'appel a méconnu les textes de lois. Elle renvoie notre affaire qui sera rejugée par la cour d'appel de Bordeaux.

 

La Cour de cassation a annulé la totalité du jugement qui nous condamnait, en s'appuyant sur la prescription, car nos yourtes étaient montées depuis plus de 3 ans. Mais, ironie du sort, à l'heure de ce jugement, elles n'y sont plus ! Cette décision montre à quel point nous avons été malmenés dans cette très longue histoire de 8 années.

 

Aujourd'hui, nos familles, épuisées par tant d'années de lutte, n'ont eu d'autre possibilité, pour continuer de vivre dignement et développer des projets, que d'aller vivre ailleurs. La vie dans notre village est devenue une procédure perpétuelle, où aucun projet n'est plus possible, où aucune association autre que celle des anciens combattants n'a droit de cité. Bref, on a pensé au bonheur de nos enfants et on est partis...

 

Moralement, ce maire nous a massacrés, minutieusement, année après année, il a exterminé nos vies, et l’État n'a jamais voulu nous protéger, bien au contraire. Quand le Préfet nous a régularisés en 2009, c'était pour nous faire taire. Car nous avions raison, raison de vivre comme cela avec nos enfants, simplement, avec nos moyens, dans le respect de la nature, en apportant nos alternatives et notre vitalité à ce village. Notre légitimité a touché beaucoup de gens, et elle a touché tous les juges qui ont eu affaire à notre histoire. C'est pour cela que nous avons gagné tous nos procès ; le seul que nous avons perdu, c'est lorsque l'Etat s'en est mêlé pour faire appel.

 

Quand un homme seul, investi de son pouvoir, détruit la vie et les rêves de plusieurs familles au nom de sa propre idéologie, on appelle cela le fascisme. Le fascisme c'est la brutalisation des esprits... du nôtre, de celui de nos enfants, de notre collectivité. La réalité est que cet homme a été soutenu par les pouvoirs publics.

 

La Cour de cassation, comme nous l'a expliqué l'une des avocates du cabinet de Maître Spinozi (notre défenseur), ne pouvait pas affirmer qu'une yourte n'est qu'une tente. Cela l’État ne le permettrait pas, car la liberté prendrait trop de place. Les juges ont cassé le jugement en s'appuyant sur la prescription, c'est tout ce qui leur restait pour nous donner raison. Nous savons que nous faisons peur à l’État français, car nous avons simplement raison, et que le bon sens touche le coeur des gens bien plus profondément que les lois. Mais nous savons aussi qu'à force de procédures, et face à l’État, nous avons peu de chance de gagner le véritable droit d'être ce que nous sommes : des êtres humains vivant en liberté sur notre Terre !

 

Comme le dit avec toujours autant de vilenie et d'immoralité le maire de Bussière-Boffy (réélu l'année passée, il faut le rappeler) : « Ce jugement n'a aucune valeur... Ce qui compte c'est qu'ils soient partis ».

 

Il n'y a que les faiseurs de mort qui se réjouissent du malheur des autres, pour notre part nous avons choisi de défendre le vivant, même si nous y perdons des plumes !

 

Nous avons gagné ce procès, une fois de plus, et l'affaire sera rejugée par la cour d'appel de Bordeaux dans plusieurs mois, voire 1 ou 2 ans. Ce jour là les juges seront-ils capables de résister à une ultime pression de l’État ? Car l'enjeu est lourd, il s'agit de notre liberté d'habiter la Terre.

 

Nous remercions encore une fois toutes les personnes qui nous ont soutenu, votre soutien c'est notre résistance, votre indignation c'est notre force, avec une pensée particulière pour ceux qui ont participé au financement de ce procès en cassation, qui n'aurait pu avoir lieu sans vous.

 

Vous aurez de nos nouvelles... un jour... Car la justice prend son temps pendant que les années passent !

 

Bises à tous

 

Des ex-habitants des yourtes de Bussière-Boffy

*****
Rappel de l'histoire

 

Nous sommes trois familles vivant dans des yourtes sur la commune de Bussière-Boffy (Haute-Vienne) depuis plusieurs années. L'arrivée d'un nouveau maire en 2008, avec une idéologie d'extrême-droite, a mis notre mode vie en grand danger, en nous soumettant en 7 ans à 8 procès. Ces procès concernent toujours la légitimité de notre citoyenneté sur la commune.

 

Ce maire a tenté, depuis le début de son 1er mandat, de nous expulser de la commune, en ne tenant aucun compte de la désertification et du vieillissement de la population de cette région isolée, ni de notre mode de vie écologique. Il a toujours fait preuve d'une immoralité totale à notre égard, ainsi qu'envers tous les habitants de la commune nous soutenant.

 

Cette procédure d'expulsion a commencé en 2011, suite à une plainte du maire concernant la prétendue illégalité de nos habitats. Nous précisons qu'en plus des trois familles impliquées, cette plainte concerne une quatrième famille dont le tort est d'avoir prêté son terrain pour y implanter une des yourtes.

 

En première instance, le tribunal de Limoges nous a relaxés le 11 décembre 2012, considérant que les yourtes étant des tentes, - qui n'ont pas besoin de permis de construire ou de déclaration préalable - il n'y avait donc pas d'infraction.

 

Mais suite à une pression de l’État (dixit les paroles d'un procureur), le Parquet a fait appel.

 

Bien que les juges de la cour d'appel, lors de l'audience de juin 2013, aient été ouvertement favorables à notre égard, le jugement nous a condamnés au démontage et à des amendes, considérant nos yourtes comme des « constructions » (donc illégales puisque montées sans permis de construire), balayant d'un revers de manche notre régularisation par le Préfet de Haute-Vienne en juin 2009, ainsi que la règle de la prescription. (Pour info, la prescription d'une infraction au code de l'urbanisme interdit de condamner celui qui a construit sans permis, si la construction a plus de 3 ans). Ce jugement (le seul que nous ayons perdu) nous a fait comprendre que l’État avait fait pression et que d'une certaine manière il soutenait les abus de pouvoir de ce petit maire.

 

Source :
http://yourtesbussiere-boffy.info/

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