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19 février 2015 4 19 /02 /février /2015 10:46
RSA - Coucher ou pas coucher ?

Transmis par Sandra le 30 décembre 2014

Une fois de plus, je suis enchantée de constater que nous vivons dans la république de la fraternité. Je rencontre ce matin un jeune homme traumatisé par la CAF, un de plus. Il m'explique que ce bel organisme du social cherchait à savoir s'il vivait en couple ou pas. Et oui parce que pour toucher le RSA taux plein, 430 €, il faut être pauvre et ... célibataire. Le traumatisé m'explique comment la CAF un jour, lui a rendu une petite visite de courtoisie. On pourrait s'attendre à une visite de soutien moral, logique, on est sous régime socialiste...

« Bonjour, c'est la Caf, on vient vous souhaiter la bienvenue dans la misère sociale. On vient s'assurer qu'avec 430 € par mois vous arrivez à surnager dans la jungle libéralo-fasciste. Ca doit pas être facile tous les jours ! »

Eh ben, loupé ! Au lieu de ça, la Caf venait s'assurer que la déclaration de Monsieur était la bonne. Monsieur s'était déclaré célibataire, était-ce bien vrai ? Tout le monde sait que les pauvres sont des profiteurs, contrairement à Sarko-nouille ou à Cahuzac-rappe-tout and co, hein ?

Donc la madame de la Caf, entre chez Monsieur, sans y être invitée mais en étant vivement recommandée. Si la Caf ne peut pas rentrer, c'est la coupure des vivres, direct. Allez, hop, un pauvre qui n'ouvre pas, ça veut dire qu'il couche le salaud ! Je vais vous expliquer, très simple.

Le pauvre qui est au Rsa, il ne doit pas coucher car il est alors concubin. Et là c'est très grave pour lui !

Donc Monsieur explique qu'il est séparé de son ex-amie mais qu'il vivent pour l'instant sous le même toit car il n'ont pas d'autre solution. Il a 430 € de Rsa comme la madame de la caf le sait et il peut difficilement se loger. C'est là que la dame de la caf a trouvé une loucherie voire une fraude à la Prestation Sociale ! Un pauvre c'est forcément menteur et fraudeur…

C'est alors que l'Enquête a commencé. La Colombo de la Caf demande à visiter l'appart du terroriste et constate qu'il n'y a qu'un lit ! Ouh, on tient le roublard !

La collabo : « Vous dites ne pas être en concubinage, or il n'y a qu'un lit ». Là le pauvre a du démontrer qu'il y avait un canapé…La collabo perplexe, lui demande d'ouvrir les placards de la cuisine pour voir s'il y a bien deux marques de pâtes différentes. En effet des colocataires ne mangent pas la même marque de pâtes, des concubins : si !

Alors là j'avoue que j'ai été éblouie par les capacités de déduction des petits fonctionnaires rampants. Le théorème de la notion du concubinage chez le pauvre atteint de RSA, impressionnant !

Du coup, ça a éveillé chez moi quelques questions que je vais de ce pas, poser à l'administration de la solidarité. Un pauvre qui ne vit pas seul mais qui ne concubine pas, qu'a t-il le droit de faire ?

Dormir sur le canapé semble-t-il n'est pas approprié car suspect ? Le pauvre peut se lever dans la nuit et coucher avec le colocataire. Pas bon ! Surtout s'il ne mange pas de pâtes (ben vi du coup ya qu'un paquet !)

Et s'il n'y a pas de canapé ? Le pauvre peut-il coucher sur le tapis ? Pas sûr que ce soit bon, on se rapproche du cas n°1 (le pauvre est vicieux donc il se lève pour coucher)

Conclusion, le pauvre ne doit pas coucher (avec la colocataire). Mais peut-il dormir dans le lit même accompagné s'il ne couche pas ? Réponse de la Caf : s'il dort dans le lit, il couche forcément donc il est concubin ! Aïe !

Et si le pauvre vit avec un pauvre du même sexe ? Ah ! Là c'est plus compliqué, hein ? Et bien non ! là il peut coucher ou dormir, dans le lit ou sur le tapis, voire dans la baignoire, ya plus de soucis….La caf suspecte deux personnes d'être en concubinage uniquement lorsqu'elles sont de sexes différents. La grande loi paternaliste de RSA ne reconnaît même pas la diversité de goûts ! Arriérée !

Et si on est trois dans un appart ? On doit dire avec qui on couche et où on dort ? Et quand on couche à trois, ya une case spéciale avec cumul des revenus des trois ? Même si c'est deux fois dans le mois ?

Putain, je m'en sors avec mal de tête de ce truc ! Quel bordel ! Résultat je sais toujours pas si le pauvre peut coucher ou pas en toute sérénité

Récit d'une militante engagée. Sandra Aimard

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales Divers Faits
4 février 2015 3 04 /02 /février /2015 14:22
À la fac de Bordeaux, les étudiants choisissent l’option jardin

Depuis Reporterre le 22 janvier 2015

Sur le campus de l’université de Bordeaux, l’association AOC (Appellation Origine Campus) cultive son jardin et sème des graines de nature et de vivre ensemble. Un idéal de campus pour le XXIe siècle ?

C’est en 2011 que le campus de Pessac, à côté de Bordeaux, a vu pousser son premier jardin partagé. Il est né de la motivation d’étudiants en droit réunis dans l’association AOC, pour Appellation Origine Campus. On le trouve niché dans un coin du domaine universitaire, au fond d’une de ces grandes étendues d’herbe qui entourent les bâtiments.

Dès le départ, l’ambition d’AOC était multiple. D’abord, permettre à ceux qui n’en ont pas les moyens de s’alimenter en fruits et légumes. Il suffit d’adhérer à l’association et de participer au jardinage pour bénéficier de la production.

Une démarche environnementale aussi : le jardin fournit, par définition, des fruits et légumes locaux et de saisons, sensibilisant aux questions d’origine et de conditions de production des aliments.

Enfin, les initiateurs ont souhaité « partager le campus, ce bel espace, qu’il soit ouvert à tous, étudiants comme voisins », comme l’explique à Reporterre Lucas Bento, président et co-fondateur de l’association.

On y trouve donc des étudiants, profs, personnels de l’université, habitants des alentours ou même du centre ville. Ces derniers temps – avant la pause hivernale –, une petite dizaine de personnes faisaient vivre ce lopin de terre, un noyau dur de cinq ou six jardiniers, plus quelques autres qui participent à tour de rôle.

Un jardinage collectif

Ils se réunissent le dimanche pour jardiner, ensemble. Car pas question de répartir les parcelles en fonction des adhérents : « Chacun va pas faire sa patate dans son coin », rigole Lucas. C’est l’ensemble du groupe qui s’occupe des buttes, et, à la fin, la récolte est partagée en fonction des goûts et préférences de chacun.

Dans ce jardin collectif, les connaissances et savoir-faire sont eux aussi partagés. « En majorité, les gens qui viennent ont une sensibilité pour la terre, mais ne s’y connaissent pas beaucoup non plus. Par contre ils ont une vraie volonté d’apprendre », explique Lucas.

Fred, étudiant en portugais, a rejoint l’équipe il y a un an pour renouer le « contact avec la terre », présent dans sa famille d’origine rurale et qu’il avait perdu. Il apprécie ce fonctionnement où « on est libre de s’impliquer ». « Celui qui veut apprendre demande. Au début, on reste dépendant de la connaissance des autres, puis on devient indépendant. »

Au départ, la terre n’était pas bonne, constituée de remblais issus de la construction du tramway, chargée de cailloux. Mais petit à petit, les jardiniers en ont fait quelque chose de riche et vivant, utilisant notamment du compost, du fumier, des engrais verts ou encore la technique des « lasagnes ».

A l’autre bout du campus, L’astragale et la fourmi a monté son jardin il y a deux ans. L’objectif premier de cette association vieille d’un cinquantaine d’années est de proposer des sorties naturalistes, du nettoyage des plages à la découverte de la faune et la flore. C’est avec l’arrivée d’un étudiant québecois que le projet de jardin démarre. Un terrain est trouvé dans l’enceinte d’une annexe de la fac, et les étudiants s’en occupent rapidement. Ils plantent des arbres fruitiers, expérimentent différents types de buttes, des associations de cultures, fabriquent un hôtel à insectes.

Créer du lien sur le campus

Pour les membres d’AOC comme de L’astragale et la fourmi, faire connaître ces jardins et renouveler les jardiniers avec le plus de diversité possible est une nécessité. Ils profitent notamment des évènements qui ont lieu sur le campus pour attirer du monde, organisant des visites de leurs potagers.

L’étape suivante serait de créer des liens entre ces initiatives – auxquelles il faut rajouter les deux jardins étudiants internes à l’école d’architecture et l’école d’agronomie de Bordeaux. L’idée est donc venue à Emeric, de L’astragale et la fourmi, de créer des Incroyables comestibles Campus. Faire des plantations dans des lieux visibles afin que ceux qui y passent puissent se servir constituerait en outre un bon moyen de faire connaître les jardins existants et d’y faire venir les gens.

En fin de compte, si les récoltes sont loin de permettre une autonomie, ces jardins campus font au minimum croître le lien social, dans un espace qui en manque souvent. « On est devenus de vrais potes, grâce au jardin », nous dit la bande d’AOC, « c’est pas juste un jardin, pas qu’un lieu de production. C’est un lieu de vie. » Sans oublier, ajoute Emeric, que « ce qu’on veut c’est expérimenter. Notre but c’est pas de nous nourrir, c’est d’apprendre. » Créer des liens, apprendre, renouer le contact avec la terre : un idéal de campus pour le XXIe siècle ?

Lire aussi : Sur le campus de Bordeaux, les étudiants découvrent la récupération organisée
http://www.reporterre.net/Sur-le-campus-de-Bordeaux-les

Source :
http://www.reporterre.net/A-la-fac-de-Bordeaux-les-etudiants

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales
26 mars 2014 3 26 /03 /mars /2014 04:17
[Bordeaux - 9 avril] 5 militants du DAL33 devant les tribunaux

Transmis le 25 mars

Bonjour,

Veuillez trouver ci-dessous et en pièce jointe au format pdf le communiqué de presse émis par le COMITE DE SOUTIEN aux 5 membres du DAL33 qui passent au tribunal le 9 AVRIL.

Bien cordialement,
Le comité de soutien
Contact Presse 06 28 05 26 74

***
5 militants du Droit Au Logement de Gironde devant les tribunaux

Le lundi 24 Février 2014 s’est créé à Bordeaux le Comité de Soutien aux 5 personnes prévenues du Droit au Logement de Gironde (DAL33).

Au motif d’une prétendue violation de domicile, chacune encourt 1 an de prison et 15 000 euros d’amende.

Le DAL 33 est une association loi 1901, il constitue un des 30 comités actifs en France et réunis en fédération. L’objectif premier de ces comités est d’ « Unir et d’organiser les familles et les individus, mal-logés ou concernés par le problème du logement, pour la défense du droit à un logement décent pour tous » (http://droitaulogement.org/la-charte-du-dal/).

Ces 5 personnes ont été arbitrairement choisies parmi des centaines d’autres à Bordeaux et en France qui s’engagent à porter assistance aux familles sans logement, mal logées ou menacées d’expulsion parce qu’elles se sentent tout simplement concernées et solidaires face à la détresse d’autres êtres humains. Elles n'agissent qu'en conséquence des défaillances de l’État à faire appliquer la loi, par un simple manque de volonté politique.

Le but de ces poursuites est d’effrayer et décourager les initiatives individuelles pour affaiblir, isoler et casser les résistances collectives. La liste est longue des autres mouvements ou formes d’expression qui subissent le même type de répression aujourd’hui.

Le comité dénonce formellement ces poursuites judiciaires, et ne restera pas sans réagir face à cette tentative manifeste de pénaliser la solidarité.

Nous appelons donc à une forte mobilisation aux cotés des 5 prévenu.e.s afin que la solidarité reste encore un droit à défaut d’un devoir.

Nous appelons à un grand rassemblement le jour du procès le mercredi 9 Avril 2014 à partir de 13h devant le Tribunal de Grande Instance, parvis des Droits de l’Homme à Bordeaux.

Nous demandons la relaxe des 5 prévenu.e.s et l’abandon de toute poursuite à leur encontre.

Le comité de soutien aux prévenu.e.s du Dal 33

Contact :
06 28 05 26 74

*
NB : Rappel des faits :

80 personnes se retrouvent à la rue en juillet 2013, sans aucun autre recours que des associations bénévoles.

Le 12 Juillet la police est intervenue pour vider un immeuble vacant, rue Planterose occupé par certaines de ces familles sans logis en détresse avec une femme enceinte et des enfants en bas âge.

Ces personnes ont été expulsées le 16 Juillet suite à une forte médiatisation.

Le 19 Juillet à 7h du matin, 25 policiers ont été mobilisés pour perquisitionner l’appartement de 4 militants du DAL33. Ils ont immédiatement été mis 12h en garde à vue et leurs matériels personnels ont été saisis. A cette occasion, le local mis à disposition du DAL par le syndicat Solidaires a été fracturé. Le 19 septembre, la garde à vue a été renouvelée pour les 4 militants et un 5ème y a été placé pour la première fois.

Extrait de la convocation au tribunal correctionnel de Bordeaux : Il leur est reproché de : « S’être à Bordeaux, entre le 6 mars 2013 et le 12 juillet 2013, en tout cas depuis un temps non couvert par la prescription et sur le territoire national, introduits ou maintenus dans le domicile de Odette L. à l’aide de manœuvres, menace, voies de fait ou de contrainte, en l’espèce en fracturant la porte d’accès, en effectuant le changement de serrures de l’appartement, en y pénétrant pour y installer plusieurs familles étrangères, en imposant la présence de ces dernières dans le domicile, sans le consentement du propriétaire. »

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Infos Locales Agenda d'Ici Solidarité Procès D.A.L33
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 23:26
Appel à création d'un comité de soutien aux 5 du D.A.L33

Appel à la création d’un comité de soutien

 

Lundi 24 février 20h - 8 rue de la Course - Bordeaux Tram C - Arrêt Paul Doumer

 

Bonjour à tous !

 

Le Parquet de Bordeaux attaque 5 membres de l’association Droit Au Logement 33 sous prétexte d’une prétendue violation de domicile.

 

Ils encourent 1 an de prison et 15000 euros d’amende.

 

Rappel des faits : Le 12 Juillet la police est intervenue pour vider un immeuble vacant, rue Planterose occupée par des familles sans logis en détresse avec enfants bas âge.

Ces personnes ont été expulsées le 16 Juillet suite à une forte médiatisation.

 

Le 19 Juillet, 4 militants du DAL33 sont mis 12h en garde et vue.

 

Leurs logements sont perquisitionnés et leurs effets personnels sont saisis. La garde a vue a été renouvelée le 19 Septembre.

(Pour plus de détails : _ http://dal33.over-blog.com/communiqu%C3%A9-du-d.a.l-gironde)

 

Au travers de ces poursuites judiciaires contre 5 membres d’une même association, c’est le droit de chacun à relever les déficiences de l’état et tenter d’aider les plus démunis, qui est remis en cause. Nous assistons à une forme de criminalisation de la solidarité face à laquelle nous ne resterons pas sans réagir.

 

Parce que :

  • à défaut de non application de la loi de réquisition de 1945, le squat devient inévitablement une solution temporaire de dernier recours pour de nombreux sans-abris ;
  • on ne peut faire taire tous ceux qui sont critiques envers l’Etat ;
  • à défaut d’une vraie politique qui combat la crise du logement, l’État doit au minimum assurer l’hébergement d’urgence pour tous ceux qui en ont besoin en vertu de l’arrêté du conseil d’État du 10 février 2012 ;
  • il est trop facile d’accabler les militants qui œuvrent et s’exposent sur le terrain au côté des démunis ;

 

nous vous invitons à la première réunion d’organisation du comité de soutien au DAL33 et aux 5 accusés, le 24 Février 2014 à 20h au local 8 rue de la Course 33000 Bordeaux.

 

Nous tenons à vous rappeler que le DAL est indépendant idéologiquement, politiquement et financièrement.

 

Venez en nombre, votre soutien est particulièrement important dans ces moments critiques.

 

Le Comité de Soutien DAL33

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Agenda d'Ici Infos Locales Procès D.A.L33
18 février 2014 2 18 /02 /février /2014 23:11
Procès pour en correctionnel pour 5 membres du D.A.L33

Bordeaux le 8 février 2014

 

Communiqué du Droit Au Logement de Gironde

 

Le mercredi 9 avril 2014, cinq membres du Droit Au Logement de Gironde (D.A.L33) sont convoqué-e-s au tribunal correctionnel afin de répondre des faits suivants :
« S’être à Bordeaux, entre le 6 mars 2013 et le 12 juillet 2013, en tout cas depuis un temps non couvert par la prescription et sur le territoire national, introduits ou maintenus dans le domicile de Odette L. à l’aide de manœuvres, menace, voies de fait ou de contrainte, en l’espèce en fracturant la porte d’accès, en effectuant le changement de serrures de l’appartement, en y pénétrant pour y installer plusieurs familles étrangères, en imposant la présence des ces dernières dans le domiciles, sans le consentement du propriétaire. »

 

Ce procès fait suite aux perquisitions et gardes à vue de l’été dernier après la plaine contre X déposée par Mme L. pour la violation de son domicile rue Planterose à Bordeaux.

 

Lire ici :
http://dal33.over-blog.com/communiqu%C3%A9-du-d.a.l-gironde
http://dal33.over-blog.com/nouvelle-garde-%C3%A0-vue-pour-les-militants-du-dal33

 

Pour les faits qui leurs sont reprochés les membres du D.A.L33 encourent une peine d’un an de prison et 15 000 euros d’amendes.

 

Alors que des centaines d’individus et de familles sont à la rue, que la loi de réquisition n’est toujours pas appliquée bien que Bordeaux regorge de 10 411 logements vacants (chiffre INSEE, recensement 2010), alors que des expulsions ont lieu en plein hiver et que l’on mure des bâtiments pour que personne ne puisse pas s’y abriter, ces membres du D.A.L33 , solidaires des sans abris,  sont donc aujourd’hui trainé-e-s devant les tribunaux et risquent de la prison ferme pour s’être mobilisé-e-s  pour l’application du droit de chacun-e  à un « logement convenable, y compris à une protection légale contre l'expulsion » (Cf. Déclaration Universelle des droits de l’Homme).

 

Le Droit Au Logement vous appelle à faire preuve de solidarité et d’indignation.

 

Nous vous donnons d’ores et déjà rendez-vous le mercredi 9 avril à 14h au tribunal correctionnel de Bordeaux, 30 rue des Frères Bonies.

 

Un comité de soutien est en train de se constituer afin d’organiser ce rassemblement et appeler au soutien financier. Celui-ci vous contactera dès que les bases en seront posées.

 

Soyons nombreux/euses à nous mobiliser contre la criminalisation de la solidarité et pour un toit pour tous !

 

Merci de faire suivre ce communiqué dans vos réseaux.

 

Droit Au Logement 33

 

Contacts :

DAL33 (Droit Au Logement de Gironde)

Tel : 06 95 43 53 23

Mail : dal33gironde@gmail.com

Blog : http://dal33.over-blog.com/

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Communiqué Infos Locales Procès D.A.L33
12 septembre 2013 4 12 /09 /septembre /2013 12:08
A la rentrée, le préfet sort les enfants...

Septembre 2013

Rue de Bègles à Bordeaux le 4 septembre 2013 : Les autorités procèdent à l'expulsion d'un squat de 3 familles roms (13 personnes dont 7 enfants). L'immeuble en parfait état appartient au bailleur social Domofrance et était resté inoccupé pendant au moins 5 ans auparavant.

...des écoles. Expulsés d'un lieu de vie appartenant à Domofrance, laissés à l'abandon depuis plusieurs années, trois familles se sont retrouvées à la rue le quatre septembre 2013 grâce au concours de la force publique. Ce dispositif déployé pour ce gâchis relevait bien de la force quant à sa disproportion. Le public du quartier se trouvait, lui, plutôt attristé...et impuissant.

Les drôles (7 enfants de 2 à 12 ans), loin de rejoindre les bancs de l'école du secteur, ont surtout vu s'éloigner leurs lits embarqués dans les deux camions des déménageurs.

Le commissaire n'en avait rien à faire et l'huissier rien à scier.

Banal, cent fois banal, ça arrive tous les jours en France.

Forte de son bon droit, Domofrance, qui avait quelques mois auparavant fait changer les garde-corps de l'étage - vous comprenez, c'est rapport à la sécurité des enfants - a cru bon de jouer les garde meubles. Ce bailleur social réputé dispose d'un patrimoine immobilier digne du Vatican. Mais sa parcimonie en matière d'attribution de logement social est égale a sa dimension.

Qui sait, la société Domofrance proposera-t-elle aux enchères publiques les quelques biens de ces fâcheux squatteurs?   Histoire de payer l'huissier, faut bien que tout le monde croûte, n'est ce pas ?

Sans aucun appel d'offre (à notre modeste connaissance) la société de blindage Sitex, dont nous ne souhaitons nullement faire la publi-incité, s'est empressée de transformer ce logement vacant en bunker, dans un temps voisin de l'action de la police, c'est à dire immédiatement.

Nous nous interrogeons, Domofrance propose-t-il des bunker-Sitex à la location ?

La privation d'accès au logement ne se décline pas seulement sous forme d'expulsions spectaculaires, de mesures anti-squat onéreuse ou d'OQTF (Obligation à Quitter le Territoire Français) discriminatoires, mais surtout, insidieusement, sous forme d'interminables files d'attente auprès des bailleurs sociaux et de vains appels de détresse vers le 115.

Ceci touche tout le monde, désormais sans toit, nous sommes quoi ?

Un toit, c'est un droit.

Selena

 

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales
4 septembre 2013 3 04 /09 /septembre /2013 12:07
Roms qui roulent n’amassent pas M.O.U.S

Septembre 2013

Ca y est ! Le grand ménage estivalls s’achève, les riverains de droite (et de gauche) se frottent les mains : le kyste rom de Thiers-benauge est éradiqué.

Sur l’esplanade nue, les planches recyclées du marché de Noël s’amoncellent, pour un peu, ça donnerait le Tourny. Quelques minutes auront suffi aux bulldozers pour détruire les dernières masures insolites qui servaient d’abri aux familles.

Ci-git un campement « Rom » de moins, démoli comme tant d’autres en France, simultanément. Ailleurs, dans la ville, plusieurs autres lieux de vie ont été évacués par la force « publique », sous l’œil complice de la police de Sofia.

Les allers involontaires vers la Bulgarie sont déjà organisés, à 50 euros par adulte et 30 par enfant c’est in fine pas trop cher pour envoyer promener ce peuple sans terre ; pas de quoi se payer le retour volontaire ni le cartable de la rentrée !

Quelques familles escamotées temporairement dans des hôtels, quelques autres « intégrées »dans le dispositif M.O.U.S (1), deux charters vers Sofia, et toutes les autres dispersées avec hardes et bagages dans la ville, voilà une logistique rondement menée : circulez, y’a plus rien à voir !

Mais, prenez garde braves gens de Thiers, chassez le « romanichel »(2) et il revient dans l’agglo ! Sous son manteau de bronze vert à 500 000 euros, Chaban tremble, et s’ils revenaient ? En Bulgarie, la colère gronde contre un régime brutal et corrompu.

Aussi, pourquoi nos expulsés d’ici ne serviraient-ils pas de pâture au ressentiment populaire là-bas ? Ca s’est déjà vu. Peut-être songera-t-on alors à rouvrir le camp d’internement de Mérignac Beaudésert qui enferma jadis tous les nomades de Gironde (3) avant leur déportation ?

Mais non, j’exagère, nul besoin de nos jours de solution aussi finale, il suffit juste de traquer toute forme d’installation et de harceler le migrant jusqu’à le décourager…Sinon, comprenez-vous, ça risque de créer un appel d’air dans ce pays irrespirable.

IL N’Y A PAS PIRE ELOIGNEMENT QUE CELUI D’ETRE ETRANGER A SOI-MEME, aucune Obligation de Quitter le Territoire Français n’y changera rien. Jamais.

Selena

  1. Machin Obsolète Ubuesque et Sélectif, accessoirement Maîtrise d’œuvre Urbaine et Sociale.

  2. En langue Romani, »romanicel » : groupe de roms.

  3. Voir : revue histoire de la shoah, septembre-décembre 2000 n°170, texte d’Emmanuel FILHOL.

 

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales
18 juin 2013 2 18 /06 /juin /2013 15:46

LogoDal

 

2012 / Introduction

 

Le DAL33 est refondé en collégiale.

            Au départ, 4 membres y sont inscrits.

            En mai 2013 : 16 membres et une cinquantaine de sympathisants

 

            En mars 2012, le DAL33 suivait un seul squat. Depuis, il a suivi des squats dans 5 immeubles et 1 appartement. Il soutient aussi 6 squats autonomes.

 

            De mars 2012 à avril 2013, en dehors des squats et des 21 familles de l'immeuble de Thiers Benauge, le DAL33 a fait avancer 10 affaires. Au total, il sera venu en aide à plus de 60 familles. Et, nous n’évoquons pas ici les entretiens pour lesquels le DAL33 a seulement donné du conseil.

 

            Le DAL33 travaille avec 5 avocats. Il sollicite, et éventuellement fait pression sur les services sociaux institutionnels et/ou associatifs. Il intervient régulièrement dans les médias et organise des manifestations.

 

Ce document met en valeur certains évènements sans pour autant rendre compte du travail de longue haleine effectué par l’association.

 

Juin 2012

 

Lutte contre l'expulsion imminente d'un locataire

Le Tribunal d'Instance saisi par un propriétaire impose à son locataire quinquagénaire de payer à ses dettes de loyer à raison de 100 euros par mois. Ce que fait ce dernier. Sauf, que le propriétaire – qui n’en est pas à son premier accroc – refuse d'encaisser les chèques ; ce qui a pour effet selon la décision du tribunal de lancer la procédure d'expulsion.

ðNous solliciterons un avocat pour défendre le locataire. A l'issue du délibéré, aucune décision ne sera prise, le juge voulant relancer le débat. Entre temps, le locataire a trouvé une solution de relogement.

 

Réquisition médiatique d'un immeuble vacant depuis 14 ans appartenant à un bailleur social au service de la mairie de Bordeaux qui est aussi un grand acteur de la spéculation immobilière et de la gentrification du centre ville.

ðC'est un succès médiatique qui fait entre autre la une du France3 régional et de 2 articles dans le quotidien régional Sud Ouest

ðNous rentrons en contact avec le directeur de cette société mixte qui essaie de se dédouaner sans nous convaincre.

 

 

Juillet 2012

 

Médiatisation nationale d'une guerre de 10 années menée par une locataire contre le syndicat de copropriété qu'elle accuse de faire payer des charges abusives.

ðMalgré cela, elle n'aura pas gain de cause au tribunal. Son expulsion intervient un mois plus tard au cours de laquelle elle fait une tentative de suicide. Depuis, elle est internée à l'hôpital. Elle refait surface et elle semble prête à refaire sa vie. Cependant, elle envisage que l'affaire soit poursuivie en cassation.

 

Une mère de 5 enfants, victime de l'escroquerie d'un faux propriétaire, est attaquée au tribunal par le vrai propriétaire – un bailleur social – pour occupation illégale de son habitat.

ðPar manque de preuves, nous ne pourrons efficacement la défendre. En avril 2013, elle occupe en toute autonomie un squat que nous soutenons. Les services sociaux lui ont fait plusieurs propositions d'hébergement en attendant de lui trouver un logement.

 

Une mère de 3 enfants en hébergement d'urgence est menacée d'être mise à la rue par les services sociaux.

ðNous interpellons ces services puis le Conseil Général et enfin la mairie de Bordeaux qui finit par trouver une solution de relogement pérenne au bout de 3 semaines

 

 

Août 2012

 

Evacuation du squat de la rue Cornac suivi depuis un an par le DAL33

Ce squat était occupé par des caucasiens ayant eu un parcours de demande d'asile. 24 adultes et 25 mineurs y ont vécu.

ðDe la rue au squat, leur santé s'est nettement améliorée. Ils ont pu entamer les démarches administratives de scolarisation des enfants, de suivi social, de régularisation et ainsi près de 60% ont pu trouver ensuite un logement pérenne.

ðUne vidéo réalisée à cette occasion par le DAL 33 et mise en ligne sur sono blog (http://dal33.over-blog.com/) est visionnée 440 fois

 

Suivi du squat  de  la rue Minvielle pour reloger au départ une partie des occupants de la rue Cornac soit actuellement, 6 familles.

ðEn octobre 2012, sous prétexte fallacieux d'insalubrité, le propriétaire attaque avec une ordonnance sous requête auprès du Tribunal de Grande Instance ayant pour effet l'expulsion dans la semaine qui suit - une pratique encouragée par certains juges bordelais. L'un de nos avocats aura réussi dans le temps imparti à contrer la partie adverse la renvoyant au Tribunal d'Instance pour une procédure classique.

ðDepuis avril 2013, le squat est menacé d'expulsion, les recours juridiques ayant été épuisés.

 

 

Septembre 2012

 

Suivi du squat de la rue Poyenne. Il est occupé par 4 familles.

=> A partir de juin 2013, le squat sera menacé d'expulsion les recours juridiques ayant été épuisés.

 

Mise en garde à vue d'un membre du DAL33 et d'une famille. Ils auront été interpelés après l'installation dans une maison appartenant à la Communauté Urbaine de Bordeaux.

ðLa GAV aura duré de 22h30 à 17h30 le lendemain. L'affaire est classée sans suite avec un simple rappel à la loi.

ðDAL33 fait un communiqué de presse pour dénoncer cette GAV ainsi que l’inaction des pouvoirs publics concernant les familles de la rue Cornac et une vidéo est placée sur le blog, visionnée 240 fois.

 

 

Octobre2012

 

Suivi d'un deuxième squat rue Poyenne appartenant à un bailleur social. Ces appartements en parfait état avaient été laissés vacant pendant 6 mois ! Il est occupé par deux familles prioritaires DALO (Droit au Logement Opposable).

ðPassage au tribunal fin mai 2013

 

Expulsion illégale d'un squat  d'une famille rom (7 personnes, dont 5 jeunes enfants) par les autorités. L'intervention de la police s'est produite sans aucune procédure juridique.  La famille habitait dans cette maison depuis 3 jours. Laissé à l'abandon depuis longtemps, ce lieu appartient à la C.U.B.

ðNous avons écrit un communiqué de presse dénonçant cet acte.

 

Suivi du squat de la rue Carles Vernet. Il est occupé par 3 familles rroms dans un lotissement. Le propriétaire, la Communauté urbaine de Bordeaux lance alors une procédure d'expulsion sous prétexte que l'entrepôt à côté habitats de fortune est voué à la destruction.

ðNous maintenons à l'aide d'avocat la procédure jusqu'en mars 2013, où, pour échapper à l'expulsion, les familles quittent les lieux. Aujourd'hui (mai 2013), les habitats sont détruits, mais pas l'entrepôt.

 

 

 

Novembre 2012

 

Concert rock de soutien au DAL33 : Avec les groupes O.P.A & Breaking Fuel. Il nous aura permis de récolter 350 euros.

 

Manifestation de soutien à la Zone A Défendre de Notre Dame des Landes et contre toutes les expulsions, à l’initiative du DAL33 et du collectif Contre Les Abus Policiers. Cette manifestation a débuté sur la place Pey Berland et a réuni 80 personnes.

 

Rencontre avec l’association CAIO, principal acteur de l’hébergement d’urgence de la communauté urbaine bordelaise, pour tenter d’approfondir nos relations avec cette structure et pour impliquer les travailleurs sociaux qui y travaillent vers des actions militantes ; c’est un échec.

 

 

Décembre 2012

 

Une mère de 3 enfants dont un bébé vit dans un logement indigne (infecté de rongeurs, installations dangereuses, chauffe-eau en panne, ...) tenu par un marchant de sommeil

ðNous intervenons auprès des médiateurs de la mairie et d’une élue municipale (MODEM)

ðNous signalons la situation au procureur de la république, au juge des enfants, et à la Direction Départementale de la Cohésion Sociale

ðNous maintenons la pression sur la DDCS et obtenons au bout d'un mois un relogement pérenne en urgence chez  un bailleur social

ðLa maman n'a toujours pas décidé d'attaquer le propriétaire en justice.

 

Suivi du squat de la rue Marcel Sembat à Bègles. Il est occupé par 3 familles rroms dont 6 enfants scolarisés. De nombreux voisins font des dons matériels pour aider les familles.

 

Le DAL33 a rendu public la réquisition de l’ancien hôtel des impôts de Bordeaux, situé au 13 rue Thiac. Un bâtiment public, magnifique, inoccupé depuis des années, plus que salubre et sans projet de réhabilitation. 45 mn après qu’une cinquantaine de personnes soient rentrées dans le bâtiment, les forces de police sont intervenues en force (coups, gazage) pour expulser tout le monde.

ðSollicitation de l'Etat pour réquisitionner ce bâtiment pour l'hébergement d'urgence et/ou comme local d'associations à caractère social qui sont en recherche d'un lieu adéquat. Rencontre en février avec des élues EELV de la Région et de la Communauté Urbaine de Bordeaux pour tenter de donner suite … On en reparle également au secrétaire général de la préfecture lors d’une rencontre en avril : tout le monde botte en touche
 

Intervention médiatique à la venue de Madame Duflot

La ministre du logement vient à Bordeaux faire le point sur la situation du dispositif hivernal d'hébergement d'urgence.

ðA la sortie du CAIO (association locale qui cogère le 115), des militants du DAL33 l'interpellent devant les médias. Sud Ouest et France3 publient des articles mettant en exergue nos critiques.

 

 

Janvier 2013

 

Expulsion d'une dame handicapée pour arriérés de loyer

=> Elle a réussi aujourd'hui à se loger par elle-même

 

 

Février 2013

 

Lors de sa venue à Bordeaux, le DAL33 donne en main propre à la ministre de la justice Madame Taubira  une lettre dénonçant les refus d'Aide Juridictionnelle du Tribunal de Bordeaux pour les personnes sans revenu!

ðQuelques semaines après, nous remarquons un net assouplissement de la justice bordelaise.

ðA cette occasion nous avons eu la preuve absolue que la DCRI (ex service des Renseignement Généraux) espionne nos mails

 

 

Une personne est expulsée en plein hiver  sans possibilité d'accès à ses meubles par un important bailleur social. Du coup, il ne peut même plus voir ses enfants en garde alternée.

ðAu moment, où nous rencontrons la personne, l'expulsion a déjà eu lieu et il est donc trop tard pour la réintégration. Mais, nous engageons un avocat pour demande de dommages et intérêts.

 

Contacts privilégiées avec une avocate qui dispense une petite formation juridique à une dizaine de bénévoles

 

 

Mars 2013

 

La mairie de Bègles via le journal régional Sud Ouest publie un article visant le squat de Marcel Sembat prétextant que ces nouveaux venus coûtent trop cher à la commune !

ðNous répondons par un communiqué de presse dénonçant l'absurdité de ces propos discriminatoires.

 

Suivi du squat de la rue de Bègles pour reloger les familles qui ont quitté le squat de Carles Vernet. Cet immeuble en parfait état était resté inoccupé pendant un an par un très important bailleur social sous prétexte d'un projet de chantier de réinsertion.

ðLe bailleur au courant de la situation n'a pas lancé jusqu'à présent (mai 2013) d'attaque en justice.

 

Pour la journée de mobilisation nationale du 16 mars, le DAL33 décide de faire + qu’une manif : Nous auto-produisons un documentaire, avec 6 témoignages de membres du DAL33 et de personnes que nous défendons. Une cinquantaine de personnes assistent à la projection malgré la pluie.

 

Intervention auprès d’une association de bénévoles (Unis-cité) pour sensibilisation à la question du droit au logement : Cette intervention s’est déroulée en deux temps. 2 membres du DAL sont allés présenter les enjeux et les activités du DAL devant une vingtaine de bénévoles ; 2 autres membres du DAL ont été interviewés par certains de ces bénévoles dans le cadre d’un documentaire sur « les solutions alternatives de lutte contre la précarité »

 

Intervention à l’invitation d’une association Franco-colombienne autour d’un regard croisé sur les questions de pauvreté et de logement en Colombie et en France. 2 bénévoles du DAL ont participé à une journée d’échanges et de tables rondes, très enrichissantes.

 

 

Avril 2013

 

Un couple avec 3 enfants en bas âge ne peuvent vivre depuis un an que dans leur salle de séjour, car les autres pièces sont infestées par une humidité irrespirable au point de mettre en danger la santé des enfants.

ðnous engageons un avocat pour attaquer le propriétaire

ðnous sollicitons l'Agence Régionale de la Santé pour une expertise approfondie et pour faire pression sur le préfet.

 

Nous sommes rentrés en contact avec 20 familles qui logent dans l’immeuble rue Thamin dans le quartier de Tiers Benauge à Bordeaux. Ces familles étaient prises en charge dans ce bâtiment par le dispositif hivernal 115 et suivies par l'association Diaconat. Ce dernier n’a pu continuer et s’est vu obligé de demander aux familles de partir sans proposer de solution alternative.

ðLes familles ont décidé de rester. Le DAL33 soutenant cette démarche, a monté la garde pendant une semaine. En même temps, il a mis en garde les autorités par communiqué de presse, a rencontré le Diaconat, le bailleur social de l'immeuble, puis la directrice de la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et le secrétaire général de la préfecture qui ont fini par assurer que les familles pouvaient rester dans leur logement.

ðUne pleine page dans Sud-Ouest et un reportage audio sur France Bleue Gironde dans les 3 éditions matinales du journal d’information

 

Un couple avec 3 enfants et un à venir ayant de fortes dettes nous a contacté en décembre. L’expulsion demandée par le propriétaire, une société privée, est décidée au 28 mars. L’ensemble des problèmes vient du titre de séjour du mari : il est régulier en France (titre de séjour Italien), mais ne peut pas travailler en France car la préfecture, de manière erronée, ne l’y autorise pas. Ils n’ont donc pu payer leur loyer au bout d’un moment. Le jour venu, l’huissier s’est présenté et le couple a refusé de partir ; l’huissier saisi la préfecture pour un recours à la force publique.

ðUn recours gracieux concernant le titre de séjour est déposé et accepté : le mari est régularisé avec autorisation de travailler, et retrouve du travail immédiatement.

ðUn avocat attaque la préfecture pour demander des dommages et intérêts pour le préjudice subi par cette erreur.

ðUn dossier DALO est rédigé par l’assistante sociale qui les suit dans le cadre de la saisie des services sociaux par la préfecture suite à la demande de recours à la force publique. Ils sont en sécurité jusqu’au mois de septembre au moins.

 

Une mère et sa fille de 17 ans (elle a aussi 3 autres enfants placés en famille d'accueil) ont reçu le procès verbal d'expulsion du squat qu'elles avaient aménagé. Le propriétaire demande au préfet le concours de la force publique et l'huissier vient faire pression tous les 2 jours.

ðNous engageons un avocat pour saisir le Juge de l'Exécution (JEX) afin d'obtenir des délais. La procédure n'est pas suspensive et la force publique intervient le lendemain du dépôt de la saisie. La mère aura réussi malgré tout à trouver une chambre dont elle assume le loyer. La fille vit chez son copain.

 

Une mère de deux enfants reçoit par SMS d'EDF une menace de coupure d'électricitédans les deux jours qui suivent, pour cause d'impayés.

ðNous envoyons un courrier en LRAR directement à ERDF lui rappelant son obligation de maintenir un minimum de courant et le menaçant de l'attaquer au tribunal en vertu de plusieurs articles de loi si la coupure avait des conséquences graves sur la famille. Nous lui demandons de proposer un échéancier de paiement plus approprié aux ressources de la famille, ce que finit par faire EDF sans couper l'électricité.

 

Un propriétaire accompagné de la police vient enlever les fenêtres et portes d'un squat sans l'aval d'aucune  procédure juridique.

ðLors de la rencontre avec le secrétaire général du préfet, nous nous indignons de cette situation. Nous accompagnons le squatteur au commissariat où nous apprenons que la plainte de la police pour rébellion, outrage et dégradation est classée sans suite (et pour cause, puisqu’il avait été victime et non coupable !). Le squatteur se réserve le droit de porter plainte contre le propriétaire pour voie de fait. Il continue à vivre dans les lieux.

 

 

CONCLUSION

 

Le DAL33 est intervenu dans la plupart des domaines du logement : squats, réquisition, pouvoir des syndics de propriété, gentrification, spéculation immobilière, expulsions abusives, marchands de sommeils et faux propriétaires, hébergement d'urgence, habitats indignes ou insalubres, maintien des fluides (eau/électricité), … Plusieurs  membres du DAL33 interviennent au sein des squats dans des activités annexes fêtes, animations avec les enfants, réunions/discussions autour de l’interculturalité et du genre, ...

 

Depuis un an, le DAL33 a une vraie existence incontestable. Il est reconnu par les institutions et par la presse. Les familles que nous suivons ou que nous rencontrons font de plus  en plus confiance à notre association au point que certaines participent activement à nos actions. L'enjeu actuel de notre association en pleine croissance est de s'organiser afin d'intégrer tous les nouveaux militants sans perdre de liberté, souplesse et réactivité.

 

DAL 33, Lundi 20 mai 2013

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Publié par Droit Au Logement - Bordeaux - dans Infos Locales