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1 octobre 2013 2 01 /10 /octobre /2013 10:30
Nouvelle garde à vue pour les militants du DAL33

Jeudi 19 septembre, dans le cadre d’une plainte contre X pour violation de domicile et dégradation d’un immeuble squatté en juillet par des familles sans-abris, 5 membres de l’association Droit Au Logement 33 placés déjà en garde à vue auparavant pour la même affaire, se sont rendus à une convocation judiciaire à 8h du matin. Ils ont été aussitôt placés une nouvelle fois en garde à vue. De crainte que cela devienne pour le DAL33 maladie chronique, l'association tient à s’élever contre cette pratique qui tend à faire passer de simples militant(es) pour de redoutables délinquants.

Une nouvelle journée d’activités de soutien en plus des autres activités personnelles familiales et professionnelles, s’est perdue dans les cellules grises de l’Hôtel de Police. Ce temps perdu tue le militant comme il peut. Évidemment, aucun élément ne justifiait ce traitement. Les 5 militants sont sortis à 18h sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Un large comité de soutien était là pour les accueillir. Le DAL33 tient à remercier les personnes, associations et syndicats qui étaient présents.

A cette heure, le DAL33 exige encore la restitution des biens personnels et professionnels saisis lors de la perquisition qui a précédé la première garde à vue du jeudi 18 juillet. Il exige aussi également la publication du droit de réponse à l’article du quotidien régional Sud Ouest qui traite de l’affaire à l’origine de l’enquête menée exclusivement contre le DAL. C’est aussi un droit tout comme l’est le droit au logement.

Vendredi 27 septembre 2013

DAL33

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Procès D.A.L33
22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 05:04
Communiqué du D.A.L Gironde

Droit Au Logement Gironde


Le 21 juillet 2013

Répression sécuritaire contre le D.A.L33
Communiqué – Appel à conférence de presse

Trois articles dans Sud-Ouest, un dans le Figaro, TV7, RTL, des dizaines de coups de fils et de mails d’insultes et de menaces essentiellement à caractère raciste et xénophobe, une plainte déposée contre X, des élus UMP et FN qui demandent notre dissolution : la sphère politico-médiatique s’est enflammée en apprenant que des familles d’origine étrangère avaient occupé un immeuble appartenant à une personne âgée de 84 ans à Bordeaux, dans le quartier Saint-Michel, soi-disant « installées par le D.A.L33 » qui aurait « fracturé la serrure ».

Le ton général de ces réactions, de la véhémence jusqu’à à la haine, criminalise l’action du D.A.L33, qui « met des mamies à la rue », « viole leur bien » et « fait dormir des indigènes dans leur lit » dès qu’elles ont le dos tourné …

Concrètement, cet immeuble était connu comme inhabité et ouvert depuis au moins six mois. Après vérifications, nous y avons constaté l’absence d’effets personnels et appris que son propriétaire était domicilié dans une autre ville. Le tout dans un bâtiment présentant tous les signes de vacance.

La contestation de ces faits n’a été qu’un choix stratégique visant à obtenir une expulsion rapide hors de la procédure classique. D’ailleurs, avant la forte médiatisation, les familles avaient reçu l’autorisation orale de la propriétaire de rester jusqu’en septembre.

Aujourd’hui, les familles sont à la rue et l’immeuble demeure vide.

Les accusations portées sur le D..A.L33 sont les conséquences d'un contexte bien particulier :
- la démission du préfet à son obligation de loger ces familles, qui étaient en situation régulière, en vertu de l’arrêt du conseil d’Etat du 10 février 2012. Ces familles se trouvaient donc dans un état de nécessité absolue après avoir épuisé toutes les solutions légales possibles.

- le climat politique qui cède un large espace d'expression aux idées racistes, nationalistes et individualistes, ce qui autorise des élus U.M.P (F. Robert) ou F.N (M. Colombier) à avoir des propos mensongers dans la presse.

Tout cela n'est que l'alibi parfait et attendu du gouvernement pour s'attaquer aux initiatives solidaires du D.A.L de Gironde. Cela lui permet de réprimer ce genre d’activités grâce à une sur médiatisation qui révèle la large place laissée aux réactions xénophobes, identitaires et nationalistes dans la sphère publique : l’Etat va exactement dans le même sens que les idées d’extrême droite.

Reprenant l’article initial et approximatif de Sud-Ouest, ces idées d’un autre temps ont fait le tour du web, remis à toutes les sauces, notamment celle du repli identitaire. Les militant.e.s du D.A.L33 ainsi que les familles sont inondées de menaces et de propos haineux sur les réseaux d’extrême droite.

Un facebook de soutien à la propriétaire s'est ainsi constitué sans son accord et on peut y lire des propos tels que "défonçons à coup de barre à mine la gueule de ces tarlouzes."

Dans cette course au populisme, l’autoritarisme s’exerce de manière décomplexée : « on  veut la peau du D.A.L », c’est ce qui a été dit à un militant interpellé jeudi 18 juillet.

Ce jour-là, à 7h du matin, à 4 endroits différents de Bordeaux, 25 policiers et 8 voitures de police sont venus réveiller quatre militant.e.s chez eux et saisir leurs téléphones, ordinateurs, disques durs et documents divers. Ils ont ensuite été amenés au commissariat et placés 12 heures en garde à vue aux sorties desquelles aucune charge n'a été retenue contre eux. Aucune preuve d'une quelconque violation de domicile ou de dégradation ne leur a été soumis tandis que la police a conservé la plupart des objets saisis.

Le même jour, le local du syndicat Solidaires qui héberge gracieusement le D.A.L33 a lui aussi subi une perquisition, après avoir vu sa serrure forcée. Les familles ont elles aussi vécu plusieurs auditions durant lesquelles elles nous disent avoir subi des pressions pour dénoncer le DAL33. Quelle disproportion de moyens pour une simple suspicion de violation de domicile !

Le DAL33 ne se veut pas adversaire de particuliers, et regrette si cette propriétaire a eu l’impression que notre intention était de lui porter atteinte. En revanche, il continuera à promouvoir et à acter la solidarité par la réquisition de logements vacants, publics ou privés.

Un toit est plus qu’un droit, il est une nécessité vitale, et il n’y a pas de débat à ouvrir sur cette affirmation. Nous ne cèderons pas sur ce principe. C’est la meilleure réponse au mépris politique et sociétal que vivent les immigré-e-s en particulier, et les millions de foyers « bien de chez nous » qui connaissent au quotidien des problèmes liés au logement. C’est pourquoi nous nous mobilisons tous les jours, sans moyens financiers et sans distinction.

Pour plus d’informations, une conférence de presse sera donnée conjointement avec Solidaires mardi 23 juillet, à 11h30, dans leur local du 8 rue de la Course.

Contact :
DAL33 (Droit Au Logement de Gironde)
06 95 43 53 23

http://dal33.over-blog.com/
***
Compléments d'info

Le communiqué de La Fédération Nationale Droit Au Logement
http://dal33.over-blog.com/communiqu%C3%A9-du-d.a.l-national-soutien-au-d.a.l33

Le communiqué de Solidaires33
http://dal33.over-blog.com/solidaires-33-perquisitionn%C3%A9-communiqu%C3%A9

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Procès D.A.L33
22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 04:48
Communiqué du D.A.L National - Soutien au D.A.L33

Droit au Logement

Fédération Droit Au logement –
29 Avenue Ledru Rollin - 75012 Paris

Tél : 01 40 27 92 98 • fax 01 42 97 40 18  •

http://www.droitaulogement.org/
***
COMMUNIQUE

Paris le 20 juillet 2013
 
Bordeaux : répression et menaces de mort Contre les militants du DAL

A la suite de l’occupation temporaire d’un immeuble à Bordeaux pour pallier aux carences de l‘État, les militants du DAL Bordeaux sont l’objet d’un harcèlement inacceptable de la part des autorités de police de Bordeaux d’une part,  et de l’ultra droite d’autre part.

Jeudi matin à 7h, la police en grand nombre a débarqué chez 4 militantEs du DAL Bordeaux, et a procédé à des perquisitions dans leurs logements. La police ne leur a pas présenté les justificatifs légaux.

Les ordinateurs, les disques durs et les téléphones portables ont été saisis. Puis les militantEs  ont été placés en garde à vue et interrogés à la suite d’une plainte pour une prétendue violation de domicile.

En l’absence de charges, ils ont été libérés vers 18h, mais seuls deux téléphones ont été restitués.  La police a indiqué aux militantEs qu’elle agissait sur ordre du Ministère de l’intérieur, et que le procureur était mobilisé.

Dans la journée une perquisition a été effectuée dans les locaux du syndicat Solidaires, qui accueille d’autres organisations, telles que la Confédération Paysanne, et où le DAL Bordeaux tient ses permanences. Solidaires n’avait pas été informé de cette intrusion policière  avec serrurier menée dans des conditions surprenantes.

Tandis qu’un site d’ultra droite de Bordeaux développe une propagande mensongère contre le DAL,  des insultes et des menaces de mort ont été proférées sur les téléphones de plusieurs comités, sur le facebook de la fédération Droit au logement, sur des téléphones privés.

Plutôt que de protéger des militants et des bénévoles dévoués à la cause des sans logis, la police et les autorités cherchent à les accabler et à les criminaliser.

La fédération Droit Au Logement dénonce cette stratégie répressive et finalement assez complémentaire, employée par les autorités de police contre le DAL Bordeaux, qui a tout fait pour que des solutions d’hébergement soient mises en places pour les familles sans logis, et que les lieux soient libérés.

La fédération Droit au logement rappelle que la répression et l’intimidation policière et judiciaire touchent de plus en plus fréquemment  des responsables et militants locaux, visant l’ensemble du mouvement,  et qu’elle se double depuis peu par des agressions et des menaces provenant manifestement de milieux d’extrême droite, en toute impunité.

Les militants de la fédération, réunis ce jour à Paris, expriment leur solidarité et leur entière confiance envers les militantEs de DAL Bordeaux, exigent l’arrêt immédiat de ces poursuites absurdes et excessives.

Le gouvernement doit faire cesser ce climat hostile à l’encontre du mouvement Droit Au Logement dans son ensemble, lequel est toujours resté non violent, et agit pour le respect de Droit Au Logement pour tous.

Un toit c’est un droit !

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Procès D.A.L33
22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 04:29
Solidaires 33 perquisitionné - Communiqué

BORDEAUX - Le 19 Juin 2013

Communiqué de presse

Atteinte à la liberté syndicale – Solidaires 33 perquisitionné

 
Les faits : Le jeudi 18 juillet 2013 au matin, sur ordre du procureur de la république, la police (en nombre impressionnant selon le voisinage), a forcé les portes du 8 rue de la course pour perquisitionner nos locaux.
 
A 10h56 ce même jour, un membre du bureau de Solidaires 33 reçoit un appel sur son portable, émanant d’un capitaine du commissariat central, pour l’aviser de venir récupérer les nouvelles clés installées par le serrurier.
 
Cette perquisition fait suite à l’interpellation de plusieurs membres du DAL33 (Droit au logement) consécutive à l’occupation d’un appartement Bordelais. En effet, nous hébergeons, dans le cadre de notre solidarité, plusieurs associations qui n’ont pas ou peu de moyens financiers.
 
Pour le DAL 33, nous mettons à disposition une boite aux lettres, un casier et la possibilité de tenir leur réunion dans notre local en fonction des disponibilités.
 
Solidaires 33 dénonce ces méthodes. En premier, la perquisition d’un local interprofessionnel relevant de l’atteinte à la liberté syndicale et ensuite la garde à vue des militants du DAL 33, disproportionnée au regard des fait incriminés.
 
Après échange avec les autorités compétentes, nous avons dénoncé l’arbitraire de ces pratiques, dans la mesure où ces mêmes autorités auraient pu nous contacter pour qu’on puisse assister à leurs investigations, pour vérifier qu’ils ne sont pas allés au-delà de leur mandat et éviter les frais que vont engendrer l’effraction de la serrure et les duplicatas de clés à refaire.
 
Aucun procès-verbal d’intervention, de saisie ou autre, ne nous a été transmis.
 
Le syndicat Solidaires 33, n’accepte pas cette politique répressive systématique envers ceux qui luttent pour une justice sociale et dénonce le maintien et l’accroissement de la politique de criminalisation de l’action syndicale et d’inculpation des militants.
 
Nous tiendrons une conférence de presse le 23 juillet à 11h30 dans notre local (8 rue de la Course) et sollicitons le soutien des autres organisations syndicales et associatives.
 

Pour Solidaires 33
 Gilbert Hanna : 06 85 63 50 38                                

Jean-Michel Gendek : 06 87 70 73 19                                        

Claude Joie : 06 60 86 73 19

Source :
http://solidaire33.free.fr/crbst_19.html

Un article dans Sud Ouest :
http://www.sudouest.fr/2013/07/21/solidaires-33-denonce-la-perquisition-de-ses-locaux-comme-une-atteinte-a-la-liberte-syndicale-1120742-7.php                                    

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Procès D.A.L33
12 juillet 2013 5 12 /07 /juillet /2013 17:44
Occupation Rue Planterose -  Communiqué du D.A.L 33

COMMUNIQUE du DAL 33, 12 juillet 2013, 18h30

En tout premier lieu, le D.A.L 33 tient à rectifier les informations circulant dans les médias concernant l’occupation par des familles sans logis d’un immeuble situé rue Planterose à Bordeaux.

Il tient à rappeler :
que cinq familles sans abri, dont 10 enfants de 1 à 16 ans, et une femme enceinte de 7 mois, occupent cette maison depuis trois semaines, avec le soutien du D.A.L 33 ;
- qu’avant d’occuper cette maison, le D.A.33L a sollicité régulièrement les autorités compétentes et rencontré le Préfet à plusieurs reprises, lequel a refusé de mettre sur pied une solution d’hébergement pour ces familles ;
- qu’avant l’installation des familles, des photos et un inventaire complet ont été réalisés. C’est pourquoi le D.A.L33 peut attester que cet immeuble, vide depuis au moins 6 mois, ne contenait pas d’objets - vêtements, drap, bijoux, papiers, tableaux, photos...-, que l’état intérieur du bâtiment était plus que défraîchi et que les sanitaires et les douches étaient défectueux.

Tous ces éléments nous ont amenés à penser qu’il était impossible que ce logement soit occupé, encore moins par une dame âgée isolée.

Ceci nous a d’ailleurs été confirmé par la propriétaire elle-même qui, lors de premiers échanges téléphoniques, a indiqué au D.A.L33, en présence de la police, qu’elle ne comptait pas rentrer chez elle avant le mois de septembre et que les familles pouvaient occuper son bien à la condition de prendre soin des lieux.

Face à cette situation particulière, les habitants, loin de vouloir spolier cette dame, ont proposé, par l’intermédiaire du D.A.L33, de régler les factures d’eau et d’électricité relatives à leur occupation.

Il semble que la posture de la famille ait changé radicalement entre ces premiers échanges et sa visite le 11 juillet.

Il n’a jamais été dans les modes d’action du D.A.L de priver des propriétaires de la jouissance de leur bien, le D.A.L revendiquant avant tout la réquisition de bâtiments publics. Ainsi, avant même la visite très médiatique de la famille, il avait été décidé de libérer cette maison, dès lors que des solutions d’hébergement auraient été mises en place.

Aujourd’hui, tous les pouvoirs publics, du Préfet de la Gironde au Ministre du Logement, sont saisis de ce dossier.

Nous tenons à souligner les menaces physiques, propos racistes et insultes dont ont été victimes les familles et les membres du D.A.L, menaces qui ne font que s’amplifier depuis l’article paru ce jour dans le quotidien Sud Ouest.

Le D.A.L 33 s’est fixé pour mission d’aider les gens à la rue et/ou en situation de mal logement quel que soit leur nationalité.  
Il n’a concrètement aucun pouvoir pour résoudre ces situations de détresse qui ne sont que la conséquence de la démission des pouvoirs publics locaux comme nationaux.

Nous espérons qu’une solution durable soit trouvée dès ce soir pour les familles de la rue Planterose, afin que TOUS bénéficient d’un toit, car un toit c’est un droit !!

Droit Au Logement – Gironde
8 rue de La Course – 33000 Bordeaux
Tel : 06 95 43 53 23
Mail : dal33gironde@gmail.com

 

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Procès D.A.L33