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19 janvier 2015 1 19 /01 /janvier /2015 15:54
Sans-abri - Déjà 14 morts en France en 2015

Transmis par Rafi le 15 janvier 2015

PAUVRETÉ - Selon le collectif Les Morts de la rue, 14 décès sont déjà à déplorer au cours des 14 premiers jours de 2015. L'an passé, 450 victimes ont été à déplorer.

Quatorze morts en quatorze jours. C'est le bilan glaçant qui a été communiqué mercredi par le collectif Les Morts de la rue, qui recense les victimes du mal-logement en France. D'après le collectif, qui ne précise pas les causes de ces décès, l'âge moyen des victimes était de 44 ans.

En 2015, nous avons déjà appris 14 décès "SDF" à 44 ans en moyenne. Nous continuons d'apprendre des décès de l'an... http://t.co/xhkzzUg1lI
Mortsdelarue (@Mortsdelarue) 14 Janvier 2015

Sur son site Internet, le collectif a détaillé la liste de ces victimes, dont les décès ont été constatés principalement à Paris (7 morts) et en banlieue parisienne (3 morts), ainsi qu'à Lille, Lyon et Marseille.

La plus jeune victime, Francesca, était âgée de 2 mois, et la plus âgée, Georges, avait 69 ans.
http://www.mortsdelarue.org/spip.php?article14

L'an dernier, le collectif avait déploré pas moins de 450 morts dans les rues de France, et autant l'année précédente.

Source :
http://www.metronews.fr/paris/sans-abri-deja-14-morts-en-france-en-2015/moao!QJIlyEcRNkGg/

Le collectif Les Morts de la Rue :
http://www.mortsdelarue.org/

 

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:40
Les sénateurs adoptent le projet de loi anti-squat

Transmis par Marion le 10 décembdre 2014

Natacha Bouchart (Sénatrice U.M.P du Pas de Calais) veut faire la peau aux squats, un fléau à Calais. Elle a maintenu sa position mais a dû revoir sa copie : projet de loi adopté mercredi.

D’un projet de loi initialement prévu pour « faciliter l’expulsion des squateurs de domicile », voilà le projet de Natacha Bouchart adopté hier par le Senat, mais l’intitulé a été modifié. Un projet adopté pour une copie revue, le projet de loi tendant désormais « à préciser l’infraction de violation de domicile », a-t-on indiqué au Senat hier lors des débats, après le retrait de certains amendements notamment. Dont l’article offrant le pouvoir au maire de se substituer au propriétaire pour accélérer une expulsion.

Délai de 48h en ligne de mire

Dès l’adoption, Natacha Bouchart a annoncé la nouvelle sur les réseaux sociaux. Le but était de lever toute ambiguité sur le délai de 48h d’usage après lequel l’intervention des forces de l’ordre serait impossible.

Aucun texte de loi n’existe mais ce délai, qui est une légende urbaine, est appliqué.

La situation est claire, pour l’occupation d’un logement, les forces de l’ordre peuvent intervenir « au titre du flagrant délit tout au long du matien dans les lieux, quelle que soit la durée de ce maintien », a précisé la commission.

Le projet de loi veut aussi clarifier et mettre sur le même plan « l’introduction illicite dans un logement et son maintien ».

« Dans les débats, j'ai voulu rappeler l'enjeu de l'intervention du maire dans le cadre de ses pouvoirs de police. » Natacha Bouchart proposait de donner plus de pouvoir au maire, le permettant ainsi de se susbstituer au propriétaire en cas de squat. La commission « n’a pas estimé opportun de confier au maire la compétence de défendre la propriété privée de ses administrés ». L’article 2 saute.

Le projet de loi initial visait également à élargir le cadre de la violation du domicile aux immeubles d’habitations au sens large, c’est-à-dire les lieux innocupés comme les usines désaffectées, Calais étant sujette aux squats pour la mise à l’abris des migrants.

Là encore, l’amendement a été retiré. « Nous irons à une sanction du conseil constitutionnel », a précisé lors des débats le rapporteur Jean-Pierre Vial. Néanmoins, le sujet a fait débat, rappelant les soucis de certains maires, face « à une délinquance grave », précisait dans l’examen de commission Alain Richard, sénateur du Val d’Oise.

Affichage médiatique

Pour d’autres sénateurs, le projet ne faisait pas mouche.

Pour l’écolo Esther Benbassa, elle craint que « ce texte ait uniquement pour objet de faciliter l’expulsion de migrants ayant trouver refuge dans les logements innocupés » alors que pour la sénatrice communiste Cécile Cukierman les raisons seraient « un affichage médiatique ». « À l'issue de la discussion, j'ai eu le plaisir de voir adoptée cette clarification de la loi par une large majorité, y compris à gauche : le texte voté par le Sénat rend désormais le flagrant délit de squat permanent, sans ambiguïté ! C'est une première victoire qu'il va falloir confirmer dans la suite de la discussion parlementaire. » En clair, le projet a été adopté. Le projet n’est pas (ou plus) la mise en place d’une nouvelle procédure d’expulsion des squats « dérogatoire au droit commun », précisait la commission, mais un projet renforçant la violation de domicile. Le parcours de ce projet de loi jusqu’à l’éventuel vote par l’assemblée est encore long, et probablement sinueux. Reste à voir si Natacha Bouchart peut convaincre les députés de droite, comme ceux de gauche.

« L’UMP préfère voir des humains mourir dans la rue »

Présenté au départ comme un projet de loi anti squat, le projet de Natacha Bouchart a provoqué de vives réactions. Le projet de base, a depuis été revisité.

Le DAL (droit au logement) n’a pas pris de gants pour donner sa lecture et son analyse de la proposition de loi du maire de Calais. « Tandis que le froid s’installe, des familles avec enfants sont à la rue, des femmes, des handicapés, des jeunes, des chômeurs et même des salariés. Des bidonvilles sont érigés. Mais l’UMP préfère voir des humains mourir dans la rue, ou vivre dans la grande misère, alors que nos villes regorgent de logements vides. », lâche le DAL dans un communiqué, la semaine dernière.

Et d’ajouter : « Ce serait meurtrier de mettre en place l’expulsion administrative à l’encontre des squatteurs, dans un tel contexte. L’Abbé Pierre s’est battu à leurs côtés jusqu’à sa mort, et de nombreuses personnalités les ont soutenus. »

Concernant l’occupation d’un domicile privé, le DAL enfonce le clou et rappelle « l’arsenal législatif » déjà existant : « une plainte au commissariat et une décision du préfet suffisent à expulser l’occupant sans jugement » et qu’« il s’agit d’un délit continu, c’est-à-dire qu’une personne qui rentre chez elle après plusieurs mois d’absence et y trouve un occupant, peut activer cette procédure ».

Une grogne franche contre l’idée d’une loi anti-squat ciblant les lieux vacants ou abandonnées pour rappeler que « la France plongée dans une crise du logement sans précédent depuis 60 ans, compte 2,4 millions de logements vacants, des millions de m2 de bureaux et de locaux vacants. »

Source :
http://www.nordlittoral.fr/faits-divers/les-senateurs-adoptent-le-projet-de-loi-anti-squat-ia0b0n164526

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:34
Marseille - Triangle jaune pour les S.D.F

Transmis par Stan, le 3 décembre 2014

Plusieurs militants associatifs, rassemblés ce mercredi devant la mairie, s'élèvent contre une carte destinée aux SDF qui porte un grand triangle jaune.

Une centaine de personnes, issues pour la plupart du monde associatif, se sont rassemblées mercredi 3 décembre devant l'hôtel de ville de Marseille pour protester contre une "carte de secours" comportant un triangle jaune et destinée aux sans-abris de la ville.

Sur ce badge - qui porte sur son recto un grand triangle jaune et qui est censé être portée de manière visible - doivent être inscrits le nom, le prénom et le numéro de sécurité sociale de la personne qui le porte, ainsi que ses maladies chroniques, selon le collectif "Le jugement dernier", à l'origine de la manifestation.

Il y a un problème de confidentialité, de stigmatisation, cela va à l'encontre de tout le travail de rue que l'on fait", a dénoncé Raymond Negren, responsable de la mission de rue de Médecins du Monde à Marseille.

"L'exercice de la médecine, même dans la rue, respecte l'éthique et le secret médical est dû aux SDF comme aux autres", a renchéri Pierre-François Pernet, un médecin qui travaille avec l'association.

"Attention danger !"

A quoi sert cette carte ? A montrer du doigt qu'on est SDF ?", s'est de son côté interrogé Eddy, un sans-abri qui dit vivre dans la rue depuis 14 ans.

"Dans le regard des autres, je vois que les gens ont peur. Avec ça, les gens vont reculer. Si ça peut servir, tant mieux, mais je n'ai pas envie qu'on nous montre du doigt", a-t-il ajouté.

Parmi les manifestants, un membre d'Emmaüs portait un panneau présentant tous les signes distinctifs imposés dans l'Allemagne nazie à différentes catégories de population, et les comparant au triangle jaune de cette carte santé avec une mise en garde : "Attention danger !".

Mardi, Xavier Mery, adjoint au maire de Marseille délégué à l'intégration et à la lutte contre l'exclusion s'était dit "scandalisé par les polémiques absurdes autour de la carte de secours distribuée par le Samu Social".

"Cette carte, qui n'a pas vocation à être visible de tous, permet avant tout aux pompiers et au personnel soignant de recueillir des données essentielles afin d'identifier, d'aider efficacement et souvent de sauver la vie de ces personnes dépourvues de tout lien social", avait assuré Xavier Mery, affirmant en outre qu'elle ne contenait "aucune information médicale destinée à rester confidentielle autre que le groupe sanguin du porteur".

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20141203.OBS6797/triangles-jaunes-a-marseille-avec-ca-les-gens-vont-reculer.html

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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 14:21
LaSeyne - Une nouvelle DAL posée dans le Var

Le 6 décembre 2014

Jean-Baptiste Eyraud, actif défenseur des mal logés et co-fondateur de l’association Droit au logement, était cette semaine à La Seyne pour la création d’une représentation DAL dans le Var.

Il a suivi depuis Paris les événements d’octobre qui ont secoué le parc HLM seynois. Il a relayé au niveau national le drame qui s’y jouait. Le DAL, l’association droit au logement, était ainsi, et malgré la distance, mobilisé aux côtés du collectif anti-expulsion animé par Céline Ivaldi. C’est tout naturellement qu’après avoir sollicité, en pleine bataille contre les expulsions, l’aide de cet organisme riche de 24 années d’expérience pour la défense des mal logés, que le collectif invitait Jean-Baptiste Eyraud, co-fondateur du mouvement. C’est ainsi qu’avec son soutien était créé jeudi 4 décembre dans les locaux de l’amicale des locataires du Messidor, à Berthe, le comité local DAL.

Une structure qui selon Céline Ivaldi aura « davantage de poids pour infléchir une véritable politique du logement ». A La Seyne mais pas seulement car la structure est vouée à s’élargir. « Le problème du logement n’est pas spécifique à la ville, il touche l’ensemble des communes, des locataires du parc social comme du privé », relève la responsable.

400 famille potentiellement expulsable

En effet, Jean-Baptiste Eyraud rend compte d’un contexte général qui va en se dégradant : « Ici et ailleurs les loyers ont augmenté, alors même qu’on traverse une crise de l’emploi, une paupérisation rapide des classes populaires... Arrive un moment où il faut arbitrer ses dépenses, choisir entre manger, se chauffer s’habiller et payer son loyer... » Et si la situation est critique partout en France, le représentant national du DAL constate malheureusement que la Côte d’Azur connaît sur ce secteur une crise plus importante. D’autant qu’on le sait, nombre de communes ne respectent pas le quota de logement social obligatoire... mais non imposé par la préfecture.

La création du comité est donc une continuité logique du collectif. Depuis octobre il poursuit ses actions au sein du parc social où près de 400 familles sont potentiellement expulsables et 1200 rencontrent de grosses difficultés à honorer leur loyer.

« Et dans le privé, il y a des propriétaires qui s’apprêtent aussi à expulser », dénonce Céline Ivaldi. Et ceci en dépit de la trêve. Jean-Baptiste Eyraud avertit ces bailleurs indélicats qu’ils s’exposent à des poursuites pouvant les mener en correctionnelle. C’est aussi à ça que pourra servir le DAL : fournir des outils pour « mobiliser et encourager les locataires à agir ensemble, à lever la tête et à se défendre ». Il lance dès lors un appel aux jeunes juristes souhaitant se mobiliser sur des causes très concrètes, à des personnes aussi dévouées qui pourraient tenir des permanences, accompagner les mal logés, organiser des actions... Bref un appel à constituer une force, un groupe pour avancer sur la question du logement à La Seyne et dans le Var.

Source :
http://www.lamarseillaise.fr/marseille/social/33860-le-comite-local-droit-au-logement-est-ne-et-entend-elargir-sa-zone-d-actions

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 23:55
Expulsée à 98 ans

Transmis par Marie le 29 octobre 2014

Une Niçoise de 98 ans et sa fille expulsées de chez elles

L’arrêté signé par le préfet a été exécuté ce mardi matin. La Niçoise âgée de 98 ans se retrouve à l’hôpital, dans l’attente d’une place en maison de retraite, et sa fille est, elle, à la rue

C'est l'épilogue d'un combat mené depuis plusieurs mois : une dame grabataire, âgée de 98 ans, et sa fille, retraitée, ont été expulsées ce mardi matin. L'arrêté du préfet accordant le concours de la force publique et permettant de déloger les deux femmes était exécutable depuis le 25 août dernier.

Une ambulance, des médecins et un déploiement de policiers avaient été mobilisés dès 8 heures dans l'avenue Sainte-Claire à Cimiez. La dame âgée a été conduite à l'hôpital Saint-Roch tandis que sa fille a été expulsée et laissée dans la rue avec quelques sacs entassés dans une voiture.

« Je ne sais pas quoi faire… Je vais aller voir ma mère, je ne peux pas la laisser seule à l'hôpital ! », s'est exclamée Linda Carletti. Choquée, impuissante, elle a dénoncé le comportement des forces de l'ordre : « C'est un scandale, c'est ignoble ! Il y a eu des policiers en tenue, en civil et en nombre alors que nous ne sommes que deux femmes ».

Les deux avocates qui défendent les deux femmes, Mes Pascale David-Bodin et Houde Zgaren n'en revenaient pas non plus : « On a subi des tentatives d'intimidation à l'initiative de la police. Mais nous sommes surtout très inquiètes pour cette dame âgée de 98 ans et sa fille qui sont séparées, la seconde se retrouvant à la rue ».

Deux référés liberté engagés successivement par les deux défenseurs n'ont pas permis de suspendre la procédure d'expulsion. Me David-Bodin, scandalisée par le traitement réservé aux deux femmes, s'interrogeait sur place : « Je ne comprends pas pourquoi on n'a pas pu attribuer un logement social, il y a déjà six mois, éviter ainsi l'expulsion ».

En quête d'un logement social

Devant le tribunal administratif, la préfecture avait pointé « le manque d'engagement » de Linda Carletti dans les procédures qui auraient permis de trouver une issue différente. Linda Carletti avait expliqué que les frais médicaux indispensables à sa mère et les aliments absorbaient intégralement leurs modestes retraites.

D'ailleurs, le 10 octobre dernier, la commission de surendettement avait établi que leur dossier, le second déposé, était recevable. À l'origine, les deux femmes n'étaient pas dans le besoin, mais étaient dépendantes des intérêts perçus grâce à un prêt conséquent accordé à un unique débiteur.

C'est sa défaillance qui les a privées des ressources indispensables pour honorer leur loyer. Et depuis trois ans, les deux femmes sont dans une impasse, tout comme leurs propriétaires.

Elles ne peuvent plus compter que sur la justice, une action au civil a été entamée, afin de récupérer leur créance. Mais en attendant, ces deux Niçoises se retrouvent séparées et la plus jeune est à la rue.

Ce mardi, les amis des deux femmes ont tenté d'agir auprès des élus, dans l'espoir d'aboutir à une solution de relogement permettant de réunir à nouveau la mère et la fille.

Source :
http://www.nicematin.com/nice/une-nicoise-de-98-ans-et-sa-fille-expulsees-de-chez-elles.1962952.html

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 23:34
440.000 enfants pauvres de plus en France depuis 2008

Le 29 octobre 2014

440.000 enfants pauvres de plus en France depuis 2008.
C'est ce qu'estime l'Unicef, qui a comparé les taux de pauvreté des enfants en 2008 et 2012 dans les 41 pays les plus prospères de la planète.

La crise économique mondiale a eu un douloureux impact sur le bien-être des enfants, dont la pauvreté a fortement augmenté dans plus de la moitié des pays riches, dont la France, avec comme risque un ralentissement de la croissance démographique, alerte mardi 28 octobre l'Unicef.

Un rapport du centre de recherche du Fonds des Nations unies pour l'enfance a comparé les taux de pauvreté des enfants en 2008 et 2012 dans les 41 pays les plus prospères de la planète. Il en ressort qu'en quatre ans, dans 23 de ces pays, la pauvreté monétaire des enfants a augmenté du fait de la crise.

Les pays du sud de l'Europe (Espagne, Grèce, Italie), la Croatie, les pays baltes et trois autres États fortement touchés par la récession (Irlande, Islande et Luxembourg) ont connu la plus forte augmentation de la pauvreté des enfants sur la période.

En matière d'évolution de la pauvreté, la France se situe au 30e rang sur 41, avec un taux de pauvreté en hausse de 15,6% à 18,6%, ce qui correspond à "une augmentation nette d'environ 440.000 enfants pauvres".

La Grèce parmi les pays les plus touchés

Le rapport souligne aussi que dans certains pays, dont la France, "la capacité des gouvernements à réduire la pauvreté des enfants s'est affaiblie".

Au total, le nombre d'enfants ayant sombré dans la pauvreté pendant la crise dépasse de 2,6 millions le nombre d'enfants qui en sont sortis depuis 2008 (6,6 millions, contre 4 millions), indique l'Unicef. Et quelque 76,5 millions d'enfants vivent dans la pauvreté dans les 41 pays les plus riches.

Cette hausse du taux de pauvreté s'explique par "une détérioration constante de la situation des familles, principalement du fait des pertes d'emplois" ou des coupes opérées dans les services publics.

La Grèce fait partie des pays les plus touchés par ce phénomène, pointe le rapport : la proportion d'enfants pauvres et gravement défavorisés y a ainsi triplé entre 2008 et 2012.

Ni viande, ni poisson

Depuis 2008, le pourcentage de ménages avec enfants n'ayant pas les moyens d'acheter de la viande, du poulet ou du poisson tous les deux jours a plus que doublé en Estonie, en Grèce et en Italie, relève aussi l'Unicef.

A l'inverse, dans 18 pays, les familles et les gouvernements ont trouvé les moyens de gérer la crise et ont vu le taux de pauvreté des enfants diminuer, selon le rapport. C'est le cas du Chili, de la Finlande, de la Norvège, de la Pologne et de la République slovaque.

L'Unicef y voit la preuve que des solutions existent bel et bien pour réduire cette pauvreté, à condition que les Etats les mettent en oeuvre.

La crise a aussi touché les jeunes très durement. L'Unicef souligne que le taux d'adolescents de 15 à 24 ans qui ne suivent pas d'études ou de formations et ne travaillent pas a augmenté d'environ 30% en Croatie, Chypre, Grèce, Italie et Roumanie. En France, ce taux s'élève à 11,2%.

Les jeunes également touchés

Dans l'Union européenne, 7,5 millions de jeunes - quasiment l'équivalent de la population suisse - ne travaillaient pas et ne suivaient ni études ni formation en 2013, soit près d'un million de plus qu'en 2008, précise le rapport.

"L'absence de riposte audacieuse" des Etats "pourrait avoir des conséquences négatives à long terme pour les sociétés", conclut l'agence de l'ONU, qui cite par exemple un ralentissement possible de la croissance démographique avec de jeunes adultes repoussant la constitution d'une famille en raison des conditions économiques.

L'Unicef incite les Etats à prendre des mesures pour éradiquer la pauvreté des enfants dans les pays développés: "les gouvernements doivent investir pour éliminer la pauvreté extrême".

L'organisation préconise aussi de "garantir des mesures préventives en faveur des enfants qui sont exposés à des risques accrus en raison de facteurs multiples", comme les ménages migrants ou les familles monoparentales.

Source :
http://tempsreel.nouvelobs.com/social/20141029.OBS3453/440-000-enfants-pauvres-de-plus-en-france-depuis-2008.html

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16 novembre 2014 7 16 /11 /novembre /2014 23:29
Etats-Unis - Donner à manger aux S.D.F est passible de prison

Le 7 novembre 2014

Un Américain de 90 ans va continuer à aider les sans-abris, malgré la loi.

Un militant de 90 ans, arrêté pour avoir donné à manger à des sans-abris dans une ville américaine qui l'interdit, a promis de continuer à le faire même s'il risque la prison, les autorités ayant averti qu'elles feront respecter la loi.

"Je suis difficilement intimidable", a prévenu Arnold Abbott sur la chaîne NBC. Le nonagénaire dirige une organisation au sein de laquelle depuis deux décennies il donne à manger aux sans-abris de Fort Lauderdale, en Floride (sud-est des Etats-Unis).

Mais vendredi dernier, une ordonnance est entrée en vigueur dans cette station balnéaire qui interdit de distribuer de la nourriture aux pauvres en extérieur, dans le cadre d'une campagne lancée par les autorités locales qui disent vouloir garantir la santé publique et la sécurité.

"On ne peut simplement pas cacher les sans-abris sous le tapis (...) Il y a 10.000 sans-abris dans le comté de Broward, la majeure partie d'entre eux sont à Fort Lauderdale, et il n'existe pas de tapis suffisamment grand pour tous les cacher", a insisté Arnold Abbott à la télévision.

Cet ancien combattant, connu sous le surnom de "Chef Arnold", avait été brièvement arrêté mercredi après-midi, pour la deuxième fois en moins d'une semaine, pour avoir donné à manger à des mendiants dans un parc de Fort Lauderdale.

Dimanche, il avait déjà été arrêté en même temps que deux pasteurs chrétiens. Ils risquent jusqu'à deux mois de prison et 500 dollars d'amende.

"L'objectif de l'ordonnance n'est pas d'éviter que l'on donne à manger aux sans-abris mais bien d'équilibrer les besoins de toute la population de la ville", a affirmé la police de Fort Lauderdale dans un communiqué, précisant qu'il existe des endroits spécialement réservés pour le travail humanitaire.

Les autorités veulent sortir des rues les sans-abris pour les mettre dans des endroits "où ils peuvent améliorer leur situation", a expliqué pour sa part le maire de Fort Lauderdale, Jack Seiler, assurant que sa ville ne "manquait pas de compassion".

En attendant, Arnorld Abbott a menacé d'aller jusqu'en justice, comme en 1999 lorsqu'il avait gagné face à la ville de Fort Lauderdale qui avait une première fois tenté d'interdire la distribution de nourriture aux sans-abris.

Depuis janvier 2013, 21 villes américaines ont restreint les possibilités de donner à manger aux sans-abris, selon la Coalition nationale pour les sans-abris.

Source :
http://www.rtl.be/info/monde/international/1139664/un-americain-de-90-ans-va-continuer-a-aider-les-sans-abris-malgre-la-loi

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